‹ Manuel de la navigation à la côte occidentale d'AfriqueChapitre 72 sur 143 · BANC DANGEREUX DE SPEERY · texte numérisé non relu

BANC DANGEREUX DE SPEERY

Un peu plus loin, on voit l*îIot du Lion, qui touche presque à la côte et se trouve à ^/lo de mille de la pointe Horse- Pasture, pointe N. 0. de rîle de Sainte-Hélène.

Entre la pointe Hor^e-Pasture et la pointe West, on trouve rUot Lighter, assez élevé; ceux de Ladies-Chair, au S. de la pointe Bennet, qui termine au N. une petite anse; le gros îlot triangulaire et fort élevé, nommé Egg, aux environs duquel on peut mouiller par des fonds de 38 mètres ; au S. 0. de cet îlot, celui nommé Ilot Peaked, également fort élevé et se terminant en pointe.

On peut mouiller entre Tîlot Egg et la côte, dans l'anse où se jette la rivière qui arrose la vallée Old-Woman.

Enfin, à 7io de mille de la pointe West, on trouve les Ilots Thompson, à l'entrée de la petite anse de ce nom. Le plus au large de tous ces îlots est au plus à Vio de mille de la côte.

Dans le S. 28^ E. de la pointe West, à Vio de mille, se trouve l'îlot Bird; il est très-rapproché de la côte.

Auprès de la pointe Castle-Rock, on trouve dans leN. 0., et presque confondus avec la côte, les deux îlots Black-Rock et les rochers Needle et Fiat.

Dansl'O. 15** S. de cette pointe, à la distance de Vio de mille, on voit le gros îlot de Speery, ayant une forme triangulaire; il est élevé et accore. Plusieurs autres rochers apparents sont dans ses environs, ce sont les rochers Sait, Robert et Jar. Celui-ci est dans TE. de la pointe Castle-Rock.

Tous les îlots rocheux ou les rochers dont nous venons de parler, sont apparents et peu à craindre, d'autant qu'ils sont près de la côte. Mais il existe à 1 mille Vio de la pointe Castle- Rock, un banc de roche dangereux, sur lequel il reste 7°" 2 et 5" 5 d'eau.

Ce banc a 384 mètres de tour à peu près, et l'on y trouve des fonds de 20 et de 30 mètres, sauf sur les sommets que nous venons d'indiquer. On trouve toujours sur ce banc une trèsgrosse houle, mais il ne brise pas de tout temps.

A 1 mille environ dans l'O. 11° N. du banc de Speery, il y a un autre pâté de roches, sur le sommet desquelles on trouve 18 mètres d'eau. Entre le banc de Speery et l'îlot Speery, on trouve des fonds variables de 44 à 65 mètres, sable noir et quel-

Pointe Horse-Pasture.

Ilots Lighter, La dies-Cliair, Egg, Peaked, Thompson, etc.

Ilot Bird.

Ilots Black-Rock rochers Needle et Fiat.

Ilots Speery, Sait, Robert et Jar.

Banc dangereni du Speery.

SAINTE-HÉLÈNE

Pointe Long-Ran-

IlotsFrightus.Lot's- Wife, Sandy-Bay, etc.

Ile Georges et tlot Shore.

Plateau des sondes.

Ras de marée.

Banc d'Antonio-

Viana.

Lat. S. 17« 37' 0"

Long. E. 6*25' 0"

quefois roche. Le banc de Speery reste de la pointe Castle- Rock, au S. 20° 30' 0., daasraligaementde cette poiate par l'tlot Robert, petit ilôt très-rapprocbé d'elle. Le banc de Speery est à peu près à la limite extérieure du plateau des soudes.

