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FÉNELON

Il donnait * à tous Les Pauvres qu'il rencontrait.

16. Quand le complément direct ou indirect ne suit pas immédiatement le verbe, mais s’en trouve séparé par quelque mot autre qu'un adverbe de négation, on lie au verbe les mots qui le suivent, et l’on fait un silence avant le complément. —-Ex. :

Paris est pour un riche l'un pays de cocagne. (BOILEAU.)

17. On prend un temps avant le complément indirect qui précède immédiatement le verbe, et on le lie à ce dernier.—Ex. :

L'enfant | dans tu Lrière endort son jeune esprit, (V. Huco.)

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18. On détache, par deux silences, du reste de la phruse, le complément indirect qui précède le verbe, mais qui s'en trouve séparé par quelque mot autre qu’un adverbe de négation.—Ex. :

Aux branches d’un tilleul | une jeune fauvette

Avait de ses petits suspendu le berceau. (AUBERT.)

Les règles 17 et 18 sont des applications de la règle 8.

19. On sépare le complément direct et le complément indirect, quand l’un d'eux est composé de plusieurs mots.—Ex. :

N'ôtez pas le dernier ami* à ceux qui vont mourir (SAINTINE.) 20. Le complément icirconstanciel placé immédiatement avant ou après le verbe, se sépare de ce dernier par une nuance de diction s'il est court, par un silence s'il est long, et se détache dans tous les cas, par un

silence, du reste de la phrase. —Ex.:

J'avais * un jour | un valet de Gascogne. (MAROT.)

Le chêne | un jour * dit au roseau. . .(LA FONTAINE.)

J'ai voulu * ce matin | te rapporter des roses.

5 (ME DESBORDES-V ALMORE.)

21. Quand le complément circonstanciel n’est pas immédiatement suivi ni précédé du verbe, il se détache du reste de la phrase par deux silences. —Ex. :

J'écoutais souvent | au fond des bois troublés | le chant du rossignol.

22. L'adverbe qui suit ou qui précède immédiatement le mot dont il modifie la signification, se lie invariablement à ce mot ; mais si ce mot est un verbe, on détache l’adverbe du reste de la phrase par un silence.—Ex. :

On parle souvent | de l'attachement du montagnard pour sa maison." (PRÉVOST-PARADOL.)

Je me souviens toujours | que je vous dois l'empire. (RACINE.)

C’est une application de la règle 16 ou de la règle 8. Il en est de même pour la locution adverbiale,

23. L'adverbe et la locution adverbiale, éloignés du mot dont ils modifient la signification, se détachent de la phrase par deux silences. —Ex. :

L'innocence | en vain | pour la chercher courut chez Le plaisir. C’est encore une application de la règle 8.

24. On fait généralement une Pause où une nuance de diction, au commencement d'une phrase, après une conjonction de coordination (sauf après : ef, ou, ni, et si), après les locutions conjonctives au contraire et au Moins, après un adverbe, et après une locution adverbiale.—Ex. :

Enfin | Malherbe vint. (BoïLEau.) Or | il advint que.

25. On prend un temps avant la conjonction et, servant à joindre deux adjectifs, deux substantifs, deux verbes, ou deux adverbes, suivis d'un complément qui ne se rapporte qu'au second. —Ex. :

Les oiseaux ont eu peur | et se sont arrétés de chanter. (A. Dauper.) 1l faut écouter la raison let les enseignements de la foi chré. tienne.

26. Si le complément se rapporte aux deux termes, on lie ces derniers ensemble, et l'on fait un silence avant le complément. Ex. :

Le gourmand mange et boit | sans modération.

27. On fait un silence avant une énumération (sauf avant celle qui n'est composée que de termes 11*

courts), un silence entre chaque terme, et un silence après le dernier terme, si ce qui suit se rapporte à toute l'énumération.—Ex. :

Soyez | afiicieux, doux, complaisant, d'humeur égale | et vous aurez des amis.

Quand ce qui suit se rapporte au dernier terme seulement de l’énumération, le dernier silence doit être omis.—Ex. :

Ces hommes m'ont paru | grossiers, ignorants, et ennemis du travail.

Quand l'énumération est précédée d’une préposition, le premier silence se fait avant cette préposition.—Ex. :

Les homme semblent être nés | pour l'infortune, la douleur | et la pauvreté.

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