‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 103 sur 514 · IV. L'AVARE · texte numérisé non relu

IV. L'AVARE

Molière a emprunté le sujet de L'Avare à la comédie latine de la Marmite (Aultdaria), faussement attribuée à Plaute. Mais le poète français a fécondé l'idée de l'auteur latin et a su faire, sur le môme sujet, une comédie de casactère tout à fait originale. Son Harpagon n'est pas simplement, comme celui de la pièce latine, un pauvre enrichi qui fait rire pas les soins inutiles qu'il prend pour cacher son trésor; c'est le type du richard cupide et avaricieux. Le vice, tel que Molière le peint, est en même temps odieux et ridicule. Aussi l'inquiétude dans laquelle Harpagon vit continuellement est-elle le moindre de ses châtiments.

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