‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 104 sur 128 · C. B. (J’oyez page · texte numérisé non relu

C. B. (J’oyez page

Un . : Dar

- Huise px crOTON rierivm. Huile grasse, retirée par expression des semences du Croton tiglium , arbris- Seau qui croît aux Jndes-Orientales.

1. P, P. Les graines sont ovales , oblongues, presque quadrangulaires , de 5 à 6 lignes de longueur, el recouvertes d’un épiderme jaunâtre ; leur surface estnoire et unie, Lorsqu’elles sont mondées de leur enveloppe, on y remarque plusieurs nervures saillantes , qui s'étendent de l’ombilic au sommet de la graine ; les deux latérales sont les plus apparentes ; leur saveur est très-âcre. L'huile qu’on en retire est d’un jaune-orangé; d’une saveur Piquante et chaude ; d’une odeur sui generis et désagréable.

P. GC. D’après M. Nimmo, cette huile contient :

| huile fixe douce 55 ; principe âcre purgatif, nommé Tigline, 45; cette dernière substance a beaucoup d’analogie , suivant M. Paris, avec l’Elatine ; elle est insoluble dans l’eau; soluble dans l'alcool, dans Péther , dans les huiles fixeset volatiles. Elle rougit légèrement la teinture de tournesol. M. Brands a AUTRE » Que les semences du croton tiglium contiennent : 1° une huile volatile ; 2° un acide particulier, qu’il nomme Crotonique, qui est très-volatil , et d’où paraissent dépendre les propriétés actives de l'huile ; cette substance est probablement la même que la tigline, dont nous venons de parler ; 3° une substance qui paraît alcaline ; 4° un principe colorant; 5° de la stéarine ; 6° de la cire ; 7° une matire résineuse ; 8° de l’inuline ; 9° de la gomme ; 10° du gluten ; 11° de l’adragantine ; 12° de l’albumine ; 19° de l’amidon, et 14° des sels terreux.

U. IH paraît qu’à petites doses, cette huile est absorbée , et agit sur les intestins par suite de son indoive sur le système nerveux. Elle détermine ainsi des évacuations alvines plus ou moins abondantes. Cet effet a lieu également, soit qu’on l’introduise dans l'estomac, soit qu’on l’injecte dans les veines. L’action générale de cette substance, paraît aussi activer la sécrétion de l’urine, et déterminer le diaphorèse. À plus hautes doses, elle agit directement et immédiatement sur la membrane muqueuse intestinale , et y produit une inflammation. Ce médicament est employé avec avantage dans les cas de constipation opiniâtre 3 quand les autres drasti-

(.37x ) | | ques ont été administrés sans effet ; lorsqu'il est nécessaire d’obtenir des résultats très-prompts, ou qu’il existe un obstacle quelconque à Pemploi d’un purgatif ordinaire , comme il arrive dans lés cas dé tétanos , de manie , etc.

D. £r M. D'ai. Goutles j à 113, dans 3 8 de sirop. À l'extérieur, en friction autour de l’ombilic, gouttes iv.

On a souvent confondu avec les graines du GCroton liglium celles du Jatropha Curcas. L. , sous le nom de Pignons d'Inde ou noix des Barbades ; mais elles en diffèrent essentiellement. En effet, elles sont d’un brun noirâtre, unies et ternes. La face extérieure est bombée, arrondie , offrant un angle légerement saillant au milieu. À la face interne, on observe un autre angle plus marqué. L’amande est couverte d’un pellicule blanchâtre ; sa robe est composée de deux couches; l’une, spongieuse , blanchâtre ; l’autre, dure, compacte et brunâtre. Cessemences sont également douées des propriétés irritantes, qui les rendent drastiques et émétiques.

Le Jatropha multifida et le J. gossypifolia. L., agissent de la même manière, et ne sont guère employées en France. | ;

L’Erurer, Catapucia minor. Euphorbia lathyris. L., plante bisannuelle indigène, contient, comme la plupart des autres Euphorbiacées, un suc âcre et 4 irritant. Depuis long-temps les habitans des campagnes employaient la racine et les feuilles de cette \ plante comme purgatif drastique ; mais leur usage À

(575) * n’est pas sans danger. L’huile qu’on retire de ces semences vient d’être employée par MM. Frank ét Caldérini avec beaucoup de succès. Elle est incolore, transparente , inodore et presque sans saveur, Ils pensent qu’elle peut remplacer avantageusement l'huile de:croton tiglium. En effet, à la dose de six à huit gouttes, elle produit des évacuations alvines. Lorsqu'elle devient rance , elle occasionne des coliques. Son administration est très-facile , à cause de son peu de saveur et de la petite quantité qu'il est nécessaire d’employer. On peut la donner dans un véhicule quelconque , en pilules ou en tablettes. L’Evrnorse des pharmacies est le suc concret qu'on retire de l’Euphorbia officinarum, L., et de quelques autres espèces voisines, qui croissent en Afrique. Ce suc se trouve, dans le commerce, sous formes de larmes irrégulières, jaunes à lextérieur ; blanches à l’intérieur, d’une saveur d’abord faible, et qui devient bientôt âcre et brûlante. Il est formé : de résine 60 ; cire 14; malate de chaux 19; malate de potasse 1; huile volatile 8, ete. L’extrème âcreté de cette substance empêche de l’administrer à l'intérieur: On ne l’emploie guère aujourd’hui qu’à l'extérieur, comme rubéfiant. Elle entre dans la cc mposition de quelques emplâtres irritans.

Famille des Rhamnées. K

€. B. (Voyez page 94).

Nerpeux, Rhamni cathartici baccæ. Rhamnus ca-

tharticus. L. Arbrisseau indigène, 1 très- commun

dans les bois et dans les haies. P. Ü. Les fruits.

C. B. Feuilles opposées, ovales, aiguës, cordiformes : fleurs dioïques, petites, verdâtres; cal. tubuleux à 4 div. ; corok. à 4 pétal. très-petits et linéaires; fl. mâles, 4 étam. etun pistil rudimentairé ; fl. femelles, ovaire globuleux, à 4 loges monaspermes; 4 stygmates ; fruit globuleux contenant 3 nucules.

P. P. Les baies du nerprun sont pisiformes, brillantes, marquées d’un point brillant au centre, noirâtres , contenant une pulpe verte’, d’une saveur amère et désagréable , et d’une odeur nauséabonde. ,

P. G. Le suc exprimé des baïes du nerprun paraît contenir un principe colorant particulier, nommé Vert de vessie, très-employé en peinture, de lacide acétique libre, du mucilage, une matière azotée et du sucre. Schwilgué en a extrait une matière extractive oxigénée, qui DOS toutes les propriétés de ces fruits.

U. Purgatif très-énergique dont l'opération s'accompagne souvent de coliques violentes, de sécheresse de la bouche, de soif et des autres symptômes d’une vive irritation de la membrane mu-

queuse gastro-intestinale. Ce médicament ne con-.

vient guère qu’aux personnes robustes et difficiles à purger. On l’a beaucoup vanté dans Île traitement de Phydropisie.

© D.er M. pan. Baies fraîches ou conservées n° vj à xx, Décoction, n° +j à xx par 16 ij d’eau. Srrop. P. RCE

1} dt

Sirop de nerprun. L. (suc exprimé de nerpran Kb ij, gin- a » gembre conlus et je ana 2 {$, sucre blanc 1 üj) 3 f à j. Rob, D jà 38. Suc éxnernd: ifS 0 2

Famille des Polygonées.

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