‹ Manuel de la société de tempérance [microforme]Chapitre 24 sur 53 · SHARE · texte numérisé non relu

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la défense, il nous semble que vous hésiteriez à les appeler du beau nom de créatures de Dieu. Si vous vous fassiez donné la peine d’aller étudier les boissons fortes dans les distilleries, vous crainderiez de blasphémer en leur donnant une si haute origine. En sortant du spectacle que vous auriez eu sous les yeux, si vous eussiez eu la force de dire: “ces boissons sont les créa- “ tures de Dieu,” vous eussiez ajouté : “mais la cupi- “ dité de l’homme les a horriblement détournées de & leur fin première.” Dieu avait donné le pur froment et les autres grains à l’homme pour se nourrir, et l’homme, au lieu de s’en servir pour la fin voulue par son créateur, a comme brisé l’œuvre de : ie. et l’a changé, dans la distillerie, en un affreux : o1s:

Etes-vous jamais entré dans ces ma‘: or: ou plutôt dans ces espèces de portes d'enfer, où l’hen:‘'1e, par une science qu’il tourne à la perte de ses se vblables, transforme le grain le plus sain, le plus nourrissant, dans un liquide dévorant, qui coule ensuite comme un fleuve de feu à travers nos campagnes, et qui laisse partout des traces si profondes et si lamentables de son passage. À peine êtes-vous sous ces voûtes sombres, que vous vous sentez comme suffoqués par une épaisse vapeur. D'immenses fourneaux, qui représentent les feux de l'enfer, laissent échapper comme un cercle de flammes autour d'énormes chaudières remplies d’une matière épaisse, sale et noire: on vous avertit de ne pas approcher, car ce qui boue là est d’une force si prodigieuse que la seule vapeur qui en sort peut faire perdre la vue. C’est le rum, dans sa première nature, non rédlibissess

Au-dessus de votre tête vous voyez d'énormes serpens de cuivre rouge dans lesquels vous entendez gronder le dévorant liquide qu’attendent d'immenses réservoirs souterrains. Les êtres malheureux, qui travaillent dans ces infectes demeures, n’ont presque plus rien de la fi”ure humaine, tant ils sont comme suffoqués par l’atmosphère humide et brûlant qu’ils respirent, On dirait des spectres, tant ils semblent quelquefois épui-

sés, faibles et pâles. Encore une fois, si les boissons sont les créatures de Dieu, le Dieu qui les a faites, ou plutôt qui, dans sa colère, a permis que l’homme connût l'art de les faire, ne peut nous défendre de les fuir, de les avcir en horreur, non pas à cause de celui qui est créateur de toute chose, mais à cause du mal qu’elles nous font. Et comment les aimer quand on sait ce qui les compose ?

Voici la recette du rum, qui nous a été donnée par six personnes respectables qui ont travaillé elles-mêmes plusieurs années à en distiller.

‘“ Nous certifions avoir travaillé plusieurs années “ dans une distillerie de rum, et voilà comment on le “ faisait: Après avoir fait bouillir le grain, on y je- ‘tait du savon, du sang de beuf, de la chaux, de la po- ‘tasse, de la couperose, et une grande quantité d’eau “forte. On faisait bouillir cet affreux mélange dans ‘“ d'immenses chaudières de cuivre, après quoi on fai- “ sait passer tout cela dans d'énormes tuyaux de cuivre “ remplis de ver-de-gris. Un jour, une de ces cruches ‘ remplies de l’eau forte, dont on se servait, s’étant cas- ‘ sée, le feu prit aussitôt, et on eut mille peines à l’é- ‘“teindre. On faisait huit tonnes par jour de ce rum ‘ qui passait pour d'excellente Jamaïque, et qui était

‘ distribué et vendu dans les campagnes. Nous sommes ‘certains que cette boisson et toutes le : autres “qui sont fuites dans ce pays de la nême ma- “ nière, sont contraires à la santé, qu’elles ne peuvent ‘ faire que du mal, voilà pourquoi nous y avons renon- ‘cée et que nous conjurons nos compatriotes d'y re- ‘ noncer aussi !

