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CHAPITRE XX

LA CIMBÉBASIË ET LA HOTTENTOTIE *.

La Cimbébasie a pour limite au N* Great-Fish-Bay, et, d'après <id*autres auteurs, la rivière Bambaruga. Sa limite Sud est le cap Cross, situé un peu au N. du parallèle de 22» de latitude S.

Au cap Cross commence la Hottentotie, dont la limite Sud «st le fleuve d'Orange, située par 28° 38' de latitude S.

CIMBÉBASIË.

La Cimbébasie est un sol aride, inculte, presque entièrement ^sablonneux, et n'offrant pour toute trace de végétation que les plantes grasses et les rares buissons épineux qui croissent dans les sables.

Son rivage, dans sa plus grande étendue, est formé d'une plage sablonneuse, couronnée par des dunes mobiles et changeantes, dont la surface s'est durcie par l'efTet alternatif de^ rosées et de la chaleur du soleil. Çà et là, on rencontre quelques falaises rugueuses, formées de coquilles calcinées qui se sont solidifiées en s'emparant du sable dans lequel elles sont in- <;rustées, au moyen d'une argile pétrifiée.

Cette côte déserte, reproduction de celle du Ssahhra, n'est devenue intéressante que par la pêche des cétacés et la recherche du guano, qui recouvre quelques parties de son rivage ou plutôt

< Nous empruntons la plus grande partie de ce chapitre aux instructions ^es capitaines Saisset, Gécille, Troude, Michel et Morell. Nous y avons joint quelques renseicpaements puisés dans des manuscrits et des rapports que posr sèdent Jes archives du Dépôt de la marine et dans le Nautical Magaxinç,

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les ilôts en petit nombre qui l'avoisinent. Cest surtout sur la côte de la Hottentotie qu'on trouve ce dernier produit, qui peut servir d'engrais, et qui, on le sait, n'est autre chose que la fiente des oiseaux de mer, accumulée dans un long laps de temps. L'intérieur de la Gimbébasie est à peu près inconnu, il est probable cependant que, comme dans le Ssahbra, il y existe quelques oasis.

Cette partie de la côte d'Afrique est Tune des moins fréquentées et l'une des moins étudiées. Aucun intérêt, en effet, n'y attire les navires.

Nous avons dans le chapitre dernier décrit Great-Fish-Bay (la baie du Grand-Poisson) et la rivière Nourse.

Du cap Ruy-Pirez, pointe Sud d'embouchure de la rivière Nourse, la côte court au S. 4<' ou &^ E. l'espace de 48 milles, puis au S. 22<> £., sur une étendue de 16 milles jusqu'au cap Frio.

Entre le cap Ruy-Pirez et le cap Frio, la côte est élevée, et l'on voit une suite de dunes sablonneuses courant sur une ligne parallèle au rivage. Celui-ci est sain, formé de sable trèsblanc, et c'est par ce motif que les Portugais ont donné à cette Terra-Das-NeveB. partie dc la côtc Ic uom dc Tcrra-das-Ncvcs (terre des Neiges), Elle ne présente pas de dangers, et Ton y trouve, en général, des fonds variables, mais pas au-dessous de 22 mètres, à la distance de 3 milles du rivage, lorsqu'on la prolonge à cette distance.

Remarques généra- Lcs vcnts cutrc Ic cop Ncgro ct Ic cap Frio sont en général lîon'"^treTe'crp très-forts ct soufflcHt du s. 0.; ils sont souvent grand frais. fJ^° ^' ^^ """^ ï^a n^^r e8t grosse ; la boule régnant constamment déferle sur la plage de manière à en interdire l'approche. Courants. Lc courant est toujours dirigé vers le N. ou le N. N. 0., sui-

vant la direction de la côte. Sa vitesse est de plus de 1 mille à l'heure. Il faut donc, en règle générale, atterrir sur cette côte toujours au S. des mouillages que Ton veut atteindre. Brises solaires. H ^st Cependant facile de remonter h côte du N. au S. en louvoyaiit,eten réglant les bordées d'après les variations assez régulières de la brise. Dans l'après-midi, les vents d'ordinaire halent le S. 0., et, durant la nuit, ils prennent du S.; il faifdra par suite louvoyer dc façon à être au large quand commencera

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