V.—Les sécrétions
Les sécrétions physiologiques susceptibles d'être influencées par les médicaments, en dehors du tube digestif et de ses annexes, sont au nombre de quatre : l'urine, la sueur, le lait et les menstrues. Les reins et la peau constituent les grands émonctoires de l'organisme humain ; c'est par cette voie que s'éliminent les éléments azotés produits par la désassimilation des tissus (urée), Ces émonctoires sont chargés de maintenir le bon équilibre de la nutrition générale, et d'empêcher l'organisme de s'intoxiquer avec ses déchets ; ce sont des soupapes de sûreté. La sueur sert encore, en se Vaporisant à la surface de la peau, à régulariser la température. La sécrétion lactée n'apparait chez la femme qu'à certaines époques de ‘a vie sexuelle : c'est le don généreux de la Providence A l'enfant qui va naître. Toutes ces sécrétions se font au moyen d'un üssu glandulaire actionné par le système nerveux. L'hémorrhagie menstruelle n'est pas à proprement Parler une sécrétion : elle accompagne la chute périodique de l'épithélium utérin et est favorisée par la congestion de l'utérus.
DS MANUEL DE MATIERE MÉDICALE La sécrétion urinaire.
Le rein est 4 la fois un filtre et une glande : Ja pres- Sion Sanguine dans les glomérules fait transsuder la Partie aqueuse de l'urine ; les matières extractives sont puisées dans le sang par les cellules épithéliales des tubes contournés et déversées dans les canaux excréteurs. Les médicaments diurétiques agissent tantôt directement sur le tissu glandulaire (pélhcliaux), tantôt indirectement sur les glomérules en augmentant la pression artérielle (ardragogues), tantôt enfin en activant d'une manière générale la fonction rénale (s/mulants). Les substances qui diminuent la sécrétion rénale sont appelées anuréliques. Enfin certains médi- Caments, en modifiant la Composition de l'urine, empèchent la précipitation de composés solides (antilithiques) ou diminuent l'inflammation catarrhale (anticatharrhaux).
1° DIURETIQUES. - (a) Epihéliaux : Lactose. — Glucose. — Diurétine. — Théobromine. Scille.—Sels de potasse, (Lait,caféine). (b) Hvdragogues : Esprit d'éther nitreux. Scoparius (fleurs de genèt). (Digitale, Spartéine, strophantus, muguet, eaux minérales), (c) Sfmulants : Buchu, Juniper (baies de genièvre). (Alcool, cantharides, térébenthine, copahu, cubèbe),
Les diurétiques épithéliaux excitent directement la sécrétion des glandes rénales. La /actose est le plus actif de ces médicaments, puis viennent la £glucose, la diureline et la /héobromine. Les sels de potasse sont classés dans ce groupe, bien qu'en réalité leur mode d'action soit inconnu. La caféine, un tonique du cœur, agit aussi sur l'épithélium rénal. Le ar’ contient de Ja lactose (sucre de lait). La sc//le est considérée comme un diurétique épithélial.
L'esprit d'éther nitreux dilate les vaisseaüx du rein et facilite fa transsudation aqueuse. Le SCopartus (fleurs de genèt) est un allié de la Spartéine et parait avoir une
action plus directe sur le rein. La sparléine, Va digitale, le strophantus, le muguef, augmentent la pression sanguine en agissant sur le cœur, Les eaux minérales diluent le sang et augmentent la quantité d'eau à chiminer.
Le buchu, le Juniper (baies de genièvre), la {érchentlune, le copahu, Ve cubébe renferment des principes résineux qui, en s'éliminant par le rein, stimulent son activité sécrétoire. Ce sont en mème temps des anticatarrhaux. La poudre de cantharides est très irritante et peu employée. L'afcoo/ passe pour exciter le rein, mais c'est surtout un augwmentateur de la pression sanguine,
2° ANURETIQUES. (Bromure de potasse, valériane, morphine, antipyrine, tanin, purgatifs, sudorifiques, diète de boissons ).
