‹ Manuel de la parole [microforme]Chapitre 125 sur 222 · On sépare deux substantifs mis en apposition.—Ex · texte numérisé non relu

On sépare deux substantifs mis en apposition.—Ex

Saint Pierre | apôtre.

31. On fait encore une pause légère ou une nuance de diction,avant un mot qu'on veut faire ressortir.—Ex.:

L'homme n'est qu'un roseau, maïs c'est un roseau | pensant. (PascAL.)

Aux ballades surtout vous êtes * admirable. (MOLIÈèRE.)

32. La proposition incidente, déterminative ou explicative, se détache de la principale par deux silences Ou par une nuance de diction et un silence. — Ex. :

Les arbres * qui pressent les rives de l'Indre | dessinent sur les prés des méandres d'un vert éclatant.

Cependant, on lie à la proposition principale l’incidente qui joue le rôle d'une épithète. — Ex. :

J'aime un enfant qui obéit.

33. On détache aussi par deux silences tout mot toute locution de la valeur d'une incidente.—Ex. :

Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille,

S'écria-t-il | de loin | au général des chats. (La FONTAINE.)

34. La proposition complétive joue le rôle d'un complément direct; la Proposition infinitive joue le rôle tantôt d’un complément direct, tantôt d’un complément indirect. En conséquence, elles sont liées à la proposition principale, ou elles en sont séparées par un silence, suivant les règles 13, 14, 15, 16, 17 et 18.—Ex.:

Je crois que vous pleurez.

Je sens Le sol trembler.

1 est aller voir un malade.

Il afirme | que malgré tout Le soin qu'ile y apporteront, le travail sera mal fait.

J'ai senti tout à coup | le sol trembler sous mes pieds.

35. La proposition circonstancielle joue le rôle d'un complément circonstanciel. Elle veut done être traitée, au point de vue de la construction, d’après les règles 20 et 21.—Ex. :

Il avance * à mesure que vous reculez, Pourvu qu'on sache la cultiver | la terre ne s'épurse jam is

36. La proposition participe se détache toujours du reste de la phrase par deux silences, ce qui du reste est généralement indiqué par la ponctuation.—Ex.

Les parts étant faites, le lion parla ainsi. (LA FONTAINE.) SECTION III

LE MOUVEMENT 288.—Le mouvement est l'allure de la parole, lente, modérée, ou rapide. Il résulte du temps qu'on emploie à prononcer les mots, et de la durée des silences.

289.—En général, le mouvement doit être normal, ni trop lent, ni précipité.

La volubilité fatigue et l’orateur qui s'essoufile, et l'auditeur qui cherche à le suivre. Parler trop vite, c'est compromettre la clarté du discours. Le débit trop lent ennuie et impatiente. On se lusse bientôt d’un orateur dont la parole se traîne, languissante et monotone.

290.—Cependant, le mouvement doit varier suivant le sujet du discours et le personnage qu'on représente. Dans un morceau, l'allure initiale, loin d'être uniformément gardée, sera tantôt ralentie, tantôt accélérée, suivant les idées 2t les sentiments exprimés.

Le mouvement des sons est l'expression du mouvement des idées ; aussi le rythme de la parole change-t-il à tout instant, sous l'influence d'idées différentes. Cette variété d’allures est l’une des grâces de la diction.

C'est par l'interprétation qu'on connaît le degré de rapidité voulu par le sujet du discours, par l'idée ou

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