V oilà cette boisson qu’on croyait si bonne et si utile, qu’on en pren uit en toute circonstat ce ; qu'on croyait une chose si précieuse, qu'on en donnait à ses meilleurs amis. N’avions-nous pas le droit de dire que le démon seul a pu nous faire croire ù sa prétendue utilité... Et si ce qu'on vient de lire n’est pas suflisant pour donner une invincible horreur des boissons fortes, voici, à

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ce qu'il nous semble, quelque chose de plus fort encore.

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C’est l'opinion de plus de quatre cents des plus savans Médecins d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande sur les boissons. On verra par-là que les boissons, que Messieurs les Marchands font venir d'Angleterre, ou des Isles, ne valent pas mieux que celles qui sont distillées dans ce pays.

Le comité de la chambre des communes, chargé dernièrement de s’enquérir de l’étendue, des causes et des effets de l’ivrognerie dans le Royaume-Uni, a rapporté les témoignages suivans des premiers Médecins des trois Royaumes.

DugLin.—‘ Nous soussignés déclarons que c’est notre ferme conviction que rien ne pourrait plus tendre à améliorer la santé publique et à faire disparaître la plupart des maladies que l’entière abstinence des boissons spiritueuses. Signé par Alexandre Jackson, Médecin du gouvernement ; John Crampton, M. D. et Professeur de médecine ; R. Carmicael; Philippe Crampton, premier Chirurgien de état ; J. Cheyne, M. D. Physicien général; À. Colles, P rofesseur de chirurgie, etc., etc. et par 43 autres comités médicaux d’Irlande.

£DIMBURGH.—Nous soussignés déclarons que nous sommes convaincus que les liqueurs spiritueuses ne peuvent être regardées comme un article de diète propre à donner des forces et de la santé, et que, si on s’en abstenait entièrement, la santé et le bonheur publics y gagneraient infiniment. Cette déclaration est signée par les quatre Professeurs de la faculté médicale de luniversité ; par onze membres du collége de Médecine ; par le président et 27 membres du collége Royal des Chirurgiens, et par 34 autres des premiers Médecins d’Ecosse.

Lerru.—Nous soussignés certifions que nous sommes convaincus que Îles liqueurs spiritueuses, sous quelque nom et forme qu elles soient, sont infiniment pré- Judiciables à la santé. Et qu’elles ne contiennent aucune qualité nutritive. Signé par MM. Anderson, M. C.; Robert Sims, M. D.; Charles Cheyne, Chirurgien;

78 MANUEL DE LA George Kirk, M. D.; G. Combe, M. D.; Thomas M “ causé Lade, M. D.; Thomas Craige, M. D.; John Cold- M “quan stream, M. D. NU «vide York.—Nous soussignés certifions que les liqueurs M ‘“ qu’el spiritueuses ne sont, en aucune manière, nécessaires DM ‘“ Les aux personnes en santé, et qu'au contraire, elles sont DM ‘gran presque toutes sans exception toujours pernicieuses. l ‘ que Que leur entière disparition contribuerait infiniment à MN ‘“lho ramener la santé, les mœurs et le bonheur publics. Si- 1 ‘cles gné par 24 Médecins. “ ‘“sonn Bricnron.—Le certificat, signé par 24 Médecins de M ‘les c cette ville, est le même que celui ci-dessus : ainsi que M “ nicic celui de Bradfort, signé par 13; celui de Berwick, si- M “étép gné par 11 ; celui de Cheltenham, signé par 86 ; celui LM Apr de Derby, signé par 19 ; de Leeds, par 47 ; de Man- | de ten chester, par 17; de Nottingham, par 26 ; de Worches- JM fortes.

