‹ Manuel de la société de tempérance [microforme]Chapitre 27 sur 53 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

5°. EXCEPTÉ COMïHE REMÈDE.

Circonstances où il faut surtout éviter de prendre des boissons fortes.

ON nous dira peut-être : “ Nous sommes convaincus ‘ que les boissons fortes ont fait plus de mal que de “ bien, et que si on en détruisait l'usage, bien peu de ‘ personnes auraient à souffrir ; mais est-ce qu’il n’y ‘ a pas de circonstances où elles puissent être bonnes ‘ et salutaires ?” A cela nous répondrons : Les écrits des hommes les plus experts en cette matière; les témoignages des plus savans Médecins d'Angleterre, des Etats-Unis et du Canada, s'accordent à dire qu’elles sont dangereuses et dommageables à l’homme dans presque toutes les circonstances où l’on est dans l’usage d’en prendre. Ils disent que, dans les cas rares où elles sont bonnes, elle peuvent toujours alors être suppléées par quelque chose de meilleur...

Elles sont très nuisibles à jeûn ; aussi les personnes qui en prennent avant leur déjeûner ou tout autre repas, sont-elles peu de tems sans s’apercevoir de leurs pernicieux effets. En peu d'années, et souvent en peu de mois, elles perdent complètement l'appétit ; elles ne sentent plus le besoin de manger, parce que l'organe de

A nee I Pt eee = + ANS

b « hr j!

| ; it + 16 à

tt LM EL

l'estomac, que Dieu a chargé de nous avertir lorsque le corps a besoin de nourriture, est paralisé, brûlé par la boisson. De là vient que les personnes qui ont eu la mauvaise habitude d’en prendre à Jeûn ne sont plus capables s de déjeûner, sentent même comme une espèce de répugnance à prendre aucune nourriture. C’est alors qu'il faut prendre des excitants, et boire ce qu’on appelle le petit coup d’appétit. Mais l'estomac, chez nombra de personnes, se fuit bientôt à ce petit coup, et exige quelque chose de plus: alors on augmente la dose... et cette dose, ainsi augmentée, finit souvent par être encore insuffisante. Il faut alors l’augmenter encore jusqu'à ce qu ‘enfin... Maïs nous nous arrêtons pour demander à toute personne sensée, si ce n’est pas inconvenable, ridicule, nous Ôôserions dire honteux, de prendre ainsi ce coup d’: appétit, dont l’usage est pourtant devenu, de nos jours, si commun et si à la mode ! Nous devrions regarder la table comme un champ de oscille, funeste pour nous par mille défaites que le démon de la gourmandise nous a faites essuyer. Nous ne devrions nous avancer vers la table qu’armés pour combattre notre plus formidable ennemi ; et voilà que nous nous livrons à lui, pour ainsi dire, pieds et poings liés, avant même qu’il nous ait attaqués, en excitant, par toutessortes de moyens, un appétit que nous devrions bien plutôt chercher à modérer, dans lintérêt de nos corps autant que dans celui de nos âmes.

La table est dressée, l’heure du repas est arrivée; un homme s’avance pour y prendre place... c’est un chrétien. Il forme sur son front le signe de la croix, de cette croix sur laquelle son Sauveur Jésus a été abreuvé de fiel amer et de vinaigre... Alors une pensée l’occupe...… Il est inquiet... Savez-vous pourquoi? Il a peur de ne pas manger assez... Il craint de n'avoir pas assez d’appétit..…... Lt pour augmenter cet appétit, il jette dans sa poitrine un liquide brûlant qui va si bien en agiter toutes les fibres qu'il ne pourra plus s’apercevoir lorsqu’ il aura assez mangé. Voilà

Le! PP D A be bé À) CC ban ©

qui serait incroyable si on ne le voyait tous les jours. Lorsqu'on se met à la table, notre seule inquiétude doit être que nous allons trop manger: et la crainte contraire est plus que puérile ; elle est inconvenable et honteuse...... Nous n'avons pas besoin de ces choses pour exciter l'appétit Nous avons assez du démon qui nous exagère les bonnes qualités des mets, et qui nous crie, depuis le commencement jusqu’à la fin du repas: ‘“ Munges, manges, tu en as besoin.”

