‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 329 sur 514 · CORINNE, OU L'ITALIE · texte numérisé non relu

CORINNE, OU L'ITALIE

erreurs de détail, il a le grand mérite d'avoir répandu en France la première connaissance de la littérature allemande et d'avoir ouvert une route nouvelle à la littérature française. Le livre De V Allemagne peut être regardé comme un des précurseurs du romantisme}

Betirée à Ooppet, Mme de Staël eut à subir, sur le territoire de la république helvétique tant de vexations de la part de la toutepuissante police française, qu'elle finit par prendre la résolution de s'évader. Elle l'exécuta en 1812, et, pour aller de Genève en Angleterre, elledut traverser le Tyrol, l'Autriche, laHongrie, laPologne et la Russie, et s'embarquer à Saint-Pétersbourg. Ce voyage est la preuve la plus éloquente de la domination presque européenne du conquérant français. Elle en a fait elle-même la description attrayante dans l'ouvrage Dix années tfejeil, publié après sa mort. Oe fut en Angleterre qu'elle publia enfin son ouvrage De V Allemagne, dont la police impériale avait essayé en vain de saisir le manuscrit.

Après la chute de Napoléon Ier, Mme de Staël revint à Paris. Elle obtint de Louis XVIII deux millions de francs à titre de restitution des sommes dues à son père. De retour d'un voyage en Italie, elle mourut à Paris, en 1817.

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