ter, par 32 ; de celui de Gloucester, par 15; celui de ! à faire Kilmarnock, par 8 ; de Lincoln, par 22. À ces témoi- M tenir c

gnages nous avons à ajouter l'opinion du célèbre Sir JM on, t Astley Cooper, qui écrit: “ Personne ne déteste plus M sité, d ‘que moi l’usage journalier des boissons fortes. Je [M une « “ n'ai jamais voulu souffrir, dans ma maison, aucune es- JM nous a “ pèce de boissons spiritueuses, les regardant comme de M en tell ‘“ véritables démons. Et si le pauvre peuple pouvait M nous : ‘voir, comme moi, les maux de foie, les hydropisies, (M langag “les cruelles maladies de nerfs qui sont les consé- MN tière. ‘“ quences immédiates de l’usage des boissons fortes ; il } parce ‘ saurait que les liqueurs spiritueuses ne sont rien autre plutôt “ chose qu’un poison destructeur.” voilà | Edward Wilmer, Professeur de chimie de l'Université fait ui de Londres, écrit ce qui suit: “ C’est mon intime con- ! fortes, ‘“ viction que les boissons spiritueuses ne peuvent ser- D semen “ vir pour nourrir et soutenir l’homme, et que les forces l’homi ‘“ du corps et la santé y gagneraient, si on cessait en- circon “tièrement d’en faire usage. Que l’usage journalier À qu’elle ‘“ de ces liqueurs minent la constitution, affaiblissent M toujor ‘ l'esprit et dégradent le caractère. : que P Le comité, dans son rapport, parle ainsi des boissons M poisor

spiritueuses: % Outre une infinité d'autre maux, elles indec

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SOCIÉTÉ DE TEMPÉRANCEF. 79

‘ causent tous les ans la destruction d’une immense ‘ quantité de grains sains et nourrissans que la Pro- “ vidence donne à l’homme pour sa subsistance, et « qu’elle change en affreux poison par la distillation. “ Les plus hautes autorités médicales, interrogées en ‘ grand nombre par le comité, se sont accordées à dire “ que les boissons fortes sont de véritables poisons pour & l’homme, qu’il n’y a pas une seule circonstance où “elles soient nécessaires, ou même utiles, aux per- “ sonnes en santé; et qu’elles sont toujours, dans tous “ les cas, et en quelque petite quantité que ce soit, per- “ nicieuses, destructiv, : à proportion de ce qui en a « été pris!”

Après ces documens, comment parler de modératn n, de tempérance, dans l’usage journalier des boissons fortes. En quoi consiste la vertu de la Tempérance? à faire un usage modéré des bonnes choses, et à s’abstenir des mauvaises. Dire qu’il peut y avoir modération, tempérance à foire usage, sans une absolue nécessité, d’une chose qui ne peut nous faire que du mal, est une contradiction dans les termes. IL est vrai qu’on nous a mille fois répété que les boissons étaient bonnes en telles et telles circonstances. Mais c’est en cela que nous avons été trompés: ceux qui nous tenaient ce langage étaient aussi ignorans que nous sur cette matière. Ils étaient même intéressés à nous tromper, parce que souvent ils aimaient la boisson, et que c'était plutôt la passion que la raison qui parlait en eux. Mais voilà plus de quatre cents hommes désintéressés qui ont fait une étude approfondie de la nature des boissons fortes, qui en ont examiné les effets, ont consciencieusement pesé le bien et le mal qu’elles procurent à l’homme, par rapport à sa santé, dans les différentes circonstances de la vie; et voilà que tous déclarent qu’elles ne font aucun bi:n, qu’au contraire, eiles sont toujours dominageables. Ils disent que, quelque nom que portent ces boissons, elles ne sont au fond qu’un poison destructeur. Et on feindrait, après cela, d’être indécis sur l’usage qu’on en doit faire!

Le Dieu tout-puissant qui me défend d’enfoncer le poignard dans mon sein, me défend évalement de boire des liqueurs que la science et l'expérience prouvent être destructives de la vie qui m’a été donnée.