Mais si les boissons fortes sont inutiles avant le repas; elies le sont encore plus pendant le repas.

D'après le témoignage des hommes les plus instruits eur ces matières, le plus puissant dissolvant que nous ayons pour notre nourriture est l’eau, et l’eau pure telle que Dieu nous la donne. Les boissons fortes, loin d'aider la digestion, comme quelques personnes le prétendent, l’arrêtent ; et ceux qui s'en servent pendant leurs repas sont infiniment plus sujets à avoir des vents, des rapports d'estomac, des indigestions que ceux qui boivent de l’eau. La raison en est bien claire. Veuton conserver long-tems de la chair, ou toute autre substance sujette à la corruption : veut-on qu’elle devienne dure et coriace? on la fait tremper dans des boissons fortes, on l’en imbibe. De même, siles vivres que vous mettez dans votre estomac sont imbibées des liqueurs spiritueuses que vous buvez, loin d’être plus tendres et plus faciles à être digérées comme vous le pensiez, elle deviennent nécessairement plus dures ; et il faut alors que votre pauvre estomac travaille trois fois plus pour les broyer que si vous n’eussiez pris que de l'eau. Aussi, si on veut être de bonne foi, on avouera qu'après un repas où on a tant soit peu pris de boissons fortes, on se sent fatigué, appesanti, on éprouve une forte fièvre, on ressent des maux de tête, on a un mauvais sommeil: ce sont là des misères et des infirmités auxquelles on ne sera jamais exposé si on ne boit que de l’eau pendant son repas.

Si les boissons fortes ne font que du mal à l’homme avant et pendant son repas, au moins, dira-t-on, elles

| "à IE D ' !

l à 1 FA 4 1 | À LH [à { l k

dm ep 25 pe mg

lui sont infiniment utiles lorsqu'il travaille fort?—Point du tout: Plus un homme travaille fort, et moins il a besoin de boisson. Le pauvre journalier a bien assez de ses pénibles et durs travaux pour se fatiguer et s’épuiser sans boire encore d’une liqueur dévorante qui le fatigue et l'épuise plus que son travail, en tenunt constamment son sang à l’état de fièvre.

Dieu a condamné l’homme au travail, à la peine, à l fatigue, et c'est en vain qu'il cherche à se soustraire à cette sentence... N’allez pas croire que les boissons fortes que vous prenez vous Ôtent l'épuisement, la fatigue du travail ; non, elles ne vous Ôtent que le sentiment, et vous exposent par-là à prolonger vos travaux bien au-delà de vos forces. Si vous prenez des boissons fortes, nous avouons très volontiers que, sur le moment, vous sentirez moins la fatigue que celui qui ne boit que de l’eau ; peut-être qu’à l'instant continuerezvous un travail que vous étiez sur le point d’abandonner ; oui, mais tout cela est au dépens de votre santé que vous épuisez, de votre vie que vous abrégez.

Nous allons expliquer plus clairement notre pensée : L'homme qui travaille sans prendre de boissons fortes travaille comme un homme raisonnable ; il suit la loi de la nature qui est celle de Dieu : lorsqu'il est fatigué, il se repose ; il n’a pas l’imprudence de se charger d’un fardeau au-dessus de ses forces..…..…, s’il faut le porter, il refuse sagement de le faire tant qu’il est seul, il attend que ses amis, ses compagnons viennent à son aide. Mais, dès qu'un homme prend des boissons fortes, on peut dire qu’il s'expose à travailler non pas comme un hoinme, mais comme une bête sans raison... Donnezlui un verre de boisson, il vous dit qu’il ne sent plus la fatigue; donnez-lui en deux, il vous dira qu’il est presqu'aussi frais, aussi reposé que s’il n'avait rien fait encore, Donnez-lui en un troisième, il rit, il chante sous le fardeau qui l’écrase ; il le trouve léger, il ne s'aperçoit pas qu’il le porte; si vous lui en donnez un quatrième, il se sent si fort, qu’il ne voit rien à son épreuve; il ne peut plus se porter lui-même, et cepen-

du ns dont 20 nf np de 0 de bed bg et = dé

dant il se croit capable de porter la terre si vous vouliez la lui mettre sur les épaules.

