‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 20 sur 514 · VILLEHARDOUIN · texte numérisé non relu

VILLEHARDOUIN

„Le premier dans Tordre chronologique est Villehardouin,4 (1160 à 1213). Né en Champagne, vers le milieu du 12e siècle, il prit la croix à l'incitation de Foulques, curé deNeuilly,qui prêchait la croisade au nom du grand pape Innocent III. Ses mémoires sont le récit de cette expédition si extraordinaire, dont le but était la délivrance de la terre sainte, et qui eut pour résultat la prise de Oonstantinople et rétablissement d'un empire français en Orient (4e croisade 1202 — 1204).

Villehardouin fut le véritable promoteur de la croisade. Envoyé d'abord à Venise avec cinq chevaliers, pour obtenir des vaisseaux, ce fut lui qui porta la parole devant le doge, dans l'église Saint- Marc, et qui décida le traité entre la république et les croisés. A son retour en Champagne, il apprend la mort de son seigneur Thibault, qui devait commander la croisade. L'expédition était dissoute.

1 „Suz, revenons à nos moutons" C'est là l'origine de l'expression: pour en revenir à nos moutons. a Retirée.

8 Les passages suivants sur Villehardouin et Joinville sont tirés textuellement, sauf beaucoup d'omissions, de V Histoire de la Litt. fir. par Nisard. Dans la 3» édition du Manuel ils se trouvent à la page 721.

4 D'autres écrivent Ville- Hardoin.

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