‹ Manuel de matière médicale. Ou, Description abrégée des médicamensChapitre 11 sur 128 · LXXXVII · texte numérisé non relu

LXXXVII

au contraire jamais administrer en pilules les médicamens , 1° qui n’agissent qu’à hautes doses; 20 qui attirent l'humidité de. l'air; 3° dont la consistance est telle que l’on est obligé d'employer une grande quantité de poudre inerte pour former une masse pilulaire ; et 4° enfin , qui sont si peu solubles que , donnés à l’état solide, ils traversent le canal digestif sans être altérés.

Les Bols ne diffèrent des pilules que par leur volume plus grand et leur moindre consistance,

Les cataplasmes sont les mélanges pultacés, destinés à êire appliqués à.la surface du corps. Ils sont , en général , formés de farines, de poudres, ou de pulpes cuites ou délayées dans de l’eau, du lait ou un liquide quelconque. Ils portent :le nom de sinapismes, lorsque la farine de moutarde en fait la base.

49 Mélanges gras.

On donne le nom de cérats aux mélanges d'huile et de cire fondue , auxquelles on ajoute souvent une certaine quantité d’eau, des éxtraits ou des sels, etc. Leur consistance est toujours molle.

Les linimens sont des préparations dans lesquelles une huile grasse sert d’excipient à un médicament plus actif, et qui sont employées en frictions ou en embrocatiôns sur la peau.

Les pormmades ne sont autre chose que de

( LXXXVÉI )

l'axonge ou toute autre graisse animale, unie à certains principes médicamenteux. Les substances végétales ou animales y sont dissoutes ; les substances minérales n’y sont en général qu’à l’état de mélange; aussi en pharmacie distinguet-on les pommades par solution, qui se font à l’aide de la chaleur, et les pommades par mé— lange , qui se font par irituration.

Les onguens où baumes résultent de la combimaison d’un corps gras , tel que l’axonge, et d’une substance résineuse, Leur consistance est plus grande que celle des pommades ; mais la chaleur du corps suffit pour les liquéfier. Il est quelques pommades auxquelles on donne communément le nom d’onguens. LA,

De même que les onguens, les emplätres ont pour base un corps gras; mais ils sont solides eë tenaces, et adhèrent à la peau, sans se liquéfier. Les uns résultent du mélange de la cire et des résines ; les autres sont dus à une véritable combinaison chimique, qui a lieu entre les acides oléique et margarique qui se développent par la saponification des corps gras, et les oxides métalliques avec lesquels on les met en contact. Dans le Codex, les preiniers sont désignés sous le nom d'onguens solides, et les seconds sous celui d’emplätres proprement dits.

Enfin les. suppositoires sont des médicamens solides, d’une forme conique, destinés à être

Page 1