Le fait est que la boisson n’a pas donné de forces à son corps, mais qu’elle lui a ôté l'esprit en proportion de ce qu'il en a bu. Elle avait un peu diminué son bon sens, lorsqu'il n’en n’avait bu qu’un verre, elle le-lui avait complètement Ôté au quatrième. Aussi, voyez comme il s’agite, comme il force outre raison, comme il travaille sans prudence lorsqu'il a la tête tant soit peu échauffée, Mais souvent, dès le lendemain il est au lit, malade d’une pleurésie, d’un effort, dont il ne sera guéri qu’après des mois entiers de souffrances. Il faudra alors payer cher un Médecin ; perdre un tems considérable

dans le moment le plus précieux nour gagner sa vie;

le peu d'avance qu’on avait est Bientôt dissipé; en peu de jours on est réduit à la mendicité; il faut que les voisins viennent au secours... Et nous doutons fort que le bourgeois qui vous aura ainsi fait boire pour vous porter à travailler plus que vos forces, et qui sera la première cause de votre malheur, soit bien pressé à apporter du pain, des habits à votre femme infortunée, à vos pauvres enfans qui languissent autour de votre lit de douleur.

Nous avons interrogé sur ce sujet une foule d’ouvriers respectables à Québec et ailleurs, qui tous nous ont déclaré que, lorsqu'ils prenaient de la boisson même en petite quantité, s'ils oubliaient pour un moment la fatigue, ils payaient à l'instant bien cher ce léger soulagement, car, quelques momens plus tard, ils se sentaient tellement épuisés, fatigués, que, pour oublier ce nouvel épuisement et continuer la besogne, il fallait boire de nouveau des liqueurs fortes presque pour la valeur de leur journée, à la fin de laquelle pourtant ils n’avaient jamais fait tant d'ouvrage qu'ils en font depuis qu’ils se sont mis de la Société de Tempérance. Il est si faux que la boisson augmente les forces de l’homme et le rende plus propre à supporter la fatigue de ses durs travaux, que tous les maitres de chantiers, tous les grands entrepreneurs de Québec et

d’ailleurs, préfèrent la journée dés hommes qui sont

de la Tempérance parfaite à celle des autres. Plusieurs même ne veulent pas avoir d'autres ouvriers que ceux qui sont de la Tempérance.

Cette vérité a été mille fois prouvée: Mais le Père Matthew l’a démontrée d’une manière aussi frappanto que nouvelle et ingénieuse:--Plusieurs personnes respectables lui avaient dit qu’elles trouvaient dur de conseiller aux pauvres ouvriers de s’abstenir des boissons fortes et des grosses bières qui étaient, suivant elles, si propres à les soutenir dans leurs pénibles travaux. Le vénérable Apôtre de la Tempérance, voulant convaincre ces Messieurs que les liqueurs fortes, loin do donner des forces à l’homme, ne servaient qu’à l’affaiblir, imagina le moyen suivant:

J1 fait faire trois fortes chaloupes yar‘aitement semblables: mêmes dimensions, même bois, mêmes ferrures, même pesanteur, même vitesse; chacune d’elles pouvait recevoir douze rameurs... On choisit, pour les monter, 36 hommes des plus robustes et, autant que possible, d’égale force. Les Messieurs, qui sont d’avis que les boissons spiritueuses donnent des forces à l'homme, choisissent eux-mêmes 24 hommes, dont 12 sont accoutumés à boire du rum, du wiskey et d’autres boissons fortes, et 12 qui sont dans l’usage de ne prendre que de la grosse bière. Ils montent chacun dans la chaloupe qu’ils préfèrent, on leur donne un coup de la boisson qu’ils aiment pour les fortifier, et on leur promet une forte récompense sils peuvent passer la troisième chaloupe, qui est montée par douze membres de la Société de Tempérance, qui n’ont pas pris de boisson spiritueuse depuis long-tems. On montre à tous l’espace qu’il faut parcourir. I1 faut au moins une heure de marche et de travail de leur part. Des milliers de témoins sont accourus de tous côtés. Le: trois chaloupes sont rangées de front ; elles sont également

belles, également légères; la mer est parfaitement calme! Les rameurs sont chacun à leurs postes: les bras tendus sur leurs rames, ils attendent le signal... Tous les

MR, «û LR: À

SOCIÉTÉ DK TEMPÉRANCB. 103

cœurs sont palpitans c’espérance et de crainte... Enfin le signal est donné. Les trois chaloupes s’élancent ensemble avec une égale rapidité... Aucune d’elles ne semble d’abord dévancer les autres; mais bientôt un cri de joie part de celle que montent les buveurs de boissons fortes. Et on s'aperçoit, en effet, qu'ils dévancent leurs adversaires de quelques pieds. Ceux qui les suivent de plus près sont les buveurs de bières. Les disciples du Père Matthew sont dans la dernière confusion: la chaloupe, montée par les membres de la Société de Tempérance reste la dernière, Chacun, du rivage, excite, du geste et de la voix, le courage de ceux pour qui sont ses sympathies... Les buveurs de boissons fortes triomphent, et expriment le plaisir qu’ils éprouvent par des cris répétés, que le vent porte jusqu’à leurs amis, et qui semblent redoubler leurs forces... Mais, déjà près de la moitié de l’espace est franchie, et on a de la peine à distinguer les frêles embarcations; l’on voit cependant que, sans être à une grande distance les unes des autres, elles ne vont pas de front. Celle qui dévance les autres semble n'être pas la même qu’au commencement de la course. Le silence le plus absolu règne parmi cette multitude de personnes, si bruyantes il n’y a qu’un instant. Chacun regarde, avec une inquiétude impossible à décrire, dans l'espérance qu’il va reconnaitre, en avant des autres, la chaloupe pour qui sont ses vœux. Mais les esprits ne sont pas long-tems en suspens. La chaloupe qui est la première semble voler sur les eaux... Le PÈre MATTHEW reconnaît bientôt qu’elle est montée, comme il l'avait prévu, par ses chers et bien-aimés disciples, Les buveurs de bière arrivent ensuite à une certaine distance et paraissent beaucoup plus épuisés. Les buveurs de boissons fortes étaient les derniers. Ils semblaient plus forts et plus vigoureux que les autres au moment du départ mais ils” n'étaient pas au milieu de leur course que déjà ils commencaient à mollir et à perdre leur premier avantage. Ils paraissaient tellement épuisés, is étaient tellement inondés de sueurs à côté de I: r8

vainqueurs, qui semblaient frais et capables de recommencer, que chacun resta convaincu que les liqueurs fortes, loin de donner des forces à l’homme, ne sont propres qu’à l’épuiser et à l’affaiblir.

Le grand O'Connell est encore un bel exemple que l’homme actif et laborieux ne doit pas attribuer aux boissons qu’il prend, sa force et son énergie, et qu’on ÿ gagne toujours lorsqu'on en abandonne l’usage.

