LE MOUVEMENT
le sentiment exprimés, et par l'âge, le caractère, la condition du personnage.
Ainsi, la récitation d’un morcea, fable, poésie badine, e, demande une v serait déplacée dans une scèr historique, d’une ode, d'un discours, — racontée avec un mouvement accéléré : longue et pénible sera plutôt fait avec le n'est jamais précipité ; re une certaine impérle avec la vivamme actif, éveillé, ne traîne pas bes comme fait un Paresseux ayant sommeil. Un sou-
verain n'a pas le parler turbulent d’un page.
uand un passage de le dire vite : il pa
contraire, en disant lentement ce
détaillant bien, vous exciterez l'intérêt,
291.—La rapidité du débit est encore en raison inverse de la difficulté qu'on éprouve à se faire entendre, et dépend par conséquent des dimensions et des propriétés acoustiques du local.
On doit parler d'autant plus lentement que l’espace où la voix doit vibrer est plus considérable,
L'éloquence en plein air, outre la v
auditeurs les plus éloignés e sa voix.
Au point de vue de la valeur acoustique, on peut distinguer trois types de salles: 1° celles dont la sonorité excessive expose à des échos, et partant à
av Elu amp man. pm sen ne + de ie +
l'enchevêtrement et à la confusion des sons; 2° celles qui sont plutôt sourdes, éteignant les sons, étouffant la voix; 3° celles qui résonnent bien, c'est-à-dire, où les ondes sonores directes et réfléchies produisent un son unique et renforcé.
Dans les premières, il faut parler plus lentement, moins fort, et plus distinctement. i
Dans les secondes, l'orateur doit ralentir aussi son débit, et parler plus fort.
Dans les troisièmes, enfin, avec un mouvement modéré, un orateur se fit comprendre sans peine.
L'essentiel est d’être compris. Si votre voix est faible, vous devez dans tous les cas suppléer à la force du son par la lenteur de la parole et la netteté de la prononciation. Si l'idée exprimée, ou le sentiment, exige une allure plus rapide, exagérez
d'autant l'énergie de l'articulation. Mais ne prenez jamais une allure trop rapide ; ne vous rendez pas à la limite extrême de
perception ible, qui est de quatre syllabes par seconde, oc
Chaque local demande done une étude particulière. Ses ropriétés acoustiques dépendent de ses dimensions,—hauteur, ras largeur, —de sa forme, de sa capacité, du choix et de la disposition des matériaux employés dans sa construction, des tentures qui s’y trouvent, de la forme anguleuse ou arrondie des voûtes, des parois et des colonnes. Ce sont là autant d’indications sur lesquelles doivent se régler le mouvement du débit et la force de la voix. Un orateur ne doit jamais prendre la parole dans une salle, sans en avoir d'avance apprécié la valeur acoustique. Si l’on ne veut rien risquer, il vaut mieux essayer la salle, avant d'y paraître devant le public; et même alors, doit-on se rappeler qu'une salle ne résonne pas de la même manière, vide, ou pleine de monde.
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vous Jenl'idée gérez sune ne de le.
Ses iteur, et de n, des ondie d’innt du prenprécié mieux même de la
LES DÉFAUTS DE LA PAROLE SECTION 1V LES DÉFAUTS DE LA PAROLE ART. I. — Le béguiement
292,—Le bégaiement consiste dans la difficult qu'éprouve le bègue à Prononcer quelques culiers ou tous les sons indistinctement, ce ui se manifeste par une répétition convulsive de OÙ Par une espèce d'hésitation qui retarde enr émis
sion, suivie généralement d'une précipitation désordonnée,
son parti
ceS sons,
C’est une résistance des Organes aux ordres de la volonté.
e veut exprimer une idée, il veut pour cela prononcer un mot, il ne le peut pas, et ce n’est qu'après des efforts répétés
qu’il y parvient,
298.— On distingue le bégaiement organique et le bégaiement d'habitude. Le premier est une véritable infirmité, une affection nerveuse. Le second peut dépendre de Ja timidité, d'une trop grande préci- Pitation, d'une imagination trop vive; mais le plus souvent, il tient à l'indiscipline des organes.
Les lèvres et la langue sont parfois paresseuses et ne peuvent suivre l'intelligence plus alerte, Mais la principale cause du bégaiement d'habitude paraît être le désordre de Rod ; le diaphragme indocile est pris de contractions spasmodiques, pendant l'expulsion de l'air, et ses soubresauts se comtwuniquent à tout l'appareil vocal.
294.— Pour se corriger du bégaiement, il faudrait rendre à la volonté son empire sur les Pour cela discipliner ceux-ci.
Organes, et
Il est douteux que cela soit possible, quand le bégaiement est organique. Pour le bégaiement d’habitude, la guérison est toujours possible; le traitement à suivre consiste dans deux espèces d'exercices : exercices de respiration, et exercices d’articulation.
Les preiniers seront décrits quand nous traiterons de la respiration ; les seconds se trouvent au No 97.
ART. Il. — Le bulbutiement
295.—Le balbutiement consiste dans une prononciation hésitante, interrompue, mais sans secousses ; c'est un prolongement lent et pénible, plutôt qu’une répétition, de chaque son.
On peut rappeler ici le défaut de certains orateurs qui, à tout instant, intercalent dans leur discours un son iuarticulé, ressemblant à un EU ouvert.
296.—Le balbutiement est naturel ox: :ceidentel : maturel, s'il provient de la faiblesse de l'intelligence qui conçoit trop lentement; accidentel, s'il a pour cause soit la timidité, soit une conception confuse de ce que l’on veut dire, soit une habitude invétérée.
Le balbutiement accidentel se corrige aisément. Celui qui désire s’en défaire n’a qu’à le vouloir fermement et à se surveiller.
ART. III. — Le bredouillement
297.—Le bredouillement consiste dans un mruvement tellement précipité, que les mots, prononcés imparfaitement, enchevêtrés et mêlés, sont confus et souvent inintelligibles.
Rd