‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 304 sur 514 · MARMONTEL · texte numérisé non relu

MARMONTEL

JeàN-FEÂNQOIS HABMONTEL naquit en 1723, à Bort, dans le Limousin, de parents pauvres. Élevé chez les jésuites, il débuta dans la carrière des lettres en remportant plusieurs prix de poésie, d'abord à l'Académie des Jeux floraux à Toulouse, et ensuite à l'Académie française. Il fit représenter quelques tragédies médiocres; mais la froideur avec laquelle ses dernières pièces furent reçues le dégoûta du théâtre. Il écrivit alors pour le journal le Mercure des Contes moraux qui offrent un vif intérêt, mais qui ne sont pas toujours dignes de leur titre, et il fit pour Y Encyclopédie1 une séjie d'articles littéraires, qui furent plus tard réunis sous le titre d'Eléments de Littérature. En 1767, il publia Bèlisaire, roman dit philosophique, empreint de l'esprit du temps et rempli de déclamations. Oet ouvrage attira sur lui les condamnations de la Sorbonne, ce qui ne l'empêoha pas d'être nommé historiographe de France (1771). Ensuite Marmontel donna plusieurs opéras-comiques dont Grétry* fit la musique et qui eurent un très grand succès. Il publia les Incas, roman poétique, où il expose les effets du fanatisme, et une Histoire de la régence du duc d'Orléans. Enfin il a laissé des Mémoires fort intéressants. Pendant les orages de la révolution, Marmontel s'éloigna de Paris. Il fut, en 1707, nommé député au Conseil des Anciens; il en fût exclu en 1799, et mourut peu de temps après.

Marmontel ne fut supérieur en aucun genre; mais ses écrite se distinguent par la pureté et l'élégance du style.

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