BAÏE D'ELISABETH. - ILE LUDOVIC
élévation médiocre et de forme allongée. Son grand axe, qui peut avoir ^/^ de mille, est dirigé du N. au S.
L'enfoncement, au N. duquel il est placé, forme une baie sans abri, où la mer brise avec fureur ; elle se nomme baie dllheo- Baie diiheo-secco. Secco. Elle est ouverte au S. O., et sa largeur est de 2 milles entre sa pointe N.O. et sa pointe S. £. Elle paraît impraticable ^
De la pointe S. E. de la baie d'Ilheo-Secco, la côte, toujours rocheuse, court au S. 48° E. l'espace de 3 milles, formant à cette distance une pointe peu saillante, qui est la pointe Nord Point» Ludovic. de la baie d'Elisabeth. Sur le méridien de cette pointe se trouve l'île Ludovic, qui lui donne son nom. Lat"s.26°5a^ô''«.
De la pointe Ludovic, la côte, toujours rocheuse, court en se i^n« é *2O45'30". creusant jusqu'à la pointe d'Elisabeth, qui divise la baie de ce nom en deux parties à peu près égales. Cette pointe se trouve sur le parallèle de la pointe Nord de Tile Possession. De la pointe d'Elisabeth, près de laquelle on voit un petit îlot rocheux, la côte se creuse de nouveau et présente dans cette partie une plage sablonneuse, qui se termine à la pointe rocheuse, nommée pointe Bol. Celle-ci est en face de l'îlot de ce nom, qui est très- po»"*^ boi. rapproché de la côte. «ot boi.
Lat S 26° 59' 0"
La baie d'Elisabeth a 9 milles d'ouverture entre la pointe Longij 2048^30". Ludovic au N. et la pointe Bol au S.
Cette baie présente deux mouillages : le premier dans le N. E. de l'ile Ludovic, entre cette île et la côte; le second dans TE. de l'ile de Possession.
L'ile Ludovic, qui a i mille de circonférence, est de formation Mouiuage de rne volcanique. Elle est saine et située à Va wiHe de la côte Nord Ludovic. de la baie d'Elisabeth. Elle offre dans sa partie N. E. un mouillage passable et de peu d'étendue, où l'on trouve des fonds de 15 mètres. Au S. E. de l'île Ludovic, on voit trois îlots ou trois rochers qui en sont très-rapprochés et qui contribuent à garantir le mouillage contre la mer.
Un quatrième îlot, placé en face des précédents et très-rapproché de la côte, est prolongé dans le S. 0. sur une distance d'environ i mille, par un récif qui rejoint les îlots de l'ile
< M. le capitaine Saisset lui a donné le nom de baie des Brisants. * M. Saisset donne pour la latitude de cette île â6« 55'' 30^^
ne Possession.
Pointe Sud.
Ludovic. Pour arriver an monillage, on devra donc passer au N. de l'île Ludovic. Le canal qui la sépare de la pointe de ce nom a ^/g mille environ de largeur. C'est aussi celle de l'endroit du mouillage. Il y a sur cette lie un dépôt de guano. Néanmoins, l'exploitation en serait difficile, vu que ce monil-* lage est souvent exposé à une très-forte houle.
Un peu au N. de l'île Ludovic, on verra une montagne en
forme de pain de sucre très-remarquable. Cette montagne,
Monte-Deaerto. nomméo Monte-Dcserio, peut sertir de reconnaissance pour
la baie d'Elisabeth ; on la voit de fort loin dans les temp^ clairs.
L'île Possession protège le second mouillage de la baie
LonglÉ 42»w4o!! d'Elisabcth. Cette île a 3 milles de longueur et un peu moins
\ar.N.o.28M8'. Je 1 mille de largeur. Elle forme du c^té de FE. un angle
rentrant. Elle est assez élevée, surtout ï sa partie du N.
