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MASSILLON

JEAN-BAPTISTE MASSILLON, né le 24 juin 1663 à Hyères, en Provence, était filfl d'an notaire. Élevé dans un collège des Oratoriens, il entra à 18 ans dans cette congrégation religieuse, dont les membres ne faisaient point de vœux et se consacraient à la science théologique, à l'enseignement et à l'éloquence de la chaire. Après quelques brillants essais de prédication, Massillon professa pendant plusieurs années les belles -lettres et la théologie dans différentes villes de province. ^ A trente-trois ans, 0 fat envoyé à Paris comme directeur d'un séminaire. Les Conférences Kdésiastiqucs qu'il dut faire en cette qualité le placèrent bientôt au premier rang des prédicateurs, à côté de Bottrdaloub,1 qui touchait au tome de sa carrière oratoire. Massillon lui succéda et régna pendant TOgt ans dans la chaire française. Il prêcha un avent et deux carêmes feront Louis XIV, qui s'était engagé à l'entendre tous les deux ans; mais *t engagement, pris en 1704, ne fut pas tenu: l'intrigue écarta la parole courageuse qui aurait porté quelques mots de venté jusqu'au trône. En 1717, Massillon fut nommé évoque de Clermont par le Récent et fut «ppelé à prêcher le carême de 1718 devant Louis XV, alors figé de 9 ans.

Il passa le reste de sa vie dans son diocèse et se fit bénir par sa •iarité et ses vertus évangéliques. Il mourut pauvre en 1742.

Massillon n'improvisait pas; il disait que le meilleur de ses discours tait celui qu'il savait le mieux. Son talent brille moins dans ses Oraison* funèbres, où il est bien au-dessous de Bossuet2 et de Fléchier*,8 <pe dans ses Sermons.

Le chef-d'œuvre de Massillon est le Petit Carême, recueil de serions prêches pendant le carême de 1718 devant Louis XV enfant. Nous *& reproduisons quelques fragments.

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