LES ANCIENS AXIS DI GBOROE
2œ# ami (au premier). Sais-tu qui j'ai cru reconnaître? — George.
1er ami. Que devient-il? Que fait-il?
2"e ami. Je ne sai;1 Je ne l'ai rencontré qu'une fois, Tan passé. 1" ami. On le dit ruiné.
2™ ami. C'est vrai. Le pauvre diable S'est mis dans un état tout à fait pitoyable. 1er ami. Comment cela?
2Be ami. Que saia-je? U s'est conduit. ..fort bien; On parle d'un . . . beau trait — En somme, il n'a plus rien. I^aml Et comment donc vit-il?
2»« amx Diable, si je m'en doute!
Il barbouillait jadis quelque méchante croûte2 . . .
1" ami. Parbleu! je m'en souviens de reste;9 quel ennui! II fallait voir cela, quand on dînait chez lui.
2™ ami. Eh bien! il a, dit-on, essayé de les vendre. Mais, baste! aucun marchand n'aura voulu les prendre.
«m« ami. Je le crois certes bien; pauvre George! Entre nous. C'est les payer trop cher que d'en donner vingt sous.
2™ ami (apercevant George). Eh! mais c'est lui! Sortons! car
les gens sans ressource Sont toujours dangereux, à l'endroit de la bourse.
1" ami (s 'arrêtant avant de sortir, pour regarder George J Diantre! le pantalon date de l'an passe; L'habit noir est étroit, et fut souvent brossé.
Les amis se sauvent On voit entrer George vêtu d'un habit boutonné jusqu'au menton. U se décide à aborder un homme à? État qui était autrefois très assidu à ses dîners et lui reprochait de ne pas accepter un poste convenable que le ministre serait heureux de lui offrir.