‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 347 sur 514 · LI 1UBQUIS DE GASABAS · texte numérisé non relu

LI 1UBQUIS DE GASABAS

Gfcnub» 1818.)

Voyez ce vieux marquis Noos traiter en peuple conquis:

Son coursier décharné De loin chez nous l'a ramené.

Vers son vieux castel, Ce noble mortel Marche en brandissant Un sabre innocent.

Chapeau bas! chapeau bas!

Gloire au marquis de Carabasl

„ Aumôniers, châtelains, Qui me résisterait?

Vassaux, vavassaux1 et vilains,1 La marquise a le tabouret4 C'est moi, dit-il, c'est moi Pour être évoque un jour

Qui seul ai rétabli mon roi. Mon dernier fils suivra la cour. Mais s'il ne me rend Mon fils le baron,

Les droits de mon rang, Quoique un peu poltron,

Avec moi, cor bleu! Veut avoir des croix;

Il verra beau jeu. 11 en aura trois.

Pour me calomnier, Vivons donc en repos.

Bien qu'on ait parlé d'un meunier, Mais l'on m'ose parler d'impôts!

Ma famille eut pour chef A l'État, pour son bien,

Un des fils de Pépin le Bref. Un gentilhomme ne doit rien. D'après mon blason,8 Grâce à mes créneaux,

Je crois ma maison ^ mes arsenaux,

Plus noble, ma foi, Je puis au préfet

Que celle du roi. Dire un peu son fait"

Chapeau bas! chapeau bas! Gloire au marquis de Oarabas!

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