‹ Manuel de la paroleChapitre 150 sur 182 · LES DEUX BACHELIERS · texte numérisé non relu

LES DEUX BACHELIERS

Deux bacheliers logés chez un docteur

Y travtù 11 aient avec ardeur A se mettre en état de prendre leurs licences.

Là, du matin au soir, en public disputant.

Prouvant, divisant, ergotant Sur la nature et ses snljstances, 13*

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j'inflot, le fini, l'fttue, la volonté

les sens, le libre arlntre et la nécessité,

Is en étaient bientôt k ne plu» ae comprendre ;

Ifime par \k sonveot l'on dit qu'ils cummen^ient ;

Mais c'est alotB qu'ils se poussaient «s pins beaux arguments; qui venait les entendre

Bouche béante demeurait, It leur jffofessenr même en extase admirait, Tne nuit qu'ils donnaient dans le grenier du maître iur un grabat commun, ToiU mes jeunes gens

Qui, dans un rave, penaeiit Stre

A se disputer sur les bancs.

Je démontre, dit l'un. — Je distingue, dit l'autre. -Or, Toici mon dilemme. — Ergo, voici le ndtre. . ." L ces mots, nos réveara, crianti, gesticulante, lU lieu de s'en tenir aux simples arfiunients t'Ariatote ou de Scot, aoutienoeut leur dilemme

De coupe de poing bien Rseenéa Sur le nez.

'ous deux sautent du lit dans une rage extrême,

8e saisissent par les cbeveux, 'omhent et font tomber pêle-mêle avec eux 'oUB les meubles qu'ils ont, deux chaises, une table, !t quatre in-folios écrits sur parchemin.

« professeur arrive, une chandelle en main,

A ce tintamare effroyable :

Le diable est donc ici ! dit-il tout hors de soi ; k)mmer)t I sans y voir clair et sans savoir pourquoi, otis vous battes ainsi ! Quelle mouche vous pique? -Nous ne nous battons point, disent-ils ; jugez mieux :

C'est que nous repassons tous deux

Nos tenons de métaphysique."

Flokiak.

D,gt,,-erihyGOO^Ie

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