Le bromure, Va valériane. Va morphine, l'antipyrine ont une action anurique indirecte ; ce sont des ralentissants de la nutrition, des dépresso-moteurs, qui abaïssent la pression sanguine. Le /anin au contraire agit directement sur les vaisseaux rénaux, qu'il contracte. Les purgalifs et les sudorifiques sont des dérivatifs. La dictée de boissons réduit au minimum la quantité de liquide à éliminer.
%” ANTILITHIQUES.- Pipérazine —Uricédine.-Lycétol.—Sels de lithine. (Sels de potasse, sels de soude, acide benzoïque).
LA prpérasine forme avec l'acide urique des urates solubles. On attribue la même action à l'arreédine et au /rec/ol, mais ce sont plutôt des diurétiques. Les sels de ///hine, de potasse et de soude favorisent la dissolution des concrétions uratiques. L'action antilithique de l'acide bensoique est peu marquée.
1° ANTICATARRHAUX.-—Santal.-Salol — Acide benzoïque.--Benzoate de soude. — Baume dt copahu.—Cubèbe.—Bieu de meéthylène.-Permanganate de potasse. (Acide borique, lavages VESICAUX),
Le santal diminue la sécrétion catarrhale : il agit mieux quand la période inflammatoire aiguë est passée. Le sa/o/ est surtout antiseptique ; il se décompose en acide salicylique et phénol. L'acide bensoique agit par son essence. Le bersoute de soude est un bon antiseptique urinaire. Le baume de copaliu et le cubèbe sont antiseptiques et anticatarrhaux, Le bleu de mélhviène, Un anticatarrhal, sert aussi à éprouver la perméabilité rénale. Le Permanganate de potasse est un anticatarrhal et un antiseptique de premier ordre, L'ucide borique et les Zavages vésicaux sont utilisés pour leur action locale émolliente et désinfectante,
La sécrétion sudorale.
La sueur est sécrétée par des glandes spéciales (sudoripares) situées dans l'épaisseur de la peau. Ces glandes déversent leur contenu au dehors sans se détruire elles-mêmes. Elles sont actionnées directement par le système nerveux. L'hyperhémie cutanée et l'hy- Pertension du sang dans les vaisseaux facilitent la sécrétion de la sueur, Les sudorrfiques sont directs ou indirects suivant qu'ils agissent sur les glandes où sur la tension vasculaire, Les antisudorrfiques diminuent OU Suppriment la sécrétion sudorale,
Fe SUDORIFIQUES.—(:) Directs : Jaborandi.
—Pilocarpine, Gaiac. (b) Xéflexes : Salsapareille. — Eupatorium.— Bains chauds. Bains de va- Peur.— Boissons chaudes. (Dover, alcool, antipyrine),
Le yaborandi, la Pilocarpine, Ve gaïac produisent la Sudation en excitant directement linnervation terminale des glandes sudoripares, La salsaparcille, l'eupatorium n'avissent qu'en infusion, c'est-à-dire par l'eau chaude. L'eau chaude (bains chauds, bains de Vapeur, boissons chaudes), est en effet le meilleur sudorifique réflexe : elle congestionne la peau et dilateles vaisseaux périphe. riques. C'est ainsi qu'agissent, dans une certaine mesure, le Poser, l'alcoo1, l'antipyrine.
2° ANTISUDORIFIQUES — Acide camphorique. Agaric blanc.-Agaricine (acide agaricique).
Tellurate de soude. (Atropine, eau froide, lotions astringentes ),
L'agaric blanc et Y'agaricrne paralysent l'innervation des glandes sudoripares. On suppose que l'acide campPhorique et le tellurate de soude agissent de même L'action antisudorifique de l'afropine esUtrès marquée et s'exerce par l'entremise du système nerveux. L'eun froide eUles lotions astringentes resserrent les vaisseaux cutanés.
