‹ Manuel de la société de tempérance [microforme]Chapitre 17 sur 53 · SEE · texte numérisé non relu

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d'administrer aucun sacrement à CCux qui tiennent “ de pareilles maisons. Si j'apprends que quelqu'un “ fréquente ces maisons, j'interdirai l'Eglise et, pendant “ six mois, il sera défendu d’y offrir le Saint Sacrifice. Je déclare de plus que ceux qui transgressent ia pro- ‘ messe qu'ils ont faite en entrant dans la Société de ‘ Tempérance, tombent dans les cas réservés à moi seul, ‘ Et mesgrands-vicairesmême ne pourront les absoudre,. ‘“ Et je veux que mon clergé maintienne l'observation ‘ de cette ordonnance que je proclame, et que je veux “ voir exécutée, avec la plus grande exactitude, par “ tout mon Diocèse, à l'égard des membres de la So- “ ciété de Tempérance.

‘ Dieu a répandu sur nous ses bénédictions les plus “ abondantes, par le moyen de la Société de TFempé- “rance. J/histoire du monde n'offre aucun exemple *“ d’un changement aussi prompt, aussi admirable et “aussi salutaire que celui opéré parmi nous depuis “ quelque tems. Et comment le Seigneur opère-t-il “ ce prodige ? Il se choisit deux hommes obscurs : le “ Père Matthew, de Cork et le Père Foley, de Youghal; “et c’est en cela que nous voyons clairement que le “ bien prodigicux qui s’opère, est dû au Dieu dont les miséricordes sont sans bornes, et que c’est la main du Tout-Puissant qui opère toutes ces merveilles. Car il est dans les secrets de Dieu d’opérer les choses les plus admirables, sur la terre, souvent par le moyen ‘“ des membres les plus faibles de la société. L’éta- “ blissement de cette Société n’est donc l’œuvre ni du “ Père Matthew, ni du Père Foley, ni mon œuvre non “ plus ; c’est l'œuvre du Dieu Tout-Puissant.”

Si le savant et pieux Pontife de Waterford a établi, * l'égard des membres de la Société de Tempérunce qui faussent leurs promesses, des règles plus sévères que celles établies par nos respectables Evêques, c’est que le mal, causé par les boissons en Irlande, était peut-être encore plus grand que dans notre pays, et qu'il faut toujours proportionner le remède au mal. Mais toujours nous voyons, par ce discours d’un des

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