ACTE H, SCÈNE VIL
Destournelles. Venez, venez, noble jeune homme .... Oh! pardon, madame la baronne, pardon, monsieur le marquis, mais je suis si ému ....
Lb marquis. Qu'est-ce donc?
Destournelles. Tout le village .... que j'ai rencontré, et à qui je n'ai pu taire le retour miraculeux de notre jeune guerrier ....
La baronne. Eh quoi! tous vous êtes permis . . . .
Destournelles. Cette nouvelle inattendue a excité une surprise,
un enthousiasme universel .... Ils sont là ... . deux cents paysans
qui demandent à grands cris le compagnon de leurs premiers jeux — le héros de Volontina!
Le marquis. Monsieur Destournelles! ....
Destournelles. Si monsieur le marquis veut se mettre à cette fenêtre, il jouira d'un spectacle bien émouvant: deux cents villageois se disputant les mains de leur nouveau seigneur. (Lee cris augmentent.)
Le marquis (passant devant la Baronne). Monsieur Destournelles!
Destournelles allant à la porte-fenàre à droite). Tenez, tenez, les entendez-vous? .... Voyez! ils ont forcé la grille, les voilà dans la cour.
Bernard. Un tel accueil! .... j'étais loin de m'attendre
Destournelles. H&tez-vous .... ils sont capables de faire irruption dans le château.
Le marquis. Irruption! Qu'ils viennent ... .je les attends!
Holà .... La Brisée .... tous mes laquais!
Bernard. N'appelez personne, monsieur; ce sont mes amis, et je suffirai pour les congédier. Venez-vous, monsieur Destournelles? (Il sort par la porte- fenêtre de droite.)
Destournelles (en sortant, au Marquis). Gomment donc! mon client l'objet d'une ovation aussi populaire! . , . . Ah! monsieur le marquis, quel épisode pour ma plaidoirie! (Il sort avec Bernard. — A leur aspect les cris redoublent au dehors.)