‹ Manuel de la paroleChapitre 151 sur 182 · MORCEAUX CHOISIS LA CHANSON DU TANNIEB · texte numérisé non relu

MORCEAUX CHOISIS LA CHANSON DU TANNIEB

Brins d'oater, brins d'osier,

Oourbez-vous assouplis sous les doigts du vannier. Brins d'osier, vous serei le lit frêle où la mire Berce un petit enfant aux sons d'un vieux couplet: L'enfant, la làvre encor toute blanche de lait; S'endort en souriuit dans sa coucha légère.

Brisa d'osier, brins d'osier, Coorbez-TOus assouplis sous les doigts du vannier. Vous serez le panier plein de fraises vermeilles Que le» filles s'en vont cueillir dans le taillis. Elles rentrent le soir, rieuses, au logis, Et l'odeur des fruits mûrs s'exhale des corbeilles.

Brins d'oaier, brios d'osier.

Courbez-vous assouplis sous les doigts du vannier.

Vous serez le grand van où la fermière alerte Fait bondir le froment qu'ont battu les fiéaux. Tandis qu'à ses cdtés des bandes de moineaux Se disputent les grains dont la terr« est couverts.

Brins d'osier, brins d'osier, Courbez-vous assouplis sous les-doigts du vannier.

Lorsque s'empourpreront les vignes à l'automne, Lorsque les vendangeurs descendront des coteaux. Brins d'osier, vous lierez les cercles des tonneaux Où le vin doux rougit les douves et bouillonne.

Brins d'osier, brins d'osier, Courbeï-vous assouplis sous les doigts du vannier. Brius d'osier, vous serez la cage uù l'oiaeau chnnte. Et la nasse perfide au milieu des roseaux, Où la truite, qui monte et file ebtre deux eaux. S'enfonce, et tout L coup se débat frémissante.

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Brins d'oeier, brins d'oaîer.

Courbez- voua assoupIU aoua lee doigta du

Et VUU8 aérez aussi, brina d'osier, l'humble claie Où, quand le vieux vannier tombe et meurt, on l'étend. Tout prêt pour le cercueil. — Son convoi se répand. Le soir, dans lea aentiers où verdit l'oseraie.

Brins d'<isier, brins d'osier.

Courbez-vous fMsouplis sous les doigts du vannier.

Avant Theusiet

L'ANeE ET l'ENPAST

Un ange au ntdieus visage, Penché aur le bord d'un berceau.

Semblait contempler son image Comme dans l'onde d'un ruisseau.

" Charmaot enfant qui me resaemble.

Disait-il, oh ! viens avec moi ; Viens, nous eerona heureux ensemble:

La terre est indigne de toi.

Là, jamais entière allégresse, L'àme y souffre de ses plaisirs :

Les cria de joie ont leur trîatesae.

Et les voluptés leurs soupira.

La crainte est de toutes les fêtes:

Jamais un' jour calme et serein Du choc ténébreux des tempêtes N'a garanti le lendemain.

Eh quoi ! les chagrins, les alarmes Viendraient troubler ce front si pur !

Et par l'amertume des larmes Se terniraient ces yeux d'azur!

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MOBCEAUX CHOISIS

Non, non, dans les champs de l'espace Avec moi tw rsa l'envoler:

La Providence te fait gr&ce Desjoarsque tu devais couler.

Que personae dans ta demeure N'obscurcisse ses vêtements, Qu'on accueille ta dernière heure Ainsi que tes premiers moments.

Que les fronts y soient sans nuage, Que rien n'y révèle un tombeau ; Quand on e&t pur «omme k ton ftge, Le dernier joor e§t le plus beau. "

£t secouant ses blanches ailes, L'ange à ces mots a prie l'essor Ters les demeures étemelles. . .

Pauvre mère I ton fils est mort!

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