LA CAMPAGNE
Moi! je ne peux pas la souffrir!, mauvais,
pas souffrir la campagne. .
+. [ya des arbres. . .des fleurs qui sentent - des oiseaux qui font un train! Ce n'est pas une partie de plaisir que je fais là! çà m'ennuie assez! .. Les bêtes m’empêchent de boire, les bêtes m'empéchent de manger,
les bêtes m'empêchent de dormir! Conçoit-on! On a eu l’idée de flanquer le couvert sous
la tonnelle!.., qu’on mette le couvert sous la tonnelle. .
. Je ne peux
Je ne veux plus
-Il me semblait à tout moment qu’une chenille tombait dans
mon verre, et qu’une araignée se balançait sur mon assiette... .là, au bout d'un fil, comme ça. Euh!
Je monte me coucher. avec une bougie. Pin! pan! pan! voilà les papillons qui me tapent dans le nez, qui me tapent dans l'œil! .
Je me déshabille, je me mets au lit,
, je commence à m’assou-
C’est une grosse mouche, Je la sens sur mon oreille... J je la manque,
pir... Bouououh! Il faut se lever.
elle a peut-être le charbon !
ne bouge plus! Being !
taloche!...
et je m’applique une Furieux, je cours après, en chemise, mon bonnet de coton à la main, et je saute sur les chaises, sur la toilette,
sur Ja table de nuit!... elle vole à la fenêtre... Bouni! je casse un Carreau!... Mais au moins la mouche s’en va, Attendez! ce n’est pas fini. Je me recouche. Les petits cousins se disent: Ah! bon! Voilà le moment! Et je te pique par ci... et je te pique par là... Je bondis à terre ; je me frotte d'ammoniaque. Une odeur!... et je cuis partout !
Mais au moins je ne sens plus les piqûres. Je me recouche Let et je commence à sommeiller.
Voilà un gueux de chien qui aboie tout au loin, un autre qui lui répond plus près, et celui de ln maison qui réplique sous ma fenêtre, et une conversation des trois à devenir fou ! Quand ils se sont tout dit, je me rendors encore et cette fois tout à fait. Ah! oui, va te promener! Je suis réveillé en gursaut... Cocorieo!... C'est Île chantre du matin, qui m'avertit que le soleil se lève. Et qu'est-ce que ça me fait, à moi, que le soleil se lève?..… Je fais comme lui, hors de moi, enragé, et donnant au diable la campagne et toutes les bêtes qui l’habitent !