‹ Manuel de la parole [microforme]Chapitre 120 sur 222 · RACINE · texte numérisé non relu

RACINE

Je crains Dieu, * dites-vous, sa vérité me ouche. (RACGINE.)

Mais ce qu'on ne pourrait jamais s'imaginer,*

C'inna, tu Pen souviens et veux m'assassiner. (CORNEILLE.)

3. De plus, le diseur ne doit pas se fier aveuglément à son auteur. Trop souvent, la ponctuation est mauvaise, et en la respectant, on risquerait de faire fausse route. Parfois aussi, la ponctuation, sans être défectueuse, est insuffisante. Ainsi, les ellipses sont rarement indiquées par la ponctuation ; on doit cependant les marquer par un silence ou une nuance de diction.—Ex. :

C'es transitions soudaines et inattendues causent toujours une grande surprise ;' si elles se portent à quelque chose de plaisant, elles excitent à rire; si * à quelque chose de profond, elles étonnent; si * à quelque chose de grand, elles élèvent.

(VAUVENARGUES, parlant des saillies de l'esprit.)

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