‹ Manuel de la paroleChapitre 61 sur 182 · Substitution du son i au so · texte numérisé non relu

Substitution du son i au so

agréable (a gré a ble) cérévwnie (ce ré mo ni) créature (kré a tu re) dévidoir (dé vi doar) dévisager (dé vi za je) hypothéquer (i po t^ ké) géntr (je zié) lédwr (lé ché) maréchal (ma ré cAal) ménestrel (mé nèa trèl)

kri a tu re

di vi doa

diviaajé

i po ti ké

jizié

iirM

ma ri eh»\

mi nèa trèl

loglc

VALEUR PHOKÉTIQCE DES CARACTÈBE8

Le signe e se traduit par le aou eu ou b, le sod é, le son È, ou le son A. Dans jmrvenu, e est muet; dans effort, il est fermé; dans etcorte, il est ouvert; dans fenvme. il a le ann a ouvert. — La signiSfation phonétique de la lettre e non accentnée est des plus capricieuses. Les règles sont ici traversées par tant d'exceptions, que l'étude la mieux ordonnée est encore compliquée.

131. — Règle générale. — Ordinairement, c'e3t-àdîre, dans les cas autres que ceux qui sont ci-après énnmérés, le signe e se traduit par le son E muet: le, souverain, porte, etc.

Le son E n'a pas toujours la même durée. Dans le, article ou pronom, le son e est plein; dans twU, il est beaucoup plus bref; dans bravement, il est presque nul. C'est une question d'euphonie, et l'uri-ille est ici le meilleur juge. On peut cependant formuler les règles suivantes pour la prononciation des E muets.

133. — Règles particulières pour la prononciation des e mnets.

I. En général, il faut prononcer les e muets, et ne les élider que si l'oreille en réclame impérieusement l'élision.

IL Elider un e muet, ce n'est pas le supprimer, mais seulement le prononcer avec moins de force et le faire encore plus bref ; c'est le prononcer sans le faire sentir.

Cela ne doit pas s'entendre d'un e muet final, devant un mot commen^nt par nue voyelle ou une à non aspirée; l'élision est alors complète, si le lecteur ne prend pas un temps entre les deux mots.

IIL Dans la conversation on élide un grand nombre â'e muets, qu'on prononce dans te discours soutenu.

D,gt,,-erihyGOOgle

IV. Celui qui lit ou qui récite doit faire entendre dea e muetw, que l'orateur peut omettre.

V. Dans un grand local, il est nécessaire de prononcer les e muets pour ae faire comprendre, tandis que devant un auditoire restreint, il est souvent préférable de glisser sur ces voyelles.

VI. Le genre tragique exige qu'on prononce tous les e muets qui ne choquent point l'oreille ; la comédie veut souvent une certaine familiarité qui justifie leur élision.

VII. lie vers ne souffre pas l'élision des e muets ; la prose offre plus de liberté.

VIII. A la rime, pour prononcer \'e muet précédé d'une voyelle, comme dans vie, on piolonge le son de la voyelle pénultième, en le ramenant insensiblement au son de I'e muet, et on l'éteint au moment où ce dernier va se faire entendre.

IX. L'c muet des terminaisons féminines {homme, aide, etc.) est toujours très bref et n'est jamais accentué

123. — Exceptions. — I. Le signe e est nul et ne ae prononce pas dans les cas suivants :

a) Quand, précédé d'une voyelle Siinore, il termine

une syllabe : joie (joa), vie (vi), enjouement (an jow man), etc. ; dan.s les terminaisons en ient des verbes en ter à la 3e personne du pluriel de l'indicatif et du subjonctif présent : ils apprécient (ilz' a pré ci), qu'ils remanient (kil re ma ni), etc. ; et dans les terininaisons en aient des verbes à la 3e personne du pluriel : ils cherchaient (il cAèr chh), ils ■marcheraient (il marche rè), etc.

D,gt,,-erihyGOOglC

E a alors pour effet de rendre longue la voyelle précédente, surtout à la fin des mots; à la rime, il se prononce comme il est dit au No 122-Vin.

b) Dans les combinaisona eau et ein: beau (bô), teind/re (tiiî. dreX etc. .

e) Dans les verbes seoir (soar), asseoir (a soar), rasseoir (ra soar), et surseoir (aur soar).

d) Quand il est placé, par euphonie, entre 3 et a ou 0: niangea {yaan ja), rangeons {\an jou^, geôlier CjÔ lié), eto.

E donne alors k gXa. valeur de ;'.

Page 1