AUX JOURNALISTES DE TRÉVOUX
Petits auteurs d'un fort mauvais journal,
Qui d'Apollon vous croyez les apôtres,
Pour Dieu, tâchez d'écrire un peu moins mal,
Ou taisez-vous sur les écrits des autres.
Vous vous tuez à chercher dans les nôtres
De quoi blâmer, et l'y trouvez très bien:
Nous, au rebours, nous cherchons dans les vôtres
De quoi louer, et nous n'y trouvons rien.
XHI« ÉPIORAMME DU m» LIVRE.
A PRADON, QUI AVAIT FAIT UNE SATIRE PLEINE D'iNTECTIVKS OONTR1
Au nom de Dieu, Pradon, pourquoi ce grand courroux Qui contre Despréaux1 exhale tant d'injures?
Il m'a berné, me direz-vous, Je veux le diffamer chez les races futures. Hé! croyez-moi, laissez d'inutiles projets. Quand vous réussiriez à ternir sa mémoire, Vous n'avanceriez rien pour votre propre gloire, Et le Grand Scipwn9 sera toujours mauvais.
Boileau, voyez page 218.
2 Tragédie de Pradon, voyez page 227, note 2.