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VIIL.—-Les microbes et les parasites

Certaines maladies sont causées par des cellules microscopiques vivantes qui S'introduisent dans l'orgranisme, et y déterminent soit des conditions nouvelles de nutrition cellulaire, soit des fermentations, Ilen résulte un état pathologique général que l'on à qualifié d'infec tion, Nous avons inscrit dans ce chapitre tous les médicaments employés pour combattre la cause extrinsèque des maladies infectieuses, c'est-a-dire les microbes et leurs toxines. Pour détruire les microbes, on emploie les antiscpliques où désinfectants, que l'on divise en deux sroupes : les antiseptiques minéraux, qui doivent leur pouvoir antiseptique à leurs affinités chimiques, et les antiseptiques organiques, dont l'action est beaucoup plus complexe. Pour combattre l'effet causé par le microbe, c'est-à-dire l'infection, on utilise l'importante classe des agents /o/oçiques où vaccins, qui exercent leur action immunisante sur l'organisme lui-même, et indirectement sur le microbe. Enfin nous avons ajouté en dernier lieu les arasiticides, qui détruisent par leur action locale les parasites de la peau.

1° ANTISEPTIQUES MINERAUX.-—(A) J/clalloïidiques : Eau oxygénée. -Peroxyde d’hydrogène —Chlore.— Chlorure de chaux.—Hypochlorite de soude. — Sulfure de carbone. (lode), (b) Acrdes : Acide borique.— Acide sulfureux. — Acide fluorhydrique. — Acide picrique. — Acide Salicylique. (c) Basiques : Chaüx. Potasse. — Soude. (d) Sains : Sels de mercure.— Permanganate de potasse.- Chlorure de zinc.—Sulfate de cuivre. —Sulfate de zinc.

L'eau oxvgénée et le Peroxvite d'hydrogène cèdent de l'oxygène aux tissus. Le chlore, le chlorure de chaux et l'Avpo: hlorite de soude s'emparent de l'hydrogène et mettent en liberté de l'oxygène à l'état naigsant qui agit Par oxydation. L'ote et le sulfure de carbone entravent les fermentations.

memes

L'acide borique, l'acide sulfureux, V'acite fluorhydrique (peu employé) communiquent aux milieux sur lesquels on les fait agir une acidité suffisante pour empêcher la pullulation des microbes. L'acite Picrique est à la fois antiseptique, analgésique et cicatrisant, l'acide salicylique est antiseptique et caustique. La chaux, la potasse et la soude agissent en sens contraire des acides et alcalinisent les milieux à désinfecter.

Les se/s de mercure, \e chlorure de zinc forment avec l’albumine des combinaisons insolubles et incompatibles avec la vie cellulaire; ils ont l'inconvénient d'être fortement toxiques pour le sang et les tissus. Le sulfate de cuivre et le sulfate de zinc sont de plus fortement astringents. Le permançganate de potasse agit surtout par oxydation.

2° ANTISEPTIQUES ORGANIQUES. — (a) Dérivés du méthane : Acide formique —Formaldéhyde (aldéhyde formique).--Formaline.,—Formol. -— Jodoforme. — Iodol. — Iodoformine. — Airol.— Aristol.— Nosophène. —Europhène.—Lorétine. — Antiseptol. (Chloroforme). (b) Dérivé du Propane : Acide lactique —({c) Dérivés de la bensine (série aromatique) : Acide phénique (acide carbolique).—Résorcine.— Acide pyrogallique.. Thiol.— Ichthyol.— Aristol. —-Lysol.--Créoline.— Acide benzoique. Thymol.—Salol.-— Salicine.—- Salophène.— Huile de gaulthérie (essence de Wintergreen).—Asaprol.— Microcidine.-—Acide chrysophanique. (Créosote, gaïacol, goudron, benzoate de soude, acide salicylique, naphtol, benzo-naphtol). (d) Dérivé d'une Plante : Baume du Pérou.

