‹ Manuel de la paroleChapitre 130 sur 182 · On sépare deux substantifs mis en apposition. — Ex · texte numérisé non relu

On sépare deux substantifs mis en apposition. — Ex

Saint Pierre \ apôtre.

31. On fait encore une pauae légère ou une nuance de diction, avant un mot qu'on veut faire ressortir. — Ex.:

L'homme n'ett qu'un roteau, mais c'est «n roteau \ ventant.

(pASCiL.)

Aux ballade» surtout voui été» * admiraitle. (MolièEB.)

ii.GtJD'^le

LA CONSTRnCTION 153

32. La proposition incidente, détermhiative ou explicative, se détache de la principale par deux silences ou par une nuance de diction et un silence. — Ex :

Le» arbreê * qui présent, le» rive» de V Indre j dettineTit mr lei prés dtê méandre» d'un vert éclatant.

Cependant, on lie à la propatition principale l'incidente qui joue le rôle d'une épithète. — Ex. :

J'aime «tt enfaTit qv* obéit.

33. On détache' aussi par deux silences tout mot toute locution de la valeur d'une incidente. — Ex. :

Ce bloc CTtifariné ne me dit rien qui vaille,

S'écria-t-it \ de loin | au général de» chat». (La Fontaink.)

34. La proposition complétive joue le rôle d'un complément direct; la propafitîon infinitive joue le i-ôle tantôt d'un complément direct, tantôt d'un complénient indirect. En conséquence, elle.s sont liées à la proposition principale, ou elles en sont séparées par un silence, suivant les règles 13, 14, lô, 16, 17 et 18.— Ex. :

Je trois que vous pleurez.

Je <e?M le sol trembler.

U est aller voir un malade.

H affirme \ que Toalgré tout le »oin qu'il» y a/yiorteroni, le travail sera mal /ait.

J'ai senti tout à coup | le sol trembler sou» tne» pied».

35. La proposition circonstancielle joue le rôle d'un complément circonstanciel. Elle veut donc être traitée, au point de vue de la construction, d'après les règlea20et 21.— Ex.:

H avance * à me»vre que vou» reculez.

Pourvu qu'on tache la cultiver | la terre ne »'épu%»e jam t»

n,yn,-.rihyGOO^IC

36. La propoflition participe ae détache toujours du reste de la phrase par deus silenceB, ce qui du feste est généralement indi<)ué par la ponctuation. — Ex.

Lespart» étant faiUt, le lion parla ain»i. (La Fontaine.)

LE HOCTEMENT

388. — Le moDvemeiit est l'allure de la parole, lente, modérée, ou rapide. Il résulte du temps qu'on emploie à prononcer les mots, et de la durée des silences.

389. — En général, le mouvement doit être normal, ni trop lent, ni précipité.

La volubilité fatigue et l'orateur qui-s'essouffle, et l'auditeur qui chfrche à le suivre. Parler trop vite, c'est compromettre la clarté <Iu discnur». Le débit trop lent eunuie et impatieate. On ue lusse bientôt d'un orateur dont la parole se traine, lauguissante et monotooe.

290.— Cependant, le monTement doit varier suivant le sujet du discours et le "personnage qu'on représente. Dans un morceau, l'allure initiale, loin d'être uniformément gai-dée, sera tantôt ralentie, tantôt accélérée, suivant les idées it les sentiments expriméa

Le mouvement des sous est l'expression du mov/vanent des idéet: aussi le rythme de la parole change-t-il k bmt instant, sous l'influence d'idées difi<éreDt«)i. Cette variété d'allures est l'une des gr&ces de la diction.

C'est par l'interprétation qu'on connaît le degré de rapidité voulu par le sujet du discours, par l'idée on

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