La sécrétion lactée.
La sécrétion du lait est dûe à la fonte des cellules glandulaires de li mamelle, Les substances Lrasses climinées par le lait proviennent directement du SANg ; le sucre de lait est formé dans ta glande mammaire ellememe. Les substances qui passent pour faciliter la sécrétion du lait sont appelées galactagogues. Les agalactiques au contraire diminuent la sécrétion lactée.
1? GALACTAGOGUES.-Galéga.—Ortie brûlante. (Cumin, anis, fenouil, régimes, boissons),
Le guléga, lortie, le cumin, Vans, le fenouil ne permettent pas de compter sur un succès certain. L'abondance de la sécrétion lactée est avant tout une question de régime. Celui-ci doit ètre abondant (Viandes, féculents), mais il faut éviter les graisses, qui diminuent la sécrétion, La bière à la réputation d'être un bon aulactawouwue.
2 AGALACTIQUES.- Compression ouatée.
(Purgatifs, belladone, camphre, antipvrine, iodure de potassium).
Pour faire cesser la sécrétion du lait, la Compression ualée, combinée où non aux applications de belladone, etles furgatifs constituent la méthode de choix. Le caomplre, Vantihyrine, Vicdire de Podussiun, pris à l'inté-
rieur, diminuent la sécrétion des glandes mammaires.
62 MANUEL 9 MALIERE MÉDH
Les modificateurs utérins,.
L'hémorrhagie menstru le, phénomène de l'ovulation, est dûe à deux fact lépithélium utésin, laissant Li nue 20 un afflux sanguin considérable vers l'utérus et dû à une influence nerveuse.
CONHCOmMItANt IS © °° Ja chute de
surface sous-jacente à
La cavité utérine peut être le Siège d'inflammations qui
de nature septique. De 14 que lon divise en deux STOUPES les emménagogues, destinés à faciliter les meéensti , et les antiSCptiques, qu'on emploie pour combattre | inflammation de l'utérus,
1” EMMENAGOGUES. Apiol. Apioline.
Armoise.— Rue. — Sabine. Pennyroyal. Tansy — Viburnum. (Fer, strvchnine, m iganvse, los, PérManganate, bains de siège, pédiluves.)
[n'y a pas à Proprement parler
sont Île plus souvent
des modilicateurs utérins
d'emménasouues
aucun médicament ne peut provoquer les men
strues en dehors des périodes.
Les emménagogues ne sont que des adjuvants qui facilitent Je flux hémorrh directement, comme l'aprol, l'aproline, l'armorse, la rue, la sabrne, le Pennvrovals Le lansr, le 'burnun, V'aloës. le Pfermançganate, Soit indir tement en modifiant l'état général cause de l'aménorrhée, comme Je Fr, la strrcA. nine, le manganèse, Les bains de siège et les pédilures agissent sur la circulation locale,
2 ANTISEPTIQUES.- Injections vaginales.
Irrigations utérines. Tamponnements. Cautérisations.
Ce sont des méthodes detr:
cialement à l'utérus.
agique soit
tement appliquables spé- Elles ont pour but d'amener au contact de l'organe des substances ou solides capables de existe.
antiseptiques liquides modifier l'inflammation qui
VI—La nutrition générale,
La digestion n'est qu'un acte préparatoire à
à Ja nutriton générale de l'organisme , celle-ci est une fonction
if
L'ACTION PHYSIOLOGIQUE DES MÉDIH ASIENTS 63
chimique spéciale confiée aux cellules de nos tissus, lesquelles retiennent les Principes utiles (assimilation) et rejettent les produits inutiles ou modifiés par la digestion intracellulaire (désassimilation), Le sang apporte aux cellules les principes de l'assimilation et charroie 4 l'extérieur les produits de Ja désassimilation, On divise les moditicateurs de la nutrition générale en deux clas- Ses: les réparatcurs, qui fournissent aux tissus des matériaux assimilables, et les allérants, qui activent la désassimilation des tissus.
