‹ Manuel de la parole [microforme]Chapitre 177 sur 222 · LE COCHE ET LA MOUCHE · texte numérisé non relu

LE COCHE ET LA MOUCHE

Din sun chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au soleil exposé,

Six forts chevaux tiraient un coche.

Femmes, moines, vieillards, tout était descendu : L'attelage suait, soufflait, était rendu.

Une mouche survient et des chevaux s'approche, Prétend les animer par son bourdonnement, Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment Qu'elle fait aller la machine ; assied sur le timon, sur le nez du cocher.

Aussitôt que le char chemine, Et qu’elle voit les gens marcher, Elle s’en attribue uniquement la gloire, Va, vient, fait l’empressée : il semble que ce soit Un sergent de bataille allant en chaque endroit Faire avancer ses gens et hâter la victoire.

La mouche, en ce commun besoin,

Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ; Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d'affaire.

Le moine disait son bréviaire:

Il prenait bien son temps! une femme chantait : C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait !

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