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BAIE DE JAMES-TOWN

Sugar-Loaf, passant devant la baie de Flagslaff, comprise entre Baie de Fiagstacr. ces deux pointes, et qui présente partout une côte inabordable, escarpée et très-élevée.

La côte est saine partout, et les falaises s'élèvent à pic. On rangera, à 384 ou 476 mètres de distance, la pointe Sugar*Loaf, pointe où Ton remarque un télégraphe.

On devra, dans cette partie, avoir une voilure maniable el; être prêt à manœuvrer pour les rafales, qui, souvent, tombent des hautes terres avec assez de violence pour pouvoir démâter ou compromettre un navire qui se laisserait surprendre. U y a « encore un autre inconvénient près de la côte, c*est celui des folles brises que Ton ressent sous ces hautes terres.

Un peu au delà de la pointe Sugar-Loaf, dont le pied est Pointe Banks défendu par un fort, on verra la pointe Banks, signalée par une batterie, à l'entrée d'une vallée de ce nom; puis, à 1 mille de la pointe Sugar-Loaf, la baie sablonneuse de Rupert, ter- BaiedeRupert. minée dans le S. 0. par la pointe rocheuse de Munden, qui est elle-même la pointe N. £. de la baie de James-Town. Cette partie de la côte est couverte de fortifications comme, au reste, toute la côte de File de Sainte-Hélène, qui, déjà très-fortifiée par la nature même, est, en quelque sorte, devenue le Gibraltar de rOcéan, grâce aux travaux qu'on y a exécutés.

La pointe Munden est rocheuse à son pied et présente des falaises élevées ; son sommet est formé par la montagne de Rupert, sur laquelle est un fort. Cette hauteur domine dans le N. E. le mouillage de James-Town,

De la pointe Sugar-Loaf, il faudra ranger de près la côte, qui est saine partout; seulement on devra s'écarter un peu de la pointe Munden avant d'arriver sur son méridien.

11 existe, en effet, un peu dans l'E. de cette pointe, une roche couverte qui ne marque pas, et aux environs de laquelle on trouve 14 mètres d'eau. Elle est de la pointe Munden à la distance de 64 ou de 63 mètres. Deux navires s'y sont échoués et ont failli s'y perdre. On doit donc, en se rendant au mouillage, ne pas serrer de trop près la pointe Munden, dès qu'on s'approche de son méridien.

La baie de James-Town est fort petite, et n'a que^io demille d'ouverture entre la pointe Munden et la pointe Ladder, qui

Pointe Munden.

Roche de la pointe Munden.

Baie de James- Town.

SAINTE-HÉLÈNE

Pointe et baie Lemon.

en reste au S. Sô^" O. On ne mouille pas dans la baie même ; les fonds y varient de 11 mètres à 3*" 6» qu'on trouve près de la plage. Hais on jette l'ancre par 36 mètres, fond de sable et de gravier, sur le plateau qui s'étend en face, relevant le fort de la pointe Mnnden, au S. 70» E., le fort Ladder sur la pointe de ce nom, au S. 14^ E.; ou bien encore dans les environs de ce mouillage, car il y a partout possibilité de mouiller sur cette partie de la côte, depuis la pointe Sugar^Loaf jusqu'à la pointe et la baie de Lemon, qui en est écartée de 3 milles Vio-

Le plateau sur lequel on mouille devant James-Town, a, dans rO. de la pointe Munden, une étendue de 1 mille ^/iq. Dans le N. 0. de cette pointe, il s'étend à 1 mille; dans le N., à 1 mille Va* Depuis les fonds de 13 mètres, qu'on trouve à ^/lo de mille du fond de la baiede James-Town, les sondes augmentent assez graduellement jusqu'à celles de 66 ou de 65 mètres. Mais, peu au delà, dies augmentent très-rapidement ; et à la limite du plateau, on trouve celles de 180 mètres.

Il n'y a aucune difficulté pour venir prendre le mouillage devant la baie de James-Town, et l'on est contrarié seulement par les folles brises, les rafales et les calmes. On peut y venir en toute confiance de nuit comme de jour.

James-Town, bâtie, comme nous l'avons dit, dans la vallée de ce nom , est aujourd'hui assez considérable. La plupart des maisons sont construites en bois, elle n'offre absolument rien de remarquable.

L'eau est amenée à la ville, du haut de la vallée, par des tuyaux qui la conduisent à la jetée, sur laquelle se trouvent deux grues. Elle est abondante, d'excellente qualité, et les navires peuvent la faire très-facilement.

On faisait autrefois à l'observatoire de James-Town des Long. 0.8° 2' 54''! siguaux, au moyen desquels les navires pouvaient régler leurs montres marines. Ces signaux se font aujourd'hui à la direction du port.

Voici ces signaux : une boule blanche est hissée à mi-mât 5 minutes avant midi ; à midi moins 2 minutes, elle est hissée au sommet du mât.

A midi, temps moyen de Sainte-Hélène, la boide est amenée quand part le coup de canon tiré à High-Knoil.

Jnmes-Town.

Aiguade.

Observatoire.

