‹ Manuel de laryngoscopie et de laryngologieChapitre 3 sur 23 · SI · texte numérisé non relu

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cales ; plus tard surviennent les lésions des éminences aryténoldes et de Tépiglotte, mais alors les lésions pulmonaires sont déjà très-appréciables, nous pouvons donc constater ici une marche ascendante avec début par les parties inférieures du larynx.

4. Angine arthritique, dans cette affection on œnstate une généralisation plus marquée que dans les autres variétés que nous venons de passer en revue, le plus souvent le début se fait simultanément par les piliers, par la commissure postérieure et par la partie postérieure des cordes vocales ; mais ces différentes manifestations sont superficielles et caractérisées par une coloration rouge vif d'une nuance toute spéciale.

A ces «aractères différentiels nous pourrions joindre Taspect des granulations et leur volumç qui varie avec chacune de ces variétés , mais cette description exigerait de trop longs détails et trouvera une place beaucoup plus digne de son importance, lors de Tétude de chacune do ces angines.

Dans cette revue sommaire des angines secondaires chroniques, vous pouvez remarquer que je ne parle pas de l'angine herpétique ; âyani de quitter ce sujet, je tiens à vous faire remarquer que ce L'est pas un oubli involontaire de ma part, et que si je ne range dans aucun groupe l'angine herpétique, c'est que je n'y crois pas comme entité morbide et

que je me suis décidé à rayer du cadre des affections laryngées , cette variété d'angine dont on a abusé depuis quelques années, sans jamais parvenir à en bien délimiter les caractères .

Jusqu'à ce jour, chez tous les malades que j'ai examinés ot qr.i étaient soi-disant atteints d'angine herpétiqu'% j'ai pu constater : soit une angine strumcuse soit, plus souvent, une angine arthritique ; et, lors'{ue Ton se donne la peine d'analyser, sans parti pris, les observations bien rédigées d'angine herpétique, on trouve constamment, chez les malades qui en sont atteints, soit des antécédents de scrofule, soit des antécédents d'arthritisme qui permettent de douter de la nature herpétique de l'angine qui fait le sujet de l'observation.

Il suffit, du reste, de réfléchir à la fréquence des affections cutanées, eczémateuses ou autres, qui se montrent, soit dans l'enfance, soit pendant l'adolescence, chez les sujets scrofuleux ou arthritiques pour voir combien il est puéril de baser un diagnostic d'herpôtisme ou d'angine herpétique sur la simple constatation d'une affection dartreuse à l'une de ces deux périodes de l'existence du malade.

Le temps ne me permet pas aujourd'hui de multiplier les exemples en faveur de la thèse que je soutiens ; je vous ai développé la marche de mon argumentation. Lorsque j'aborderai ce sujet dans une conférence clinique, je vous ferai la lecturô de

observations qui ont motivé ma manière de voir, et vous pourrez, par vous-même, juger si mes conclusions sont bien fondées.

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