‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 127 sur 514 · LE LION DEVENU VIEUX · texte numérisé non relu

LE LION DEVENU VIEUX

Le lion, terreur des forêts, Chargé d'ans et pleurant son antique prouesse,1 Fut enfin attaqué par ses propres sujets,

Devenus forts par sa faiblesse.

Le cheval s'approchant lui donne un coup de pied; Le loup, un coup de dent; le bœuf, un coup de corne. Le malheureux Mon, languissant, triste et morne, Peut à peine rugir, par l'âge estropié. H attend son destin sans faire aucunes plaintes; Quand voyant l'âne même à son antre accourir: Ah! c'est trop, lui dit-il; je voulais bien mourir, Mais c'est mourir deux fois que souffrir tes atteintes.

QUATRIÈME LIVEE.

Les pins belles fables du quatrième livre sont sans contredit le Jartoùr et son Seigneur (fab. 4), scène comique et morale tracée de main fc maître, Y Ane et le petit Chien (fab. 5), tableau de genre non moins fràsut, et qui donne lieu à tant d'applications: car le nombre n'est pas petit des lourdauds qui visent à la grâce et qui forcent leur talent; le (<mbet des Bats et dis Belettes (fab. 0), poème héroï-comique en miniature; fe ïïe&Qrd et ses Enfants (fab. 18), remarquable par la noblesse soutenue « U gravité du style, et enfin V Alouette et ses Petits avec le Maître d'un ctap (fab. 22), qui passe avec raison pour un des chefs-d'œuvre du genre.

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