Lnt. S. 15° 55' 0"

POINTJ^ GaOWN. 223

Le même signal est répété à i heure, temps moyen de Greenwîch, pour les navires sur la rade.

Lorsqu'un navire arrive après 1 heure de l'après-midi et qu'il ne doit pas séjourner 24 heures sur la rade, s'il veut régler ses montres marines^ il hissera en tête de son grand mât son blue-peter, si c'est un navire anglais ; et à l'heure qui suivra le signal fait par lui, le signal indiqué ci-dessus sera de nouveau répété par la direction du port. Les navires étrangers hisseront leur pavillon national au grand mât, lorsqu'ils voudront dans le même cas obtenir l'heure^ temps moyen de Greenwich. S'il y avait quelque incertitude dans les signaux, le navire qui désirerait faire répéter le signal, amènera le pavillon du grand mât, et le rehissera en observant la boule à mi-mât. La boule sera ensuite amenée au quart d'heure suivant de la dernière heure.

Les navires qui ne sont pas en vue de l'endroit oit se fait le signal, devront veiller celui qui est répété à la montagne Ladder.

Nous ne décrirons pas la côte de l'île de Sainte-Hélène dans tout son contour, ni les baies nombreuses qui s'y trouvent, et qui ne sont point fréquentées ; nous les citerons cependant.

A la c^te Nord, on trouve, dans l'O» 25° S. de la pointe ««iedeLemon Ladder, la baie de Lemon, où il y a un bon mouillage. Elle est écartée de 1 mille environ de la pointe Ladder, et comprise entre la pointe Goat-Pound au N. £. et la pointe Lemon au S. O.

A la côte Sud, on rencontre la baieSandy et la baie Potatoe, très-voisines l'une de l'autre. La baie Powel, celle de Deep- Valley. Eufln, dansTO. de la pointe Gill, la baie de Stone-Top.

Sandy-Bay, à la distance de 2 milles dans TE. 25° N. de la sandy.B«y. poiute Gâstle-Bock, est un petit enfoncement, au fond duquel existe une plage sablonneuse, située au fond de la vallée du même nom, qui est dominée à TO. par la montagne de Lot, et à l'E. par la montagne White (Blanche). Une rivière coule au fond de cette vallée, et se jette dans la baie. Celle-ci n'a que Vio de mille d'ouverture entre sa pointe Sud, la pointe Horse's- PointeHersev Head,et sa pointe Nord, la pointe Grown. Ces deux pointes sont formées de falaises rocheuses, et dominées par de hautes

Head.

Pointe Growa,.

SAIiNTE-HÉLÈiXE.

terres. On trouve 18 mètres de fond à l'entrée de la baie, et la sonde diminue rapidement jusqu'à 5"* 4, qu'on trouve près de la plage sablonneuse, qui décrit un arc de cercle régulier. iioi de sandy-Bay. Qn pcut mouillcr dcvant cette baie par des fonds de 25 mètres, entre la pointe Horse's-Head et l'îlot de Sandy-Bay, gros rocher apparent et très-accore qui se trouve à V4 ^^ n^il'® tie la pointe. A ce mouillage, on n'est nullement abrité de la boule et du vent de S. E. La baie est ouverte à l'E., et ne peut convenir qu'à de très-petits navires. Plusieurs batteries défendent cette baie ; deux sont élevées sur les pointes qui la comprennent. Les autres baies dont nous avons parlé, présentent aussi une petite plage sablonneuse devant l'embouchure des rivières qui s'y jettent ; on y trouve un grand fond, et elles n'offrent aucun abri.

Baie Drygut. Sur la côtc Est, OH trouvc la baie Drygut, simple enfoncement

de la côte compris entre la pointe Gill et la pointe King-and- Queen ; ce n'est même pas une baie à proprement parler. On peut y mouiller par 36 mètres, fond de sable noir. C'est un mouillage en pleine côte et sans abri. ' Frosperous-Bay EuBu, cutrc la poiutc Bam ct la pointe King-and-Queen, on trouve Prosperous-Bay, à la distance de Vio de mille, et au N. de la dernière. C'est un enfoncement circulaire, au fond duquel vient se jeter la rivière qui arrose la vallée de Beat et celle de Fishers ; on trouve 7 mètres dans celle baie, qui n'a que Vt de mille de largeur. On peut également mouiller par 22 mètres, à l'ouvert de la baie Prospérons, relevant la pointe

pai«teBay g^p^ ^^ j^ 12*» 0., ct la poinlc Bay au S. 51<»E. On sera à ce mouillage un peu abrité de la mer et du vent par cette dernière pointe.

En général, dans renfoncement que présente la côte entre la pointe Barn et la pointe Bay, on pourra mouiller par des fonds variables de 18 à 36 mètres. Mais on devra, dans ce parage, bien veiller pour le banc de Barn, dont nous avons parlé précédemment.

Autour de l'île de Sainte-Hélène, on trouve un grand nombre d'îlots détachés et apparents; ce sont : sur la côte Nord, le iwt Long-Ledge. Loug-Lcdgc, îlot Tocheux, bas et très-rapproché de la terre, situé à */2 mille dans FO. 10® S. de la baie de Lemon.

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