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Il est de ces douleurs qu'on ne console pas!
Si vous avez perdu ces chers petits qu’on pleure Toujours, vous comprendrez l'angoisse de cette heure, Les tortures sans nom de ce cœur déchiré.
L'enfant, pâle, semblait, contre son sein serré, Dormir comme autrefois ; et des paupières creuses De la femme, je vis, grosses, silencieuses, Des larmes qui glissaient sur l'or des oripeaux. Pour l’homme, il se tenait assis près des tréteaux, La tête dans ses mains larges et frémissantes, Morne, regardant, près des torches pâlissantes, Briller les quelques sous des badauds dispersés. . . Les ombres de la nuit, bientôt, des cieux glacés Sur ce groupe éploré lentement descendirent, Les bruits de la cité tout là-bas se perdirent, Et l'on n’entendit plus de sanglots. . .que les miens.
Mon Dieu, prenez pitié des petits bohémiens! AMÉDÉE BÉESAU.
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