L'ACCENTUATION DES SYLLABES
364. — L'accent tonique est une au^ientation de l'intensité du son, que Ton fait sentir sur certaines
syllabes, appelées syllabes fortes.
Dans la parole, il y a des sons forts et des sons faible», dont le groupement urdonné constitue le rythme. Toutes les syllabes ne sont pas également importantes; le son dominant d'un groupe sonore doit se distinguer des autres, et en français, c'est par uu appui plus prononcé de la voix qu'on te marque.
L'accent français n'est pas prosodique, ni chantant; ce n'est pas un acceot de Iiauteur; il ne consiste pas dans l'élévation de la vois. La syllabe accentuée peut être aiguë ou grave, elle peut occuper un degré quelconque de l'échelle musicale ; l'accent U frappe avec plus de force que les autres, indépendamment de sa hauteur relative. L'accent de hauteur, en français, est plutôt Vciccent logique, qui est du domaine de l'expression,
365. — L'accent tonique se pose toujours sur la dernière syllahe sonore du mot.
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Aiuai, les mots à terminaison miismiiine ont l'accent aur la dernière syllabe; ceux à terminaison /(Tmirain* ou muette ont l'accent sur la péntdtième. On dit: Ayrivtin, et écrire; owroffUt, et or^e.
266. — L'accent affecte surtout les ww>i« i/mportanfs du discours.
Car son intensité varie avec la valeur de la syllabe qu'il frappe; cetteayllabeelle-mème tient sa valeur dn rèle que joue le mot dans la phrase; et k degré d'importance du mot dépend de \'idée exprimée par la phrase.
Les mots qui par eux-ménaes n'expriment aucune idée et ne reçoivent une signification que par ceux qui les accompagnent, perdent l'accent au profit de ces dernierfi.— Exemple : les ^cWTains (l'^i^'cle les n'est pas accentué).
Dans un groupe de mots unis par le sens, le mot le plus important, le mot de valeur, reçoit l'accent le plus fort, et les autres accents sont adoucis ou éteints. — Ex. : ce» ko-mvies sont grands.
367. — L'ietus est un accent secondaire qui se pose sur la première syllabe des mots polysyllabiques. — Ex : DÉsespoir, T^ASgereusement
Dans les mots composés, un accent secondaire frappe la dernière syllabe du préfixe. — Ex.: paRkta^inerre.
\2ictut fait que l'orateur, préparant les organes de la parole à l'émission de la première syllabe avant de la lancer, donne, dès l'attaque, un son plein, net et clair. Moins fort dans les mots courts, plus prononcé dans les mots longs, mais toujours moins énergique que l'accent principal, l'ictus e^t coiniiie un point d'appui pour soutenir la charpente du mot, que l'accent proprement dit est incapable de supporter tout seul.
Parfois aussi, un acceiit secondaire frappe les syllabes de deux en deux à partir de la dernière, et cela surtout dans les mots commençant par une voyelle. Ainsi, on peut prononcer
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