I. Il â tUÀ l.i
< he Capitaine Moréll et le mastef Liviâgâton donnent là même description de cette baie. (Nautical Magazine, 1844, paj^es 509, 569.)
^ Le capitaine Morell, Nautical Magazine, 1844. Ce fait paraît peu positif» car la carte du capitaine Owen porte à 5 milles de la terre des fonds de 54 mètres et des fonds de 56 mètres. Le capitaine Morell a peut-être mal apprécié la distance à la côté.
258 LA HOTTENTOTIE.
dans rintérieur, on trouve de vastes plaines nourrissant d'immenses troupeaux *.
Les rives du fleuve sont habitées, la rive droite par les Grands-Namaquois, la rive gauche par les tribus des Pelits- Nanïaquois. Quand on veut communiquer avec les habitants, il faut prendre terre dans la baie du cap Voltas, et de là se rendre sur les rives du fleuve. On ne peut, à aucune époque de l'année, débarquer à Fembouchure du fleuve d'Orange ou dans ses envi> rons, à cause des énormes brisants qui déferlent sur le rivage.
En dedans de son embouchure, le fleuve d'Orange est navigable, dit-on, sur une étendue de 240 milles. Il charrie souvent dans son cours de grandes masses de bois.
Ses rives abondent en minerai de cuivre, et l'on prétend qu'il existe, dans les montagnes, des mines d'or ; on en trouve des parcelles dans les sables du fleuve, ainsi que des pierres précieuses.
C'est à 8 ou à 10 milles dans l'intérieur qu'on rencontre les collines qui forment les premiers échelons de la haute chaîne Montagne de Rog. ^^ moutagnes, uomméc les Roggeweld, dont l'élévation est de 1,700 mètres.
Les Roggeweld, qui se terminent vers le fleuve d'Orange, sont en général des monts isolés, de forme cylindrique, conique ou pyramidale. Ces montagnes courent du N. au S.
Toute la contrée se compose d'une suite de terrasses, appuyées sur des chaînes de montagnes qui courent parallèlement aux côtes.
La chaîne des Roggeweld avec une autre , nommée les Bokkweld , forme le bord du plateau du côté de l'Atlantique, et ce plateau ne s'appuie pas sur deux terrains comme le versant de l'océan Indien.
De chaque côté des Bokkweld s'étend une vaste plaine, couverte de pâturages en hiver, et transformée durant l'été en désert aride ; on appelle ces terrasses Karrou, et ce nom est général pour tous les hauts plateaux de la contrée qui offrent accidentellement le même aspect.
^ Andrew Living^ston, late master mariner. (Nautical Magazine, 1844.)
CAP VOLTAS. 259
Du fleuve d'Orange au cap Voilas, le rivage est bas, sablonneux et dépourvu de végétation.
Le cap Voltas est une pointe rocheuse élevée et sail- ^s**28°4**ô'' lante, dans TO. de laquelle, à la distance de Va mille, se Long.E.i4O5'0"i.
Var N G 28* 6'
trouvent plusieurs rochers , entre lesquels il n'y a pas de dangers.
Cette pointe est dominée par deux hautes montagnes, nommées monts Bramidos, dont la plus élevée est remarquable Monts Bramidos. par la forme régulière et arrondie de son sommet.
Le cap est parfaitement sain, et on peut s'en approcher à 1 mille. On trouve 22 mètres à cette distance.
Environ à 1 mille dans le N., il y a une petite baie, qui n'a pas plus de 2 milles de longueur et 1 mille Va ^^ largeur, dans laquelle le mouillage est mauvais à cause de la qualité du fond et de la houle de TO. qui s'y fait sentir dans toutes les saisons. On y trouve cependant assez de facilité pour débarquer, à l'abri de deux petits ilôts, qui se trouvent à peu de distance de la côte et du cap Voltas.
Dans cette baie, on trouve en grande quantité des arbres entraînés par le fleuve d'Orange et jetés à la côte. L'embouchure de ce fleuve est à 6 milles environ de cette baie, qu'on appelle baie du cap Voltas. Baieducapvoiu»
On trouve encore dans la baie du cap Voltas, et dans la saison pluvieuse, de l'eau douce à peu de distance de la pointe d'entrée de la baie et près de l'endroit où l'on débarque.
Du cap Voltas à la rivière Koussie, la côte court au S. 35° E. l'espace de 66 milles. Le rivage est bas , sablonneux et se prolonge en plaines profondes, arides et desséchées, sans traces de végétation ; au delà on aperçoit, surtout vers le S., de hautes montagnes, premiers échelons des plateaux élevés dont nous avons parlé précédemment.
A 15 milles dans le S. S. E. du cap Voltas se trouvent deux Roches du cap voiroches presque à fleur d'eau, situées à 3 milles de la côte; la J^J ®" "*^***' ^**'
* M. Saisset donne, pour la longitude du cap Voltas, 14» iV Z6^\ Morell place le cap Voltas par 28» 27' de latitude S. et IS» 46' ô6'' de longitude E. On ne peut expliquer des différences aussi considérables, surtout en latitude. {Nautical Magazine, 1844, page 5€7.)
260 LA HOTTENTOTIE,
mer déferle gënéraiement sur ces roches et les signale. On le» a nommées roches du cap Voltas : ce sont sans doute les roches nommées Socos sur les anciennes cartes.
KiTière KouMie La rivièrc Koussie était au S. l'ancienne limite de la Hotten-
Lat. S.2ft*54'0"*. ,
Long. E. i4<» 4tt'. totic ct au N. cclIc du territoire anglais de la colonie du cap de Bonne-Espérance.
L'embouchure de la rivière Koussie peut se reconnaître du large par les deux chaînes de montagnes qui bordent ses rives et qui courent en s'élevant en amphithé&tre vers l'intérieur; elle est ouverte dans la saison des pluies et des canots peuveni y entrer, mais seulement à la mer haute ; elle est barrée lors delà saison sèche par des bancs de sable qui l'obstruent entièrement.
Nous terminerons ce chapitre par quelques observations générales.
piateciu des sondes. Le plalcau dcs soudcs n'a pas été suffisamment étudié pour que nous puissions en indiquer la limite. Sur toute la côte de la Gimbébasie et de la Hottentotie, il parait avoir peu de largeur, car, dans quelques parties fort près de la terre, on trouve de grands fonds et, sur quelques points, le mouillage serait même impossible. Néanmoins, sur beaucoup d'autres, on est en général averti de l'approche de la côte par la sonde, et Ton peut même mouiller par des fonds de sable vasard. De ta baie d'Elisabeth au cap Voltas , Morell indique un plateau ayant 5 milles de largeur, sur lequel on peut mouiller par des fonds de sable. Dans l'O. du cap Voltas, il dît que ce plateau a 13 milles de largeur et qu'on trouve à cette distance des fonds de 72 mètres ; mais nous croyons qu'il est dans Terreur pour la distance à laquelle il indique qu'on trouve ces sondes. La carte d'Owen signale à 1î milles de la côte dans plusieurs endroits, des fohds de 144 mètres* Morell ajoute que la diminution des sondes est graduelle à mesure qu'on s'approche de la terre. Nous dirons seulement qu'en général on
* Le capitaine Âlexander, dans la carte qui accompagné son voyage, donne pour latitude 29o 40^. IloreU donne â9o 5V de latitude S. et 14<» 36' 3(K' de longitude Est. M. Saisset donne, pour la latitude de cette rivière, 30^» Qf. Nous nous bornons à indiquer ces diverses positions aux navigateurs.