Les réparateurs.
Les médicaments qui favorisent l'élaboration digesve (stomachiques et modificateurs de la digestion), ou qui restituent au sang ses quaités normales (toniques du Sang), ne sont pas classés Parmi les réparateurs de li nutrition générale. Nous n'avons en vue dans ce chapitre que les substances qui apportent directement à la particule vivante des M'ATCTIAUX assimilables, les réconstructeurs de tissus. Ce sont les aliments et les Corps gras, servant de bases À notre alimentation, les Pniques, chargés d'apporter aux éléments anatomiques les principes minéraux qui leur manquent, les exrarts ‘rganiques, fournissant au Sang les principes de certaines glandes nécessaires à la nutrition générale, quand ces principes glandulaires viennent À faire défaut,
l°” ALIMENTS. Viande crue. Poudre de viande. — Peptones. - Lait. — Sucre. Gluten.— Soya.—Kéfir. — Koumys. Arrow-root -- Mousse d'Irlande. Mousse d'Islande. —Saccharine.
L'étude de l'alimentation en général appartient A l'hygiène. Le médecin Prescrit quelquefois certains aliments Spéciaux dans le but d'augmenter l'assimilation. La ande crue, finement divisée, est très digestible, grâce à l'absence des Parties réfractaires À la
direstion : tendons, APOHÉVrOSES, vraisses. La poudre de viunde se peptonise trois fois plus vite que la viande ordinaire ; elle est beaucoup p.is nutritive parce qu'elle
ne contient pas d'eau. Les peprones fournissent à l'estomac de l'albumine digérée. Le /ait est un aliment complet (albuminoïdes, graisses, sucre, sels) très employé dans l'alimentation des malades. Le #éfir et le foumys sont des laits fermentés : leur digestion est facile. Le sucre s'assimile sans élaboration digestive. La farine de g/vten et de soya sert A fabriquer du pain contenant peu de substances amvlacées. L'errozw-roo/ est un féculent utile parfois dans l'alimentation des malades. Les #ousses sont des aliments très lens Ua saccharine remplace le sucre.
2° CORPS GRAS.—Huile de foie de morue.
— Huile de pied de bœuf. Huile iodée.— Huile phosphatée.— Beurre. Crème.—Glycerine
L'Aurle de foie de morue S'émulsionne très facilement et s'absorbe de mème ; elle agit par ses COrps gras, son phosphore en combinaison organique et ses alcaloïdes ; elle donne de l'appétit, ajoute du poids et tonifie le système nerveux. L'Aurle de pied de bœuf, Yhuïile todée, Vhuile phosphatée, Ve beurre, a crème sont employés comme succédanés de l'huile de foie de morue. La glcerine résulte du dédoublement des corps gras ; elle consomme de l'oxygène, produit de la chaleur et épargne les autres éléments de l'organisme.
5 TONIQUES.-Phosphate de chaux.—Glycéro-phosphates. Hypophosphites. — Sels de Strontium. Jambul. -- Licéthine. — Oxygène. — Ozone.—Quinquina. (Arsenic, fer, quinine.)
Le phosphate de chaux existe dans tous les tissus (excepté les tissus élastiques) et dans tous les liquides de l'économie ; il est surtout assimilé sous forme de phosphate alimentaire (œufs, cervelle, poissons). Les glvcéro-phosphates accélèrent la nutrition des organes. Les Zvpophosphites s'absorbent très bien et sont d’utiles modificateurs de Ta nutrition. Les se/s de strontium augmentent les phénomènes d'assimilation et le poids du corps. Le #mbai est considérée comme uit auili-
diabétique. La /écrthine, phosphate organique extrait
ra Ppenne rare pmemme van
peer seems
du jaune d'œuf, est une préparation très assimilable et très active. L'oxygène est le tonique par excellence du sang. L'osone est de l'oxygène condensé. Le quinquina est surtout un tonique de la digestion.
