‹ Manuel de la parole [microforme]Chapitre 159 sur 222 · LE LÉOPARD ET L'ÉCUREUTE · texte numérisé non relu

LE LÉOPARD ET L'ÉCUREUTE

Un écureuil, sautant, gambe dant sur un chêne, Manqua sa branche, et vint, par un triste hasard, Tomber sur un vieux léopard Qui faisait sa méridienne.

Vous jugez sil eut peur! En sursaut s’iveillant, L'animal irrité se dresse :

Et l’écureuil, s’agenouillant, Tremble et se fait petit aux pieds de Son Altesse. ‘Après lavoir considéré, Le léopard lui dit: “ Je te donne la vie, Mais à condition que de toi je saurai Pourquoi cette gaîté, ce bonheur que j'envie, Embellissent tes jours, ne te quittent jamais, Tandis que moi, rpi des forêts, Je suis si triste et je m'ennuie.

Sire, lui répond l'écureuil, Je dois à votre bon accueil La vérité: mais, pour la dire, Sur cet arbre un peu haut je voudrais être assis. Soit, j'y consens: monte.—J’y suis.

A présent je peux vous instruire.

Mon grand secret, pour être heureux, Cest de vivre dans l'innocence :

L'ignorance du mal fait toute ma science ; Mon cœur est toujoiirs pur, cela rend bien joyeux.

MORCEAUX CHOISIS 191

Vous ne connaissez De dormir sans mangez les chevreuils, écureuils

et,

Lorsque not La gaîté vie FLoRrAN.

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