AUE DE L'ÉCOLE DE MÉDECINE, N
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Dis l'ouvrage que nous offrons aujourd’hui au public, nous n’avons eu en vue que de rassembler, dans le moindre espace possible les faits qu'il importe le plus de connaître en matière médicale. Ce Manuel est loin de pouvoir dispenser de Fétude des traités plus étendus et plus approfondis qui ont été publiés sur ce sujet; mais nous avons pensé qu'il pourrait être utile, non-seulement aux élèves qui se disposent à passer leur troisième examen, maïs encore aux jeunes praticiens, en leur offrant le résumé de nos connaissances actuelles sur cette branche importante de l’art de guérir. Les . ouvrages dans lesquels nous avons puisé, jouissent d’une réputation si générale et si
justement méritée, que notre travail s'est borné à en extraire les faits principaux, à les coordonner, et à les exposer avec autant de clarté et de concision que nous avons pu le faire. En effet, comment aurions-nous pu songer à refaire un traité de matière médicale après ceux de MM. Alibert, Barbier, PIC (se
(1) Gomme dans un ouvrage dont le cadre est si resserré il était impossible de citer les noms de tous les auteurs que nous avons mis à contribution, nous nous empressons d'indiquer ici ceux auxquels nous sommes principalement redevables. Ce sont: les Elémens de Thérapeutique de M. le professeur Alibert; le Traité de Matière médicale de M, Barbier ; la Materia medica de L. N. Brugnatelli ; le Manuel des Pharmaciens de MM, Chevallier et Idt ; le Cours de Matière médicale de Desbois de Rochefort ; Essai sur les propriétés médicinales des plantes, par M.+de Candole. The Edinburgh dispensatory, by Dr Ducan; l’Histoire naturelle des Drogues simples, par M. Guibourt; les excellens articles de matière médicale du Nouveau Dictionnaire de médecine, par M. Guersent, etc.; le Cours de Matière médicale. de M. Hanin; le Formulaire de M. Magendie ; les Élémens de Chimie médicale et les Leçons de Médecine
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Afin de rendre ce Manuel aussi complet que le comportent sa nature et son but; nous avons joint l'indication des caractères botaniques des plantes employées en médecine, à la description de leurs propriétés physiques, chimiques et thérapeutiques. La plupart des auteurs de matière médicale ne l'ont pas fait; mais comme c’est une partie importante de l’histoire de certains médicamens, nous avons pensé, qu'en donnant ici ces caractères, nous éviterions à nos lecteurs la peine de consulter à cet égard les Traités spéciaux de botanique : c’est lexcellent ouvrage dont M. A. Richard vient d'enrichir. la science, sous le titre de PBotanique médicale, qui nous a servi de guide dans cette partie de notre travail.
Ce que nous venons de dire, relativement
légale de M. le professeur Orfila ; Pharmacologia , by Dr J. À. Paris ; la Botanique médicale de M. À. Richard; la Matière médicale de Schwilgué ; The London dispensatory, by D' À. Todd Thomson; le Traité de chimie de M. Thénard; l’Histoire naturelle des Médicamens de M, Virey, etc,
( vitr ) aux caractères botaniques des plantes, est également applicable aux préparations oflicinales: en effet, ni leur composition exacte ni. même leur nom ne sont indiqués par la plupart des pharmacologistes. C’est cepen- - dant une chose de première nécessité; car, lorsqu'on ordonne un médicament composé, ne - faut-il pas connaître exactement les principes actifs qu'il renferme? Ainsi en administrant du Laudanum de Sydenham, ou de Rousseau, n'est-il pas essentiel de savoir que vingt gouttes du premier équivalent à un grain d’opium, tandis que dans le dernier, sept gouttes renferment la même quanuté de ce médicament actif? On néglige trop souvent cette étude importante, et l'ennui de compulser les diverses pharmacopées empêche beaucoup d'élèves, de chercher ce qu'ils ne peuvent trouver cependant que dans ces ouvrages volumineux ou dans les extraits qu’on en a faits. En réunissant donc, à l’histoire de chaque médicament, l'indication des principales préparaüons officinales dont il fait partie, leur composition, et les doses auxquelles on les
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administre, nous avons cru faire une chose dont l'utilité sera généralement reconnue.
En décrivant chaque substance médicamenteuse, noüs avons indiqué; 1° les noms les plus usités sous lesquels elle est connue, et spécialement les noms vulgaires, pharmaceutiques, et scientifiques , soit botaniques, soit chimiques ;
2° Son origine ;
3° Lorsque c’est une substance végétale, les caractères botaniques de la famille à laquelle appartient la plante qui la fournit, et ceux de cette plante elle-même. Quant aux caractères qui peuvent servir à faire reconnaître les médicamens tirés du règne minéral, nous les avons reunis dans des tableaux synoptiques pour éviter les répétitions;
4° Ses propriétés physiques, et sous ce ütre, nous comprenons toujours la description de l’état dans lequel on la trouve le plus habituellement dans le commerce;
5° Ses propriétés chimiques;
6° Les substances avec lesquelles on ne doit jamais l’unir dans une préparation pharmaceutique ;
7° Sa préparation;
8° Son mode d’action et ses usages thérapeutiques;
9° Enfin, les doses auxquelles on ladministre; les différbntes formes:sous lesquelles on peut l’employer, soit à l’intérieur, : soit à l'extérieur; ‘les principales préparations officinales des pharmacopées de Paris, de Londres, d'Edimbourg et de Dublin dans lesquelles elle entre, leurs compositions et leurs doses.
Dans les prolégomènes, nous avons réuni ce qu'il y'a de plus important à savoir sur les médicamens en général; nous les avons considérés sous le rapport de leurs propriétés physiques’ et chimiques, de ‘leurs. affinités naturelles, de leur mode d'action sur l’économie animale, des préparations que le pharmacien leur fait subir, des formes sous lesquelles on lés emploie, et enfin des règles que l’on doit suivre dans leur administration et dans leur mélange, ce qui constitue l'art de formuler.
Prolégomènes.
6 Ier. La MATIÈRE MÉDICALE ou PHARMACO- LOGIE (de pauxxoy, remède, et de Ayo, discours), a pour objet la connaissance des médicamens ou substances employées dans le traitement des maladies, et qui jouissent de la propriété de modifier l’état actuel d’un ou de plusieurs de nos organes. Elle comprend l’étude des propriétés physiques et chimiques de ces corps, celle de leur nature intime, de l’action qu'ils exercent sur l’économie animale , des cas dans lesquels leur usage peut être avantageux , et enfin l'indication de la manière dont on les RUE et de leur nee d’administration.
IL. Il est difficilé d'établir u une distinction rigoureuse entre les médicamens et les alimens; en effet, leur origine est commune ; leur action sur l’économie détermine des changemens dans son ‘état actuel, et leur usage peut être utile pour ramener les malades à l’état de santé. M. Barbier donne comme caractère distinctif des médica- cu mens, de n'être point décomposés et transformés en chyle par l’action de l’estomac, mais de modi-