‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 132 sur 514 · SEPTIÈME LIVRE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME LIVRE

Le septième livre s'ouvre par les Animaux malades de la peste, fable "j passe ajuste titre pour un des chefs-d'œuvre de la langue; puis nous tsurquons le Rat qui s* est retiré du monde, fable tout aussi parfaite, -: que nous reproduisons, le Coche et la Mouche (fab. 9), la Laitière et le hA au lait (fab. 10), deux fables qui, par le contraste des deux sujets *' la différence du style, montrent toute la souplesse du talent de La FonuIk. Que Ton compare le commencement de ces deux fables. Dans j première, le poète peint, par la marche traînante du vers, la lenteur t mouvement du coche :

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé,

Et de tous les côtés au soleil exposé,

Six forts chevaux tiraient un coche.1 Dans la seconde, le vers est aussi vif et aussi dégagé que la marche î* \* laitière:

DerrcUe, sur sa tête ayant un pot au lait, Bien posé sur un coussinet,

Prétendait arriver sans encombre à la viUe.

JJgère et court vêtue, elle allait à grands pas,

Ayant mis ce jour-là, pour être plus agile,

Cotillon simple et souliers plats, etc.

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