L'arsenic, un tonique nerveux, le fer, un tonique du sang, la quinine, un ralentissant des combustions organiques, peuvent être classés parmi les réparateurs de la nutrition générale.
49° EXTRAITS ORGANIQUES.-Suc testiculaire.--Spermine.— Extrait ovarique.—Nucléine —Suc thyroidien.—Thyroidine,— Extrait de cerveau de mouton (transfusion nerveuse).
Toutes les glandes, a dit Brown Séquard, pourvues ou non de conduits excréteurs, donnent au sang des produits utiles dont l'absence se fait sentir après leur extirpation ou leur destruction par la maladie. C'est St e principe qu'est basée l'opothérapie, méthode de traitement qui s'efforce de restituer au sang, par des extraits orgariques, certaines sécrétions internes qui lui manquent. C'est ainsi qu'on emploi le suc £esticulaïre et ses succédanés, la spermine et l'extrait ovarique, pour accroître l'activité nerveuse et la force musculaire chez certaines gens, le suc thyroidien et la fhyroïdine pour remplacer la sécrétion du corps thyroïde absente, l'extrait de cerveau de mouton pour tonifier le système nerveux. La nucléïne, qu’on extrait des cellules végé-
tales ou animales, est aussi considérée comme un bon réparateur.
Les altérants.
Suivant la définition de Trousseau et Pidoux, les médicaments altérants enléveraient au sang et aux humeurs leur aptitude à fournir des matériaux aux phlegmasies aiguës ou chroniques. Cette action altérante n'est plus admise aujourd’hui. Les médicaments altérants agissent directement sur la nui-ition cellulaire, soit pour la ralentir, soit pour activer la désassimilation. $
On divise ces médicaments en deux groupes, les #é6/aux et les a/calins.
1° METAUX.-—Mercuriaux. -Iodure de potassium.—Arsenic —Phosphore.- Acide phosphorique.—Chlorure de sodium.—Acide cacodylique.
— Cacodylate de soude.— Arrhénal ou arsynal (méthylarsinate disodique).—Iode — Or.
On s'accorde aujourd'hui à reconnaître que le wercure et l'zodure, de mème que l'arsenie ei le phosphore, à petites doses, ne font que ralentir les échanges nutritifs, et facilitent par conséquent l'accumulation des matériaux alimentaires (embonpoint) ; il faut les employer à hautes doses si l'on veut voir la désassimilation se produire. Il en est de même du cAlorure de sodium qui, à petites doses, ne fait que stimuler l'appétit. L'acide cacodylique et le cacodylate de soude sont des préparations arsenicales très actives et plus facilement assimilables. De mème l'arrhénal. Quand à l’rode seul, son emploi est surtout local. L'or est considéré comme un antisyphilitique.
2° ALCALINS. — Bicarbonate de soude. - Eaux minérales alcalines.
L'état d'alcalinité, qui est commun à la plupart des organes et des humeurs, favorise les oxydations, comme l'a démontré Chevreuil. Les alcalins, dans bien des cas, sont utilisés pour stimuler la nutrition générale. Il faut donner le carbonate de soute à hautes doses si l'on veut activer la désassimilation. Les eaux minérales alcalines ne contiennent pas toujours du bicarbonate de soude seul. On les divise en plusieurs groupes : 1° eaux alcalines pures : als, Vichy, Apollinaris, Le Boulou; 2° eaux bicarbonatées soutiques : Chateauneuf, Chateldon, Condillac, Lamalou, Pougues, Saint-Galmier ; 3° eaux bicarbonatées chlorurées: Royat, Ems, Seltz; 4° eaux bicarbonatées chlorurées sulfatées : Carlsbad, Marienbad.
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