‹ Manuel de la parole [microforme]Chapitre 215 sur 222 · LE POÈTE ET LES PAPILLONS · texte numérisé non relu

LE POÈTE ET LES PAPILLONS

us n’en aurez petits malheureux, vous Mourrez, le ventre creux, sur l’eau nue et solitaire,

—O lennuyeux raisonneur, qui met sur notre bonheur l'éteignoir d'avis moroses? Ne vois.tu Pas que ces prés liquides sont diaprés de lis, d’œillets et de roses ?

—Papillons, vous êtes fous, Cey fleurs-là, m’entendez-vous, ce sont les vagues amères, où les TaYons miroitants font éclore le Printemps dans un jardin de chimères,

— Qu'importe, Si nous croyons aux fleurs de qui ces rayons dorent la belle imposture ! Dût-on ne point les saisir, n'est-ce Pas encor plaisir, que d'en risquer l'aventure ?

—ÂAllez, vous avez raison. Comme vous, à l'horizon mes Vœux portent leur offrande. Poètes et papillons, Partons en gais tourbillons, tont petits sur la mer grande !

JEAN Ricepiy,

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