Pour éviter ce banc, lorsqu'on vient du fe. E* ou de TE. et qu'on se dirige vers la côte Ouest de l'île de Sainte-Hélène, il faudra tenir la pointe Long-Range ouverte à gaucbe de la pointe Gill, pointe S. £. de l'île, jusqu'à ce que l'on mette l'une par l'autre la pointe N. O. de l'îlot Black-Rock, le plus au M., et la pointe Ouest de l'îlot Speery. On pourra faire route alors sur la pointe West de l'île de Sainte-Hélène.

La pointe Long-Range est une pointe saillante qui sépare la baie de Deep-Valley de celle de Powel ; elle est à 4 milles V«o de la pointe Gastle-Rock, et dans l'E. 16° 0. de cette pointe.

Sur la côte Sud de l'île de Sainte-Hélène, on trouve les ilôts Frightus, Lot's-Wife, Sandy-Bay à l'ouvert de la baie de ce nom; les deux rochers Buoys, peu élevés et dont le plus au large éloigné de ^/lo de mille est en face de la pointe Pov^ell; Rough-Rock, très-rapproché de la côte, enfin, près de la- pointe Gill, Tîle Georges et l'îlot Shore.

Le plateau des sondes suit à peu près dans sa limite la forme de l'île de Sainte-Hélène. Sa largeur varie de 2 milles à Vs mille, depuis la pointe Nord de l'Ile, celle de Sugar-LoaG jusqu'à la pointe Ouest de l'île, la pointe West. On peut mouiller partout à distance convenable de la côte, sur des fonds variables de 25 à 36 mètres. Sur toutes les autres parties de l'île, on trouvera de grands fonds jusqu'à la terre, mais le mouillage est cependant toujours possible. Depuis la limite du plateau, où l'on trouve des fonds de 180 mètres, les sondes diminuent assez graduellement, quoique très-rapidement, surtout depuis les fonds de 56 mètres.

On ressent à Sainte-Hélène, comme à l'Ascension, des ras de marée. Ge phénomène se produit à peu près simultanément dans les deux îles. Les navires n'ont rien à en craindre au mouillage de James-Bay ; seulement, les communications avec la terre sont alors souvent impossibles.

On n'a, sut le banc d'Antonio Gasado de Viana, d'autres détails que ceux-ci. Il se trouve entre les parallèles de tT^ et de IS""

BANC D\\NTONïO-VlANA. 227

de latitude S., à 70 ou 80 lieues du cap Negro. SuivantPimentel, c'est un rocher entouré de brisants très-dangereux, parce qu'il se trouve sur la route des navires qui se rendent du Brésil au Bengnela et à l'Angola. Une des roches qui le forment, paraît au niveau de l'eau ; cette roche est très-accore, et l'on ne peut la reconnaître, même de jour, que de fort près, à cause de l'écume que produit la mer en se brisant sur elle ; mais on peut la nuit entendre le bruit des brisants à une grande distance, et être ainsi averti de son approche.

Nous doutons de l'existence du banc et aussi des renseignements que donne Pimentel à son sujet.

Voici diverses positions assignées à ce banc. Sur la carte Positioas diterses de 1784 de Desgrais, il est placé par lô'^ 48' de latitude S. et ytau!" 3° ôO' de longitude E.; sur une autre carte manuscrite du dépôt de la marine, sans nom d'auteur, par 15<» 33' de latitude S. et 5° de longitude E.; enfin, sur une, carte anglaise de l'océan Atlantique, par 18o 18' de latitude S. et 5<> 40' de longitude E. Nous avons adopté la position que lui assigne le routier de 1805, n'ayant pu nous procurer sur ce banc, dont l'existence est problématique, de renseignements plus récents.

Nous avons donné, dans le premier volume de cet ouvrage, les routes à faire pour se rendre d'Europe à l'Ascension et à Sainte-Hélène; celles pour se rendre de ces îles à la côte d'Afrique et réciproquement. Nous n'y reviendrons pas ici, et nous renverrons pour ce sujet au chapitre II, tome I«'^ du Manuel.

LA CIMBÉBASIË. 229

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