Ce glorieux défenseur de sa religion et de sa patrie désirait se faire disciple du Père Matthew, et devenir, avec le reste de ses frères, membre de la Société de Tempérance; maïs il n’ôsa pas le faire sans consulter ses Médecins. Ceux-ci lui répondirent qu’il était dangereux à son âge de changer de régime de vie; qu'étant obligé, presque tous les jours, de parler en plein air des heures entières, ce violent exercice nécessitait quelque chose de plus soutenant que de l’eau. Que sa santé était trop précieuse à son pays pour l'exposer par une démarche qui n’était nullement nécessaire; qu’il ferait mieux de continuer de prendre, comme il en avait coutume, son verre de vin et ses deux verres de bière tous les jours. Quelque tems plus tard, O’Connell rencontre le Père Matthew: il oublie le conseil de ses Médecins, se jette aux pieds de l’Apôtre de la Tempérance, et le prie de le recevoir parmi ses disciples. Depuis ce tems, le libér:teur de l’Irlande a plus parlé en public, a eu plus de fatigues à essuyer, de sueurs à verser qu’en aucun autre tems, et jamais il ne s’est si bien porté... C’est lui-même jui racontait ces détails au milieu de plus de deux cent mille hommes qui l’écoutaient. Il finissait son discours par leur dire que jamais ses poumons n’avaient eu tant de force, que jamais sa poitrine et sa voix n'avaient été aussi puissantes, ni sa santé meilleure que depuis qu’il ne buvait que de l’eau.

Mais tout n’est pas fait: de nouvelles objections, plus fortes que les premières, attendent ici les Apôtres de la Tempérance. On leur dit: “Vous nous avez bien ‘ prouvé que la boisson ne peut'faire aucun bien, prise “avant et pendant le repas, et qu’elle n’est bonne à

« vien «6 pro ‘6 circc ‘ pou «6 jusq “ bien « votr cé uñn «6 voya ‘ save 6c ne !

se pou De nous de cro garant diens ] préjug La | en hiv une fo pu not de l’ur aimer sou ve!

excite volon!

la rai:

nous (

| ( lens «

au mc } prem:

fait © comp déba! hoate

ne TR.

“ rien lorsqu'on travaille, En conséquence, nous nous ‘“ promettons bien de n’en jamais faire usage dans ces “ circonstances. Notre résolution est prise, et rien ne “ pourra l’ébrenler. Mais, puisque nous vous avons “jusqu’ic! accordé tout ce que vous désiriez, il faut ‘“ bien que vous nous concédiez quelque chose aussi de ‘ votre côté... Vous ne pouvez nous refuser de prendre ‘un verre ou deux de boisson chaude, lorsque nous ‘“ voyagerons l'hiver, par ces tems rigoureux, où vous ‘“ savez que le froid saisit, pénètre et nous gèle si on “ne prend pas quelques précautions extraordinaires ‘ pour s’en garantir.”

De tous les préjugés les plus erronés parmi nous, nous n’en connaissons guères de plus funeste que celui de croire que les boissons fortes ont quelque vertu pour garantir des impressions du froid... Ah! que de Canadiens périssent, tous les hivers, tristes victimes de ce préjugé!

La boisson n’est pas plus capable de nous réchauffer en hiver que nous rafraichir en été... Iln’y a, encore une fois, que notre éternel ennemi, le démon, qui ait pu nou: faire croire à leur efficacité contre les rigueurs de l’une ou l’autre époque. Pourvu qu’il nous fasse aimer la boisson, et qu’il nous accoutume à en prendre souvent, il est content, son but est rempli... Par là il excite toutes nos passions mauvaises: il affaiblit notre volonté pour le bien, diminue en nous les lumières de la raison et de la foi, éteint par degré le respect que nous nous devons à nous-même. Ilaffaiblit et brise bientôt les liens qui nous attachent à ce qui doit nous être le plus cher au monde... Etlorsque, par des actesréitérés, et dont les premiers nous paraissaient sans conséquence, il nous a fait contracter l’habitude de boire; son œuvre est accomplie, il nous contemple, avec nne joie infernale, nous débattre sous les chaînes les plus pesantes et ies plus honteuses, jusqu’à ce que, de lassitude et d’épuiseinent, nous nous laissions tomber dans la boue et de là dans l'enfer!

Il n’y a pas de tems dans l’année où la boisson soit plus dommageable que pendant l'hiver, et il n’y a pas

2 mare

Page 1