Si c'était une chose inutile de prendre des boissons fortes, je ne devrais pas en boire; et la raison en est que le Souverain Juge, qui doit me punir d’une parole inutile, ne me punir a pas moins si Je fais une chose inutile. Et plût à Dieu que le seul mal, qu’on peut dire de la boisson, eut été d'être inutile à ceux qui en ont fait usage. Mais elles ont ruiné, de fond en comble, les fortunes les plus solides; elles ont dégradé, au dessous de la brute, les intelligences les plus élevées; elles ont amené la désolation dans le sein des familles les plus faites pour ètre heureuses; elles ont visiblement et directement donné la mort à des milliers d'hommes: elles éteignent tous les jours, la religion dans le cœur de nos parens, de nos frères, de nos amis, de nos enfans; elles changent tous les jours, au milieu de nous, en bêtes féroces, les honimes souvent les mieux calculés à faire lornement et le soutien de la société; elles ont fait des milliers de veuves et d’orphelins; elles ont précipité dans l'enfer d'innombrables victimes; elles ont arraché à J. C. des millions d’âmes qu’il avait rachetées au prix de son sang. Et, à côté de tous ces maux épouvantables, elles n’ont jamais fait de bien à personne!

Jesus-Christ a dit: Tout arbre qui ne porte pas de “ bons fruits doit être coupé et jeté au feu;” ne peut-on pas dire que la boisson est cet arbre maudit dont le Sauveur parle, et qu'il faut dé ‘truire parce qu’il ne porte pas de bons fruits... En vérité, la boisson n’estelle pas comme un arbre dont les fruits portent partout la désolation et la mort... Nous savons bien que les Français et les autres peuples qui cultivent la vigno ont d'excellens vins; nous savons que Ces vins sont propres à fortifier l’homme et à le nourrir... Mais pour cela sommes-nous autorisés à nous servir des boissons qu'on nous offre dans ce pays sous le nom de vin de

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Porte, de Madère, d'Eau-de-vie, etc. ete., lorsque tous les hommes les plus éclairés, et la science que nous pouvons avoir acquise nous-mêmes, nous apprennent que tous ces prétendus vins ne sont souvent que de dangereux breuvages quelacupidité, aidée par la chimie, nous compose, nou pas pour nous donner des forces et de la santé, mais uniquement pour flatter notre palais, vider notre bourse, miner notre tempéramment et damner nos ânes?

Les Chinois, qui s ’empoisonnent par milliers aujourd’hui avec lopium que les Anglais leur portent au bout de leurs baïonnettes, pourraient répondre à leur prudent Empereur qui leur en interdit Pusage: “ Les Français ont de bons vins à boire, donc nous pouvons “ boire de l’opium.”.….. Ils seraient aussi bons logiciens que la plupart de nos Luveurs de vin, qui s’'excusent en disant que les vins français sont bons. Que n'importe qu'il ait plu, à M. le Marchand de boisson de donner à telle liqueur le nom de vin de Porte; d’appeler telle autre, “ vin de Madère, d'Espagne et de 'énérif ?”

Dès lorsque par l'analyse, je m'aperçois, d’une manière infaillible, que la plupart de ces boissons n’ont que le nom et le goût de ceiles qu’elles représentent, et qu’elles sont un composé de substances propres uniquement à causer les plus grands ravages dans les organes que Dieu n’a données pour ln conservation de ma vie; ne dois-je pas écouter la voix de la religion et de la raison, qui me commandent de m'en abstenir ?

Or, encore une fois, telle est notre position, dans la plupart des pays où Dieu n’a pas fait croître la vigne, que nous ne pouvons guères connaitre les bons vins que de nom... Voilà au moins ce que nous disent tous les Français qui voyagent dans ce pays; voilà ce qu’a déclaré, en notre présence, devant une assemblée des plus respectables à (Québe ce, Monseigneur i Evèque de Nancy lui-même. Le témoignage ‘de toutes ces personnes ne fait qu'ajouter un nouveau poids aux déclarations de tous les hommes versés dans la science de la

chimie qui s'accordent à dire, avec les 400 Médecins

cités plus haut, et avec le savant Sir Astley Cooper, * que les liqueurs spiritueuses ne sont rien autre chose ‘qu’un poison destructeur.”

