SCÈNE III
George. Bonjour, monsieur.
L'homme d'état. Eh! quel bonheur imprévu, George! Voilà longtemps qu'on ne vous avait vu. Gboege. Je vis loin du monde.
L'homme d'état. Oui; l'on m'a dit votre histoire; Si je m'en souviens bien, elle est à votre gloire.
se dit familii
5, n. 8. * Croûte, proprement la partie du pain durcie parlacuisson iérement d'un mauvais tableau. • Voyez page 659, note 1.
l'honneur et l'aboent (acte it, scène iy). 701
Geobge. Je suis allé chez vous, mais sans être reçu.
L'homme d'état. Ah! que je suis fâché de ne pas l'avoir su! Puis-je vous être bon, mon cher, à quelque chose?
Geobge. Oui, c'est môme sur vous que mon espoir repose.
L'homme d'état (cPun air distrait). Il se pourrait?
Geobge. Jadis, tous m'aviez proposé ° Certaines fonctions qu'alors je refusai; Mais la façon de voir change avec la fortune, Et votre offre, à présent, serait fort opportune.
L'homme d'état. Eh! mon cher, il fallait venir plus tôt à moi. Tout le monde aujourd'hui veut avoir un emploi; Dès qu'un poste est vacant, tant de gens le demandent, Que les mieux appuyés depuis longtemps attendent.
Geobge. C'est-à-dire, monsieur, qu'il n'y faut plus penser?
L'homme d'état (froidement). Plus tard, nous tâcherons. Nous
pourrons vous placer.
Nous verrons, en dehors de la voie ordinaire, A vous faire d'emblée,1 expéditionnaire.
L'homme d'État sorti, George voit entrer plusieurs des anciens créanciers de son père, les mêmes qu'on a vus au second acte.