VILLE DU CAP
12 milles Vs d'une élévation de 2°> 6. La lampe et Tappareil ^ont de M. Henri Lepaute, de Paris.
La côte ensuite tourne vers le S, E., et Ton voit dans cette partie trois batteries ; la première est celle du Moulin ; la seconde, celle d'Amsterdam ; la troisième, celle de Charrone.
A h distance de Vs de mille de cette dernière, le rivage devient sablonneux et court en s'arrondissant vers TO., l'espace de 1 mille V»» P^is ensuite vers le N. q. N. E., formant ainsi le fond de la baie de la Table.
La ville du Cap est bâtie à l'angle S. 0. de la baie, à Va de mille de la batterie d'Amsterdam ; elle s'étend sur le rivage dans une étendue de 1 mille Vs ; ^^1^ ^^^ dans l'E., protégée par une double fortification formant deux lignes à peu près parallèles qui remontent vers la montagne de la Table. La ligne de fortifications le plus à l'O. se termine au rivage par la citadelle.
Le môle est en face de la citadelle et offre un débarquement facile et commode. Ce môle est en bois ; il en existe un en pierre dans le N. 0., près de la batterie d'Amsterdam.
L'eau arrive par des conduits au môle de la citadelle, et les canots peuvent la faire facilement au moyen d'une manche»
La ville du Gap est bien bâtie ; les maisons sont, en général, à deux étages et à toits plats, à cause des tempêtes qu'on y ressent dans l'hiver. On compte dans la ville 1,200 maisons limitées par une population de 21,840 habitants, dont 10,000 sont des noirs. Elle est située sur une colline en pente douce, régulièrement bâtie et abondamment pourvue d'eau par un large ruisseau qui prend sa source dans la montagne de la Table. Nous 9von& indiqué déjà les ressources de tout genre qu'on peut s'y procurer; elle est l'entrepôt du commerce de la colonie.
Un peu dans TE. de la ville, on remarque la tour nommée Graig, élevée sur le rivage,. et, un peu au delà, se trouve l'embouchure de la rivière salée, ou rivière de Zout qui arrose la vallée des Tigres ; elle se divise, près de la côte, en ua grand nombre de bras par lesquels elle communique avec la rivière Uolle, qui se jette aussi dans la baie plus vers le Nord. Le bassii^ de cette dernière est limité dans le N. par les montagnes Bleues (Blaauwe-Berg). On remarque de ce côté de la baie plusieurs moulins à vent.
Batteries du Moulin, d'Amsterdam et de* Charrone.
Ville du Cap.
CitadeUe.
Môle.
Aiguade.
Population.
Tour Craig.
Bivière Salée.
Rivière HoUe.
Moulins à vent.
Baie de la Table. Ij3l baîc dc la Tûblc a 3 milles d'ouverture de TE. à TO., entre la pointe Mouille et la eôte^ sur 1 mille % de profondeur. Le fond y est très-uni et les sondes depuis 12 mètres qu on trouve au milieu de la baie sur le parallèle du phare» diminuent d'une nianière régulière, lorsqu'on s'approche de la terre vers l'E., vers l'O. et vers le S.; près du rivage, on trouve les fonds de 1™ 8 ou de 3"^ 6. Les fonds diminuent encore graduellement jusque dans la baie depuis la ligne qui Joindrait le phare à File Robben, ligne on l'on trouve d2 mètres.
La baie est ouverte aux vents du N. jusqu'à l'Ouest^ On y éprouve parfois des coups de vent du S. E.; ils sont de courte durée, en général; mais ils font souvent dérader les navires qui ne prennent pas assez de précautions pour leurs amarres. La partie Ouest de la baie offre partout un bon fond et une bonne tenue; dans TE. et le N. E., on ne trouve qu'un assez mauvais mouillage. Dans la saison où l'on redoute les vents du N. 0., il n'est pas prudent de mouiller par des fonds audessous de 12 ou de 13 mètres. La houle, par ce sondage, est moins forte et moins dure que sur les petits fonds. Il faut aussi avoir de longues touées dehors pour ne pas fatiguer les ancres.
Dans la baie de la Table, la couleur de l'eau se modifie suivant les vents qui soufflent : avec ceux duN. 0., elle est sale et rouge; après ceux du S. E., au contraire, elle est si claire qu'on peut apercevoir les ancres d'un navire mouillé par 18 mètres.
Il est très-dangereux de rester dans la baie de la Table après le commencement du mois de mai; à cette époque, les vents peuvent souffler du N. O., et ils sont tellement violents, qu'il est rare qu'on puisse les étaler. Les vents de N. 0. soufflent dans toutes les saisons, et ils ont jeté à la côte plusieurs navires, même dans le mois d'avril. Il est rare cependant qu'ils soient redoutables depuis le mois de novembre jusqu'au mois de mai.
Emploi des cflbies. D'après UHC louguc cxpérience, on pense que les cûhleschalnes conviennent peu dans cette baie lors des coups de vent du N. ou du N. 0. ; aussi, dans les mois de mai, juin, juillet et août, est-il recommandé aux navires d'user de câbles
Couleur de Veau dans la baie.
Dangtr de rester dans la baie h certaines époques.