Règles particulières pour la distribution des silences
1. Il faut d'abord indiquer par des pauses plus ou moins prolongées tous les signes de ponctuation.
Ces signes marquent précisément ce que nous cherchons : les ellipses et les repos de la pensée, Ce sont autant d’indica-
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tions précieuses, qui révèlent la manière de l'écrivain et qui —. le déclamateur dans l'interprétation d'un morcenu.—Ex.:
Règne: de crime en crime, enfin te voilà roi. (CORNEILLE.)
Ce vers, dit sans repos aux signes de ponctuation, n’a pas de sens.
Je croyais, moi, jugez de ma simplicité,
Que l’on devait rougir de la duplicité. (DESTOUCHES.)
Si l'on supprime la ponctuation dans ces deux vers, tout est confus.
2. Remarquons que la virgule qui précède les vocatifs courts, les mots mis en apostrophe, ainsi que les incises courtes, comme: dit-il, ete., même à la fin d’un vers, ne se traduit généralement «1e par une nuance de diction.—Ex. :
Je crains Dieu, * cher Abner, et n'ai point d'autre crainte.