‹ Manuel de littérature françaiseChapitre 76 sur 514 · POLTEUCTE, PAULINE, SÉVÈRE, GARDES · texte numérisé non relu

POLTEUCTE, PAULINE, SÉVÈRE, GARDES

PiuiKE. Mais quel dessein en ce lieu vous amène, yto'i Aurait-on cru qu'un cœur si généreux - Tenir jusqu'ici braver un malheureux?

Polteucte. Vous traitez mal, Pauline, un si rare mérite: A na seule prière 0 rend cette visite.

•Je vous ai fait, Seigneur, une incivilité,8 > tous pardonnerez à ma captivité, ^^sesseur d'un trésor dont je n'étais pas digne, ^rffrez avant ma mort que je vous le résigne, & laisse la vertu la plus rare à nos yeux 'Kune femme jamais pût recevoir des cieux Aci mains du plus vaillant et du plus honnête homme x*«l adoré la terre et qu'ait vu naître Rome. \4s êtes digne d'elle, elle est digne de vous; •\*ï* refusez pas de la main d'un époux: N£ vous a désunis, sa mort vous va rejoindre. ^'m feu jadis si beau n'en devienne pas moindre: ^■nd^z-luî votre cœur, et recevez ça foi*, ^n heureux ensemble et mourez comme moi ;

•st le bien qu'à tous deux Polyeucte désire.4

1 Pour lorsqu'on y pense le moins. 2 V. page 3, note 4.

2 Voltaire critique les expressions rendre visite et incivilité, qui ne doi- :~i P*« *Ut employées dans la tragédie. 4 En prose on dirait: souhaite.

Qu'on me mène à la mort, je n'ai plus rien à dire. Allons, gardes, c'est fait.

Un moment, Sévère conçoit l'espoir d'épouser Pauline, mais celles s'empresse de le détromper.

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