L'acide formique, ia lormaldéhyde, le formol, la formaline, le chloroforme ont sur la plupart des microbes une action destructive prononcée. L'acide lactique n'agit que sur le bacille de la diarrhée verte. L'éodoforme n'exerce que peu d'action sur les microbes ; il forme un vernis protecteur sur Îes plaies, hâte la cicatrisation et diminue les sécrétions ; on lui attribue une influence curative

dans les inflammations tuberculeuses. L'aristol, le nosofhène, l'europhéne, V'atrol. l'zodo/, l'iotoformine, la doréline, V'antiseptol sont des succédanés de l'iodoforme : leur action n'est pas aussi marquée.

Les antiseptiques de la série aromatique ont sur les microbes une action destructive énergique ; ils ne coagulent pas l'albumine, sont moins toxiques pour l'organisme que les antiseptiques minéraux ; quelquesuns sont très bien tolérés par le tube digestif. L'acide Phénique, le Lysol, Va crévline sont surtout des désinfectants. L'acide picrique, la résorcine, V'acide Pvrogallique, le lhiol, V'ichthyol, V'acide chrvsophanique, Va microcidine agissent particulièrement bien dans les inflammiaüons de la peau ; ce sont en plus des kératinisants, c'est-ä-dire des régénérateurs du derme. On considère la créosote, le gaïacol et le £oudron comme des antiseptiques pulmonaires ; aussi le baume du Pérou, qu'onemploie cependant plutôt à l'extérieur. L'acide bensoique, le bensoale de soude et le salol S'éliminent surtout par l'urine, qu'ils désinfectent. Le fhvmol, Ve naphtol, le benso-naphtol, V'asaprol sont des antiseptiques intestinaux. [len est de même de l'acide salicylique ; mais ce dernier médicament, ainsi que ses dérivés la sa/icine ct le salophène, et V'hurle de gaulthérie, sont de précieux isentS pour combattre le germe encore inconnu du rhumatisme articulaire aigu.

3° VACCINS BIOLOGIQUES.- Vaccine.-- Sérum antidiphtérique.— Sérum antistreptococcique.— Sérum antipesteux. Sérum antivenimeux.

—Tuberculine. Vaccin de la rage.- Levure de bière.- Levurine.

La lyÿmphe vaccinale ou racerne, inoculée à l'homme, le rend réfractaire à la variole. Mais cette méthode de traitement, découverte par Jenner, est plutôt empirique. Tandis que la sérothérapie représente l’un des plus grands triomphes de la médecine moderne. Par des procédés de laboratoire, on force les microbes de certaines maladies à produire chez des animaux leurs

effets graduellement et de telle sorte que ces animaux deviennent bientôt réfractaires ; on recueille alors une certaine quantité de leur sang, dont la partie liquide jouit de propriétés immunisantes contre ces mêmes maladies. C'est ainsi qu'on peut prévenir ou guérir chez l’homme la diphtérie À l'aide du sérum antidiphtérrque, la fièvre puerpérale et l'érysipèle à l'aide du sérum antistreptococcique, la peste à l’aide du sérum antipesteux, les morsures venimeuses à l'aide du sérum antivenimeux. Le vaccin de la rage relève d’un autre procédé : c'est le tissu nerveux d'animaux enragés, tissu imprégné du virus rabique et qu'on atténue par la dessication à l'air, qui donne l'immunité quand on l’injecte à l'homme. La fuberculine n'a pas produit les bons effets qu'on en attendait. La /evure de bière et la levurine immunisent l'organisme contre certains germes pathogènes de la peau, spécialement ceux qui déterminent les furoncles. 4° PARASITICIDES. — Soufre.-— Pétrole.

Huile de cade.— Huile de bergamote.—Staphisaigre (delphinine). (Mercure, borax, teinture d'iode, anthelminthiques).

Le soufre, le pétrole, l'huile de cade détruisent l'acarus de la gale. L'Auile de bergamote agit de même pour les poux du pubis. Le mercure fait mourir les poux du pubis et les poux de tête, Le borax fait disparaître 1: muguet. On emploie la fernture d'iode contre la trichophytie. Nous avons étudié les anthelminthiques avec les médicaments du tube digestif. Le s/aphisaigre est quelquefois employé en pommade contre les parasites cutanés.

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