‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 111 sur 514 · V. LE BOURGEOIS GENTILHOMME · texte numérisé non relu

V. LE BOURGEOIS GENTILHOMME

Dans le Bourgeois gentilhomme et dans Georges Dandm, Molière raille j sotte vanité des bourgeois enrichis qui veulent sortir de leur sphère, en s«me temps qu'il châtie la cupidité avilissante des nobles ruinés qui con- ^eendent k frayer avec les bourgeois pour' puiser dans leur bourse. Georges Diodin, en contractant un mariage avec une famille noble, qui n'a consenti i sue pareille alliance que pour payer ses dettes, s'est préparé des chagrins ijnkstiqnes et des humiliations sans fin, qui lui arrachent ce cri de désespoir Inenn proverbe: Vous Vavt* voulu, voue l'ave* voulu, Georges Dandin!

Monsieur Jourdain, le bourgeois gentilhomme, marié à une bonne bour- >ol*, femme aussi sensée que son mari est extravagant, père d'une grande £>. ne sait faire rien de mieux de son argent que de rechercher le commerce 4p gens de qualité qui se moquent de lui et lui empruntent des sommes con- \dérables sans jamais penser à les rendre. Quoique d'âge à pouvoir être -Txùà-père, monsieur Jourdain, dont l'éducation n'a pas été très soignée dans »; jeunesse, se met en tête de se procurer avec son argent un vernis d'érudi- ' c et de bon ton. H prend un maître de philosophie, un maître de musique, c maître de danse et un maître d'armes, qui sont jaloux les uns des autres, •t Tiennent môme aux mains quand il s'agit de la supériorité de la science ^ de l'art qu'ils enseignent, mais qui sont d'accord lorsqu'il s'agit de se '-^per de leur élève et d'en faire une vache à lait

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