Sa pointe Sud est éloignée de 2 milles de la pointe Bol. Mais cette passe, qui est celle qu'on doit prendre pour arriver au Mouillage. mouillagc, est rétrécie par un récif qui prolonge de 1 bon mille dans le S. 49« E. et le S. 72« E. la pointe Sud de l'île Possession. Les roches qui forment le récif sont couvertes, mai» elles brisent le plus souvent avec force. C'est entre l'extrémité de ces brisants et Tlle Bol que se trouve la passe d'entrée. Cette île est saine, et Ton pourra de préférence, pour aller au mouillage, passer plus près de cette île que du banc qui prolonge dans le S. E. nie; Possession. Le fond varie dans la passe de 27 à 18 mètres. Dès qu'on sera sur le parallèle de la pointe S. E. de l'île Possession, on pourra rallier cette pointe et venir mouiller par des fonds de 11 ou de 9 mètres, à Vs faille environ de distance, et en face du sommet de l'angle rentrant que forme la côte Est de l'île. La nature du fond est sable au mouillage. ' Une roche dangereuse existe à la partie Nord du mouillage que nous venons d'indiquer ; c'est une roche couverte qui ne brise pas toujours, bien qu'elle soit à fleur d'eau lors de la Roche de iHéiiopo- faai^e fflcr. Celte roche, nommée roche de lHéliopolis par le capitaine Michel, qui Ta signalée le premier, reste, d'après lui, au N. de la pointe S. E. de l'île Possession, à la distance de 2 milles Va*.
< M. le capitaine Sftisset h plaee dans le N. 32<> E. ht milles ^/^ de la même pointe et à peu près à mi-distance de l'île Possession et du continent.
ILE BOYDS. 255
A rextrémité Nord de l'île Possession, on remarque un îlol Brisant du n. e. détaché et fort rapproché, puis un long brisant, qui, commençant à la partie N. E. de l'ile, court dans la direction du N. 49° E. sur une étendue de 3 milles. Ce brisant, formé de roches sous Teau, s'étend assez au large à l'E. de File pour contribuer à rendre le mouillage tranquille. La passe que l'accore de ce récif forme avec le continent est large de 1 mille V^ environ, et il faudra ranger de préférence, quand on prendra la passe du N., la côte du continent qui est saine; c'est celle qu'on doit choisir quand on quitte le mouillage. Dans la baie d'Elisabeth, la brise est presque toujours très-fraîche de ia partie du S. S. E., aussi entre-t-on par la passe du S. et sort-on par la passe du N.
Il n'y a ni eau ni provision dans la baie d'Elisabeth. Morell dit que vers l'E., à 20 milles dans l'intérieur, on trouve plusieurs villages de Hottentots, et que le pays, à 35 milles, devient fertile et nourrit de nombreux troupeaux.
On peut débarquer facilement à l'Ile Possession, en face du mouillage. On peut aussi débarquer sur le continent, au S. de la pointe d'Elisabeth.
La mer marne de 1*^ 8 dans la baie ; l'établissement est mai^. 3 heures.
L'tle JBoyds est de formation volcanique, et n'a que V4 de mille ne Boyds. de tour. Elle est située à Va de mille dans le S. 33° 0. de l'île ]!^^.EAiHVW'. Bol, à laquelle elle est à peu près réunie par des rochers et des brisants, qui garnissent la partie S. E. de la dernière. On peut mouiller dans le N. 0. de Tile Boyds par 67 mètres fond de roche.
L'île Boyds est pi'olongée dans le? S. 0. et l'O. S. 0. par des rochers apparents et des récifs, qui s'écartent d'elle dans ces deux directions, à une distance de plus de 2 milles; ils sont à 2 milles Vs ^^ moins de la côte en face. On devra donc se tenir dans cette partie, à 4 ou à 5 milles au large.
L'île Plumpudding est à 3 milles Vs environ de l'île Boyds. La ne piumpudding. côie entre ces deux îles est garnie de rochers, qui paraissent
< M. Saisset place cette île par la latitude de 27» y S., et Ttle Plumpudding par 270 9^ de latitude S. Nous adoptons celle du capitaine Owen.^
LA HOTTENTOTIE.
Baie de la Baleine.
Lat.S.27<»22'30".
Long.E.12«56'0".
Angra»Juntas.
Lat. S.2T>47'0".
Long.E.13°14'30''.
assez au large. L'ile Plumpudding est reconnaissable a sa forme, qui est celle d'une calotte sphérique, et à la couleur rouge de son sommet. Quelques brisants paraissent dans TO. de nie, à la distance de 1 mille environ.
