CHAPITRE III LES PHRASES
368. — Une proposition est un groupe de mota énonçant un jugement. Une phrase est une proposition ou une réunion de plusieurs propositions formant un sens complet. Une période est une réunion de plusieurs phrases ayant entre elles des relations plus ou moins directes.
La syntaxe nous apprend à décomposer une phrase dans ses propositions, et une proposition dans ses éUments simples qui sont les mots. C'est une question de grammaire, qu'il serait inutile de traiter ici. On devra cependant faire quelques exercices d'analyse logique, avant de passer outre.
Là liaison des mots
369. — Lier deux niote, c'est les prononcer comme un seul, au moyen de la juxtaposition du dernier élément du premier mot aa premier élément du second. — Ex. : grande âme (grand'âme), les hommes (les a'hommes).
C'est grâce aux Haisous que tous les mots d'une phrase coulent et glissent, se succèdent sans effort et sans heurt.
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270. — La liaison des ûiots n'a lieu que dans les rencontres de deux voyelles, ou d'une consonne et d'une voyelle.
Deux mots, dont le premier finît et dont le second commence par une consonne, ne peuvent ae lier. — Es. : grand Dieu. — De même, un mot terminé par une voyelle ne peut ae lier à un autre commençant par une consonne. — £x. : Dieu puieiant.
271. — La liaison de deux voyelles, c'est-à-dire de deux mots dont le premier finit et dont l'autre commence par une voyelle, se fait en supprimant la voyelle finale, eten faisant suivre sans arrêt la consonne qui la précède de la voyelle initiale du mot suivant. On appelle cette liaison élision. — Ex. : sage et savant (sag' et savant).
Par l'élislon, on évite Vhiatus, espèce de bâillement produit par l'émission const^cutive de deux voyelles. Ainsi, il serait désagréable d'entendre et difficile de prononcer: la action; on dit: l'action.
L'élision de a dans la, de e dans le, je, ne, me, te, ce, se, de, et que, de i dans si, de oi dans 7noi et to-i, quand elle a lieu, est toujours indiquée par l'oitho-
graphe au moyen d'une apostrophe. — Ex. : l'écritwre, l'homme, s'il t'aivie, c'est, donne-w,'en, n'y va pas, s'aider, qu'on, etc.
La et le, pronoms, ou régimes d'un verbe à l'impératif, ne ae lient pas. — Es. : Fais-la entrer, dite»-le aux ouvriers. Cependant, dans les vers, les poètes exigent parfois que le lecteur fasse cette élision. — Ex. :
CondaTtvnei-le à l'amende, ou g'il le caste, au fouet. (Racine.)
L'e muet final suivi d'un mot commençant par une
voyelle ou une h muette, s'élide toujours, bien que
l'orthographe ne l'indique pas (sauf dans le, pronom, ou
n,,N,-,^iv.Gt)Ogle