‹ Manuel de la typographie française, ou Traité complet de l'imprimerieChapitre 18 sur 22 · MANLIUS. JACOB · texte numérisé non relu

MANLIUS. JACOB

iTABircBosoiroBOiv, BOX SB BASTxaiara.

Royaume des Pays-Bas.

Ces caractères, dont les Anglais ont emprunté les formes à nos premières tapis.series fabriquées en i 3 oo, ont été importés d’Angleterre eu France, en 182a, par M. Smith, Imprimeur anglais établi à Paris, et par deux Imprimeurs de la capitale.

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DE LA TYPOGKAPIIIE FRANÇAISE. 8'i

On a cherché à améliorer ce genre de gravure, dont les formes sont lourdes, bizarres et grotesques; mais, comme le dit fort bien AI. Gillé dans un écrit qu'il a public à ce sujet en i8a3, tout le talent possible ne peut embellir dos magots.

Il serait à désirer de voir rejeter cette innovation de notre belle Typographie. Qu’un Imprimeur, né Anglais, exerçant honorablement son art à Paris, emploie ces caractères dans ses affiches ou dans les titres de ses lal/eurs, cela se conçoit : dès l’enfance, sa vue est liabituéc à ces formes monstrueuses, et les Hottentots ne trouvent pas d’enfans plus jolis et mieux faits que les leurs; mais que nos premiers Imprimeurs de la capitale substituent ces caractères à ceux que nous possédons, et qui sont gravés avec soin par nos plus grands maîtres, voilà ce qu’on ne peut comprendre. Je pense que l’on pourrait graver des caractères d’affiches et de titres d’un œil plus gras, et conserver nos belles formes françaises.

Ceux dont je vais donner des exemples sont placés entre nos caraclei-es • ordinaires et ceux cpic l’on vient île voir. Ils conviennent assez à rimpres.sion des affiches, et les lettres de deux points ne .sont pas déplacées dans un titre quand elles y sont mises d’une manière convenable et que le goût peut seul indiquer. Ia?s poinçons en ont été faits par M. Firmin Didot.

;Vo«een«j iiirarltTfi d'aj(/iches loinaiiis. — mvu sci i is.

ABGDEFGHIJH

LMIXOPQRSTU

VWXYZ.

11 ne faut pas rester indifférent sur la loi.

MANUEL

Camclère italique gravé et fondu par M. Marcellin Legrand.

MAnTSCl’I.FS.

ABCDEFGHIJKL

MNOPQRSTUFW

XYZ.

MIXUSCCLES.

Fous savez. Français, si ce Prince voulait pardonner»

c’est donc de leurs formes et de leurs proportions que les caractères typograj)liifpies retirent tout leur avantage. Ces lielles formes, ces proportions régulières sont observées dans plusieurs caractères modernes, et surtout dans les capitides sorties des burins de MM. Firmin et Henri Didot, Vibert, Molé, Léger et Marcellin T^cgrand. Ces artistes ont senti que pour réussir à graver une collection de lettres de deux points, propres à former de beaux titres dignes de figurer en tête des anciennes comme des nouvelles éditions, ils devaient se pénétrer de la difficulté de donner des contours gracieux, de beaux pleins, de belles lignes, d’un à -plomb parfait. Ce point important ne peut être obtenu qu’en calculant bien la gradation des pleins et des déliés, depuis la parisienne jusqu’aux plus gros caractères d’afficbcs.

DK tA typographie FRANÇAISE.

lettres (te deux points gravées par M. Léger.

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