‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 50 sur 514 · BALZAC · texte numérisé non relu

BALZAC

Jean-Louis Guez, seigneur de Balzac (1594 — 1654), après avoir été employé à Eome par le cardinal Nogaret de la Valette, fut présenté à Eichelieu, qui lui accorda un brevet de conseiller et une pension. Ses œuvres se composent de nombreuses Lettres, de traités intitulés Le Prince, Aristippe et la cour, le Socrate chrétien, etc. et d' Entretiens. Balzac n'est pas un génie, c'est un écrivain de talent. Il exprime souvent de grandes idées, dans un langage parfois trop pompeux, mais dans ses principales publications il écrit avec une précision et une noblesse ignorées avant lui. On peut dire do lui qu'il a presque fait pour la prose française ce que Malherbe a fait pour la poésie. C'est Balzac qui a formé des lecteurs pour les Lettres provinciales de Pascal.*

voiture.

Voiture (1598 — 1648) obtint la charge de maître des cérémonies chez Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, partagea la disgrâce de son maître, mais rentra en faveur et fut attaché à la maison du roi. Il fut l'hôte le plus assidu de l'hôtel de Rambouillet,3 et membre de l'Académie française dès sa création, en 1635. Il a écrit des vers français, italiens et espagnols, mais il ne laisse pas d'être un poète fort médiocre. La prose de ses Lettres est plus estimée. Celles-ci ont contribué à épurer la langue; mais Voiture, qui tombe souvent dans l'affectation, ne saurait être comparé à Balzac, ni pour les pensées, ni pour le style.

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