QUATRIÈME CHANT
Le quatrième chant du poème commence par un épisode satirique, Histoire de ce médecin de Florence qui tue tous ses malades faute •"fcabileté et de savoir, mais qui, après avoir renoncé à la médecine, Client bon architecte. La morale de cette anecdote est appliquée à ceux qui, destinés par la nature à réussir dans un autre métier, schstinent à faire des vers médiocres. Les métromanes qui vous pourruirent de leurs vers étant insupportables, une critique éclairée est nécessaire pour protéger la littérature contre l'invasion des médiocrités. Ces &« sur la vocation poétique, sur le devoir d'un censeur, .sont suivies de tt&&ûs de morale. Le poète doit être homme de bien et ne point offenkt les mœurs ni la pudeur; mais c'est aller trop loin que de proscrire li peinture des passions, qui peut être chaste et morale. Ces préceptes iséne&t naturellement l'éloge et l'histoire de la poésie. Le poète qui cablie son caractère sacré, qui aspire par ses succès à la richesse, n'est pi? digne des faveurs de la Muse.
Aux plus savants auteurs, comme aux plus grands guerriers, Apollon ne promet qu'un nom et des lauriers.
L'aisance doit suffire aux disciples des muses, et comment craindre la oifere sous un roi ami des beaux-arts, et dont
La sage prévoyance Fait partout au mérite ignorer l'indigence.
La transition est assez heureuse pour faire arriver l'auteur à son «jet de prédilection, l'éloge de Louis XIV. Revenant à sa propre personne. Boileau promet d'animer „de la voix et des yeux" les poètes qui Tondront entreprendre de chanter les exploits du grand roi.