‹ Manuel de la paroleChapitre 62 sur 182 · II. E se traduit par le son É dans les cas suivants · texte numérisé non relu

II. E se traduit par le son É dans les cas suivants

a) Dans les terminaisons en er, ier, iîd, ef, suivies ou non d'une s, et en ez, quand les consonnes finales r, d,f et 2, sont muettes: agacer (a ga.cé), cochers (ko cké), rosier (rô zié), volontiers (vo \on tié), trépied (tré pié), pieds (pié), clef (klé), nez (né), etc.

b) Dans la conjonction et (é).

c) Au commencement des mots, quand il est suivi de deuï consonneR semblables, autres que rr, mm, ou nn, et dont une seule se prononce : effroyable (é froa ia ble), effort (é £or), essaim (é cîn), etc.

d) Dans les mots commençant par âess: dessin (dé cin).

Cependant E est muet dans deisuê (de su), et dessotti (de .lou).

e) Quand il ae combine avec n ou pour former les signes composés œ et œ : œdicule (é di ku le), œcuménique (é ku mé ni ke).

Cependant le signe œ, immédiatement suivi d'une voyelle, ae combine avec cette voyelle pour représenter le son Ku, ouvert OQ ferme: œuvt-e (eu vrej, œil (euil), vteu (veûj, etc.

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m. E représente le sod È dans les cas nuivaDtn :

a) Au coDamencenient des mots, quand il est suivi de deux consonnes semblables, autres que «un on un, qui se prononcent toutes deux ; ellébore (èl lé bo re), erreur (èr rcur), essentiel (es san ciel), effervescence (èf fèt vès sa.71 ce), etc.

b) Au commencement des mots, quand il est suivi de deux consonnes différentes, ou de la consonne x: esprit {es pri), exagérer (èg za je ré), etc.

c) Au commencement des mots ennemi (è ne mi), Snnivs (en nius), Emmaus, Emmanuel, enndagone, ennéagonal, ennéandrie, ennéand/fe et ennéagyne.

d) Dans l'intérieur des mots, quand il est suivi de deux m ou de deux n qui se prononcent toutes deux et qui sont suivies d'une voyells: Apennins (a pèn nin). biennal (bi in nal), pennon (pèn non), peniié (pèn né), pennage (pèn na je), empenné (an pèn né), triennal (tri en nal), triennat (tri en na), qtuitriennal (ka tri en nal), décennal (dé cèn nal).

e) Bans l'intérieur des mots, quand il est suivi de la consonne x, ou de deux consonnes, semblables ou différentes, autres que mm, «i*, ou mn: presbyte (près bi te), nectar (nèk tar), terrible (ter ri ble), blesse (biè ce), sextuple (aèk stu pie), etc.

Cependant, dans les mots commençant par retg, e est muet : reuembler (re san bléX ressort (re sor); sauf dans ressusciter, où il est ouvert (rè au si té), et dans ressaytfi; rettif, restui, ressuyer, oii il est fermé (ré se ié, ré sif, ré sui, ré suî ié). — Noua avons vu aussi i[ue I'e est fermé dans les mots commençant par dess, bien que l'usage ait longtemps autorisé la prononciation È ouvert. — Remarquons encore que, ai les deux consonnes semblables sont rr ou ts, et qu'une seule de ces consonnes est sonore, et si la voyelle qui suit n'est pas un e muet, l'usage autorise la prononciation È fermé; blesser (h\é ce), territoire

n,gn,-P^hyG00gle

TALECR PHONÉTIQTE TiES CAHACrfeaïS 59

(té ri tiw reX etc. — Fovetttr et «retaoH, qui se prononçaient: fovA té, kre son,, se prononcent aujourd'hui: t<mè bé, lifé son.

f) Dans les ntonosyllaben en «s et en est ; mai (mè), les (le), fM (è), iett (lèat), ete.

g) Dana les tertuÎQaïsons en et (sauf la conjonction «<), eti, egs, ect, ects, quand raênie la consonne tînale ne se prononce pas : meta (m^X <%«* (ob je), iejs (le), ïiespéci (rèa pèX ««P^'^s (aa [«), cfc.

/'ouef, qnî se prononçAit auirefoiti: fo«a, ae prononce aujourd'hui: fwk.

h) Dans les syllabes finales, quand il «si suivi d'uno ou de plusieurs consonnes qui se prononcent ou dont nne seule se prononce : avec (a vèk), correct (ko rèkt), bref (bref), spécimen (spé ci m^n), biceps (bi cèps), clerc (klir), silex (ai Ièk8),/e6 (fèz).

Les tenuiiiaisone en en sont généralement tiasales: «rameH (ig la nitn)i dans .les niota suivants, (.«pendant, n l'st sonore et £ est ouvert: abdomen (nb do mèn), amm, eyclatnen, ditiafn«n, dotTntn, Edea, gltdtn, gramen, hymen (parfois prononcé: î n)tn, ))our la rime), licAen (li kén), Jfiémett, pollen, »pécimen, yémen, toUn.

i) A la pénultième des mots terminés par deux ou trois consonnes suivies d'un e muet ; apectre (spèk tre), cervelle (cet vè le), adresse (a drè ce), dilein-nie (dî le me), indeniTie {in dèm ne), etc.

II fant excepter les mota/emme, femmelette, moelle, ttwellev^, couenne et couenneva^, dans lesquels e se tradait par le son a ouvert (fa me. fa ine le te, raoa ie, moal«tt, ktmane, kouaned); moelle, tawelleuj; ce|)ei]dHnt, tendent à se prononcer: moè le, moè leû.

IV. E se traluit par le son A ouvert, dans les cas solvants :

a) Daua les mots femme, femmelette, c neitx. moelle, et moelleux.

D,gt,,-erihyGOOglC

b) Bans un certain nombre de mots, où le signe e, se trouvant dans l'intérieur du mot mais dans une syllabe qui n'est ni la dernière ni la pénultième d'une terminaison féminine, est soivi de.mu, ou de deux m ou n dont une sèiile se prononce : solennel (so la nèl), ardemment (ar da man), hennir (ha nir), hennissement (ha ni ce man), nenni (ha ni), Rotienruiis (rowa ne), indemnité (in dam ni té), etc.

Il faut Moustraire à l'apptic&tion de cette règle les mots où 86 trouvent tes combinaiaons emm i^t enn, 'lorsque l'e est uaaa- Hsé. — D'uprèa cette règle, e doit se prononcer A dans tous les adverbes en emment. — La prononciation avec le son È des mots hennir (bè nir), hennitsement, nenni, indemnité, indemnise}-, tend aujourd'hui à s'établir.

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