Les îles Boyds et Plumpudding, et les rochers qui se trouvent entre elles, ont été nommés rochers de TAlbatros par le capitaine Owen.
De ce groupe d'îles jusqu'au fleuve Orange, la côte, fort découpée et généralement rocheuse, court au S. E. en décrivant une courbe assez saillante; son étendue est de 117 milles en ligne droite. Dans cet espace, on ne rencontre que deux, baies, peu profondes et peu abritées, l'une nommée baie de la Baleine (Whale's-Bay), et l'autre Angras-Juntas.
La baie de la Baleine est un simple enfoncement de la côte sans abri ; elle est ouverte au S. 0. A sa pointe Nord, on remarque deux petits îlots qui sont à environ Va mille de la terre. C'est en dedans de ces îlots qu'on peut mouiller. On débarque facilement dans le S. de la baie, et l'on peut se procurer des bestiaux à un village bottentot, situé à 12 milles dans l'intérieur *.
Angras-Juntas est une baie dans le genre de celles que nous avons déjà décrites si souvent. La baie est abritée par une pointe rocheuse basse, qui est sa pointe du S. O., puis, à partir de cette pointe, la côte qui forme le fond de la. baie se dirige vers l'E. sur une étendue de 1 mille, et remonte ensuite vers le N. 0. La baie offre à son entrée une largeur de 1 mille Va- On y trouve un assez bon mouillage, abrité des vents du S. au S. S. 0.
Il existe dans le S. 0. de la pointe S. 0. de cette baie, un petit rocher, qui en est écarté d'environ 2 milles, et qui est très-accore. Dans la baie même il n'existe aucun îlot.
A son entrée, on trouve 25 mètres d'eau ; ces fonds vont en diminuant graduellement jusqu'à 9 mètres, qu'on trouve à la distance de Va mille du fond de la baie. La nature du fond est sable.
Le meilleur mouillage est près de la côte Sud de la baie, à
Andrew Livingston, Nautical Magazine^ 1844.
FLEURE lyORANGE. 257
V4 de mille de distancé de la pointe S. 0., par des fonds de 11 mètres, sable.
On peut) à Àngras^untas, entrer en comâ^unication a^ec les Hottentots cpiî ont nn village» à la distance d« 5 milles dans leN. E. de la baie*.
Entre la baie d'Elisabeth et le fleuve d'Orange^ la côte, comme nous Tarons dit, est garnie fréquenifi^iit d'îlots et de brisants ; ils s'écartent rarement à plus de 1 imlle de la plage^ et l'on pourra la suivre, à la distance de 4 ou de 5 milles. Si Ton est surpris par le calme, on peut m^Uef par ded fonds de 27 et de 36 mètres à & milles de la terre ^. La nature du plateau est sable, ei il existe sur toute l'étendue de la côte, depuis la baie d'Elisabeth jusqu'au cap Yoltas^
Le fleuve d'Orange, nommé aussi Gariep, est un des plus pieuvedorangeou considérables de l'Afrique méridionale; il traverse presque ^^ s^ïs^^as'o". toute la pointe angulaire qu'elle forme dans sa partie Sud. Ce Long.k.u«3'3o". fléuvè trace aujourd'hui, au N.» la limite du territoire anglais du cap de Ëonne-'Espérance.
11 prend sa source dans la Gafrerie, traverse la Hoiteutotie, reçoit dans son parcours un grand nombre d'affluents itfïportants, et, aptes un cours de 900 milles,^ il vieui tomber dans l'océan Atlantique.
Son embouchure est barrée par d'immenses baifiés dé dsible, semés de plateaux de roches, qui d' étendent à pl^ de e milles au large^ et sur lesqneU la mer déferle cofisiamflttenti On peut y pénétrer par un chenal, qui se trouve' au N^ des bancs de l'enobouchure ; il est praticable sealement pout^ les bateaux à l'époque des débordements.
Aux environs de l'embouchure, les terres sonf basses et le rivage peu élevé; mais, à 9 milles dans l'intériewr, on voit- des colKnes, et au delà de ces collkies^ des montagttes élevées^ qui ei^aissent l'une et l'autre rivé d%r fleuve. A 26^ ou 21 milles