Le Docteur Douglas, qu'on regarde avec raison comme undes plus savans Chimistes et un des meilleurs Médecins et Chirurgiens de Québec, a deux fois donné à cette ville, en présence de plus de deux mille citoyens, son opinion que les vins, les bières et les autres bois sons fortes, en usage dans ce pays, étaient non seulement inutiles aux personnes en san té, mais que, pour peu qu'on en fit usage, même modérément, elles predisposaient à une our d'infirmités; qu’elles rendaient souvent incurables les mala lies ne le moindre soin aurait arrêtées; gris paralvsnient l'effet des remèdes les plus salutaires et les plus puissans; qu'elles étaient Ja cause de résque toutes les apoplexies, les goutes, les paralésies, les anévrismez, les maled | ete, vte.. Non content de c'ter les noms les plus respectables à Pappui de sa doctrine, il a voulu montrer, par des preuves qu'on peut appeler infaihbles et physiques que ces boissons ne pourratent produire que du mal. Deux fois à ( Juébee, en présence de plusieurs milliers de personnes de la hante respectabilité, et une fois à Beauport, devant : nombreuse assemblée des habitans de cette Paroisse de s'étaient joints Monsieur le Curé de Québec et plusieurs autres

membres du clercé de Ia qe etdes environs; il a ana-

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lysé du vin de Madère et de Porte de la meilleure qualité, ainsi que de Ja bicre de table, et il a fait voi que les premiers contenaient un sur quatre d'lcohol et la dernivre un sur huit!

Ï a ensuite pris Palechol, extrait de grosse bière, et l'ayant mêlé avec un peu de sucre et d’éther et d'autres invrédiens, il en a composé d'excellens vins de Porte, de Madère, de Champagne, et ensuite du brandy et du rum de première qualité, [la terminé ses savantes et bien intéressantes expériences par conjurer ses concitoyens de ne jamais faire usage de ces boissons sans

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une absolue nécessité, et de les mettre au nombre de ces violens remèdes, dont or ne doit se servir que très rarement sur l’ordre d’un habile Médecin.

Si, après cela, l’on venait nous dire: “Mais, si c’est “un si grand mal de boire du vin, pourquoi J.-C. en

“a-til fait aux noces de Cana!” nous répondrions: #4 Si vous aviez du vin aussi doux, aussi bon, aussi ça: “ Jutaire que celui q 1e Jésus- Christ créa lui-même, nous “ne vous blâämerions pas d’en faire usage, mais c’est “ parce qu'il y a Ja distance du jour à la nuit, la diffé- “rence du bien au mal, entre les vins tels que Dieu 4 les a faits, ct ceux que vous débitent vos Marchands, “ que nous vous conjurons de n'en jamais goûter. Les è premiers étaient bons pour votre corps qu'ils auraient “fortifié, ils étaient bons même pour votre âme qu'ils “auraient élevée vers Dieu, tandis que ceux que vous # avez détruisent votre santé, appesantissent votre âme, alimentent en voustoutes les mauvaises pas- SION

Qu'on ne nous parle; pas, non plus, du consert que St.

Paul donne à son bien-aimé disciple, de mettre un peu de vin dans son enu à cause de l'extrême faiblesse de son tempéramment. D abord ce texte prouve tout le contraire de ce que désirent les personnes qui le citent à tout one sans en approfondir assez le sens. Il prouve que St. Paul et son disciple ne buvaient pas Sd end de vin; et que, si nous voulions être leurs imitateurs, nous nous en phone nous aussi, avec joie, pour lPamour de J.-C. Si $t. Timothée eut èté dans l'habitude de boire du vin, &t, Paul ne lui aurait pas enjoint si expressément den prendre. Or il est plus que probable que le discipie n’était en cela, comme dans tout le reste, que l'imitateur de son maitre. Mais dites- -vous: toujours est-il vrai que St. Paul conseille à son discipie de prendre un peu de vin...” Out, mais lisez tout le texte et vous verrez que, sil lui donne ce conseil, c’est à cause de son faible tempéramment et de ses nombreuses infirmités, [lest visible qu'il ne lui aurait pas tenu ce lan igage sil eut été Fort et

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