‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 117 sur 514 · MOLIÈRE (MS2-167S · texte numérisé non relu

MOLIÈRE (MS2-167S

Marotœ. Mon Dieu! je n'avons pas itugufi comme tous. Et je parlons tout droit comme on parle chetue2 nous. . PHiLAMnmE. Ah! peut-on y tenir?

Bélise. Quel solécisme horrible!

PfflLAmFnc. En voilà pour tuer une oreille sensible! Béliss. Ton esprit, je l'avoue, est bien matériel: Je n'est qu'un singulier, avons est pluriel. Veux-tu toute ta vie offenser la grammaire?

Masure. Qui parle d'offenser grand*mère, ni grand-père?3 Philaminte. O ciel!

Bélise. Grammaire est prise à contre-sens par toi; Et je t'ai déjà dit d'où vient ce mot.

Martine. Ma foi!

Qu'il vienne de Ghaillot, d'Auteuil ou de Pontoise,* Cela ne me fait rien. ^

Bélise. Quelle âme villageoise!

La grammaire, du verbe et du nominatif, Gomme de l'adjectif avec le substantif, Nous enseigne les lois.

Mabtine. J'ai, madame, à vous dire Que je ne connais point ces gens-là.

Philamintb. Quel martyre!

Bélise. Ce sont les noms des mots, et l'on doit regarder En quoi c'est qu'il les faut faire ensemble accorder.

Martine. Qu'ils s'accordent entre eux ousegounnent,5 qu'importe? Pedlamintb (à Bélise). Eh! mon Dieu! finissez un discours de (à Chrysale.) fla sorte.

Vous ne voulez pas, vous, me la faire sortir?

(à part.) Chbtsale. Si fait. A son caprice il me faut consentir. Va, ne l'irrite point; retire-toi, Martine.

Philaminte. Gomment! vous avez peur d'offenser la coquine? Vous lui parlez d'un ton tout à fait obligeant!

. (d'un ton ferme,) (d'un ton plus doux.)

Chkysale. Moi? point. Allons, sortez! Va-t'en, ma pauvre enfant.

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